‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 92 sur 107 · ANCIENNETÉ · texte numérisé non relu

ANCIENNETÉ

Entre toutes les églises particulières, celle de Jérusalem aurait dû jouir d’un prestige sans égal. Elle était la première en date et comme la mère des autres églises. Son glorieux passé ne la préservait cependant pas d’une certaine déchéance. L’ébionisme avait atteint la Palestine, les églises d'Orient n’offraient pas au point de la vie de la doctrine toutes les garanties qu’on était en droit d'exiger et d’autres les surpassaient en importance.

La dignité d’une église se mesurait à son ancienneté et à la personne de ses fondateurs, les deux choses demeurant d’ailleurs en relation étroite : nonne oporteret in antiquissimas recurrere ecclesias, in quibus apostoli conversati sunt (III, 4, 1)? Ces églises, fondées par les apôtres et dont les évêques furent institués aussi par les apôtres, peuvent n'être pas d'accord entre elles ; devant quelle instance porter la difficulté? Irénée répond par un texte qui est sans doute le plus important de toute son œuvre d'écrivain ecclésiastique : Sed quoniam valde longum est

Page 1