‹ Essai sur la Théorie générale de la MonnaieChapitre 34 sur 82 · N° F TZ · texte numérisé non relu

N° F TZ

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Des relations (1) et (2) on déduit cette conclusion immédiate qui étend à la monnaie -— dans le cas où elle n'a par elle-même aucune utilité Ta théorie quantitative :

Toutes choses égales d'ailleurs, les prix en monnaie des différentes marchandises sont proportionnels à la quantité de monnaie.

Lorsque les opérations, sur la prévision desquelles s'est établi l'équilibre de la circulation précédemment défini, sont réalisées, consommateurs et producteurs se trouvent avoir dépensé la somme de monnaie empruntée mais ils en ont récupéré une partie,les premiers en recevant le prix de leurs services,les seconds le prix des produits fabriqués. Il en résulte une distribution nouvelle de la quantité de monnaie mise en circulation et cette situation de fait intervient comme donnée dans l'établissement de l'équilibre circulatoire pour la période suivante.

Il eut sans doute fallu, pour faire une théorie plus exacte, partir d’une situation analogue à celle-là, au lieu de supposer les individus dépourvus de monnaie et l'équilibre s'établissant ab ovo; mais cette particularité n'eut pas changé essentiellement le problème. Un possesseur de monnaie détermine toujours par les considérations que nous avons développées la quantité de cette monnaie qui lui est nécessaire. S'il en possède davantage, il offrira l'excédent sur le marché monétaire. S'il n'en possède pas assez, il se portera demandeur pour le complément. Dans tous les cas, la portion conservée représentant un certain ‘apital dont les services sont directement utilisés au lieu d'être vendus lui coûtera la perte de l'intérêt qu'il eut reçu en le louant à autrui.

48. Pour construire la théorie de la circulation, nous avons du décomposer cette circulation en une série d'états statiques, distincts et successifs. Dans la réalité, les opéra-

tions se poursuivent d’une manière continue sans comporter des divisions aussi nettes. La véritable théorie de la circulation serait une théorie dynamique, dans laquelle interviendrait la considération de la vitesse soit des échanges eux-mêmes et de la production, soit de la circulation monétaire. Cette théorie est encore à faire, mais il est vraisemblable que si l’on arrive jamais à résoudre les difficultés qu’elle comporte ce sera par l'extension donnée à la notion d'équilibre qui paraît devoir en rester le fondement dès maintenant établi.

Nous avons supposé prédéterminés la quantité de monnaie et le taux de l'intérêt qui, s'agissant du capital monétaire, prend le nom de taux d’escompte. Nous verrons au chapitre suivant par quel mécanisme se déterminent la quantité de monnaie et le taux de l’escompte en même temps que les autres inconnues.

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