‹ Essai sur la Théorie générale de la MonnaieChapitre 75 sur 82 · TABLEAU VI · texte numérisé non relu

TABLEAU VI

bienniales de la production des métaux précieux tirées du rapport de sir Hector-Hay à la Gold and Silver Conimission (1887), d'autre part les moyennes correspondantes des différents index de prix calculés par MM. Sauerbeck, S. Jevons, Levasseur et Giffen, d’après les méthodes que nous avons précédemment indiquées. De ces quatre séries d'indexz et des courbes sensiblement parallèles qui en traduisent les variations pendant la période considérée, se dégage une double conclusion, c’est que: 1° l'effet d’une augmentation brusque et importante du stock monétaire met quelque retard à se faire sentir sur les prix. L’augmentation dans la production de l’or est en effet considérable dès le second couple d'années. Les prix n’accusent une variation qu’en troisième. 2° Un accroissement brusque et considérable de la production des métaux précieux amène la hausse des prix. Les diverses moyennes calculées par des méthodes différentes et sur des bases tout à fait indépendantes accusent une même hausse importante qui ne s’atténue que lorsque la production des métaux précieux fléchit, elle-même, en 1859-60.

Pour la période 1868-79, nous avons relevé également, par moyennes bienniales, la production de l'or et de l'argent, d’après les chiffres annuels de la Direction des Monnaies des Etats-Unis, mais, à partir de 1873, nous avons cessé de comprendre la production d'argent dans l'accroissement du stock monnayable. Les hôtels des monnaies du continent ayant été fermés au métal blanc, l'or seul pouvait librement accroître désormais leur stock monétaire. L'argent chassé vers le Mexique et les Indes ne pouvait plus exercer sur les prix des marchés européens qu'une influence indirecte et lointaine dépassant les Himites de la courte période de temps considérée. En comparant aux moyennes biennales de l’accroissement du stock monnayable, les moyennes correspondantes des

PÉRIODES

Production DE

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