‹ Essai sur la Théorie générale de la MonnaieChapitre 66 sur 82 · ANNÉES | INDEXI ANNÉES | INDEX] ANNÉES | INDEX| ANNÉES |INDEX · texte numérisé non relu

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Deux observations doivent être faites encore sur cette méthode générale, la première c’est que les index ne pouvant être étendus qu’à un nombre restreint de marchandises auront, pour cette raison et selon les bases adoptées une portée plus ou moins limitée ; la seconde, c’est qu'il ne faut pas leur demander une précision excessive, en calculer la valeur avec un luxe de décimales que ne com-

portent pas le caractère souvent approximatif des prix relevés et, comme nous venons dele voir, leur nombre restreint.

49. LE TAUX DE L'ESCOMPTE.— Les grandes banques d'émission sont, comme on l’a maintes fois répété, les régulateurs de la circulation et du crédit. Les mouvements du taux de l’escompte fixé par elles, à intervalles irréguliers, d’après l’état du marché et de leur encaisse sont aussi ceux du mouvement de l’escompte des banques privées parce que ces banques subissent les mêmes nécessités de place et sont dans une certaine mesure tributaires des Banques d'émission. Mais s’il y a parallélisme dans les fluctuations générales de l’escompte officiel et de l’escompte réel, ce serait une erreur grave de considérer le premier comme la mesure précise du second. L’escompte de la Banque de France relativement modique et stable n’est guère qu’un minimum (). C’est un usage courant dans un grand nombre de maisons de banque d’escompter le papier commercial à 1/2, 1 et même 2 0/0 au-dessus du taux de la banque, suivant les signatures. Sous le régime de la limitation du taux de l'intérêt commercial, la pratique s'était introduite de tourner la loi en majorant les bordereaux d’escompte de certains frais accessoires, Commission, encaissement, etc. Il paraît qu’elle n’a pas compléetement disparu et qu’il en résulte pour le petit commerce une aggravation très sensible du taux de l’escompte.

A Londres, au contraire, le taux officiel de la Banque paraît être un maximum (*) au dessous duquel celle-ci a

() Paul Loubet. La Banque de France et l'Escompte. Thèse. Paris. PA89;

(7) R. G. Lévy. Du taux de l'intérêt el de ses rapports avec la production des métaux précieux. Journal des Économistes. Mars et Avril 1899.

5 io rie d’ailleurs le droit — dont elle use — TAUX MOYEN

de l'escompte de descendre en faveur de certains = D... "y s Dean ANNÉES| ,}, à la clients. Les banques privées y sont

Banque : Ê , Baue de ingie-l aussi plus indépendantes, et on les

France terre voit fréquemment escompter avec 29 leurs propres ressources au-dessous Dos du taux officiel. Cette différence é dans la conception du taux fixé par x # les banques d'émission, n’est pas la principale mais est certainement une des raisons pour lesquels l’escompte paraît en général plus élevé à Londres qu’à Paris.

A défaut d’une statistique de l’escompte commercial, il faut se contenter, sous les réserves que nous venons de formuler, des relevés du taux officiel de l’escompte. Pour le calcul des moyennes annuelles, deux méthodes sont simultanément employées, l’une ne considére que la durée d'application de chaque taux différent, l’autre prend en considération la valeur des effets escomptés à chacun de ces taux. Le tableau que nous reproduisons, emprunté au Bulletin de statistique et de législation comparée (n° de janvier 1901), présente les moyennes annuelles (*) du taux officiel de l’escosmpte à la Ban-

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