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() Voy. Paul Loubet. La Banque de France et l'Escomple. Thèse. En annexes le tableau des variations quotidiennes de l’escompte à la Banque de France, à la Banque d'Angleterre et à la Banque d'Allemagne
depuis 1875.
que de France et à la Banque d'Angleterre, depuis 1875, calculées d’après la première méthode.
50. COTE DES CHANGES. — Le cours des changes est fourni à Paris par la cote officielle des Agents de Change qui ne font plus en réalité malgré leur titre les opérations de change et dont la Chambre syndicale enregistre seulement les données fournies par les courtiers de change ou cambistes. Il en résulte d’abord que le bulletin des changes, tout en ayant un caractère authentique, se trouve souvent en désaccord avec les prix auxquels s’effectuent réellement les transacfions. En second lieu, un chiffre officiel et rigoureux ne peut tenir compte des facteurs personnels qui interviennent en matière de change. Le prix d’une traite à échéance plus ou moins éloignée est influencé par la confiance qu’inspire le tiré : le cours varie avec la notoriété des maisons qui ont accepté ou endossé chaque valeur. La cote des changes ne fournit à tous ces points de vue qu’une indication générale qu'il ne faut pas entendre dans un sens absolu.
Cette cote se divise, à Paris, en deux parties : l’une, pour les valeurs qui se négocient à l'échéance fixe de 3 mois; l’autre pour les valeurs qui se négocient à vue. Pour chacune d'elles, une subdivision s'opère en papier long et papier court, suivant le temps qu'ont encore à courir les traites négociées, par rapport à l'échéance fixe à laquelle on les ramène par une bonification ou une déduction d'intérêts. Enfin, dans chaque compartiment, deux cours sont donnés, l’un demandé, l’autre offert, qui limitent la région de l'échelle des prix où se sont localisées les transactions de la journée.
La manière d'exprimer le prix des changes varie suivant les places. Paris donne la valeur en francs de certaines coupures fixes de monnaies étrangères, 1 livre
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sterling, 100 marcks, 100 roubles etc.; d’autres places, St-Pétersbourg par exemple, expriment la valeur en monnaies étrangères de certaine coupure fixe de leur propre monnaie ; d’autres places, enfin, emploient alternativement l’un et l’autre système, New-York donne la valeur en dollars de la livre sterling et la valeur en francs du dollar. Ces habitudes complexes, ces usances du change, rendent très difficile Ia comparaison des cours sur les différentes places et celà d'autant plus qu'il faut tenir compte en pratique de certains autres éléments, spécialement des différences du taux de l’escompte pour déduire de la cote le prix net de toute valeur. A plusieurs reprises on a proposé d’unifier et de simplifier les modes d'expression du change mais les tentatives faites paraissent s’être heurtées surtout à la résistance des commerçants qui tirent des obscurités actuelles un véritable monopole.
On s'explique, en tout cas, qu’il n’existe pas de statistique d'ensemble des changes et que les relevés fournis ne remontent pas au delà de quelques années.C’est une lacune dans la statistique monétaire qui ne manquera sans doute pas d’être comblée quelque jour.