‹ Essai sur la Théorie générale de la MonnaieChapitre 39 sur 82 · I. — Le Taux de l’Intérêt et l’'Escompte · texte numérisé non relu

I. — Le Taux de l’Intérêt et l’'Escompte

60. Nous avons supposé, dans l'établissement des équations d'équilibre de la circulation, la monnaie existant en quantité fixe et le taux de l’escompte prédéterminé et nous avons vu comment se déterminent, d’après ces données, le prix d'équilibre du service de la monnaie ou loyer du capital monétaire et le prix de la monnaie. Il est temps enfin de revenir sur ce point de départ et de montrer que le taux de l’escompte et la quantité de monnaie existant en fin d'exercice sont en réalité des inconnues que les conditions d'équilibre suffisent à déterminer, elles aussi.

La monnaie est en effet un capital dont la production peut être librement accrue par des opérations nouvelles de

production. Cette production est soumise comme celle de tous les autres capitaux aux deux lois précédemment démontrées : 1° la loi d'égalité du prix de vente et du coût de production ; 2 la loi d'égalité du revenu net pour tous les capitaux neufs produits. Ces deux lois nous permettent de déterminer quelles seront, à l’état d'équilibre, la quantité de monnaie ajoutée par la production au stock existant et le taux de l’escompte.

Les conditions techniques de la production nous fournissent en effet pour la monnaie comme pour toute autre marchandise une relation entre la quantité produite et les quantités des différents services employées à la production :

La condition d'égalité du prix de vente et du prix de revient nous fournit, d'autre part, la condition

QuPa = ÉPt + ppp + Kpx + .....

Écrivons que sous cette condition la quantité q atteint son maximum; nous obtenons les n--1 équations,

NS VRUNES

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