TABLEAU VII
max index de M. Sauerbeck et de l’Ecornomist, pag sta on ne peut méconnaître : 1° que les prix se sont élevés jusqu’en 1873, à mesure qu'augmentait la production des matières monétaire; 2° que les prix ont subi, dès 1874 et progressivement, la même baisse considérable que cette production. Cependant l’argent repoussé, comme nous l'avons dit, vers les contrées où il était encore admis à la frappe, spécialement vers l'Inde, y produisait bientôt une hausse notable des prix, ainsi qu'il résulte de l'échelle dressée par M.
Prinsep que nous reproduisons ci-contre (*).
65. Si nous considérons maintenant non plus une brusque congestion monétaire mais une sorte de « crise d'anémie », dont les effets ne se développent que lentement, il est impossible de faire abstraction des variations de tous les autres facteurs. Il faut trouver le moyen d'éliminer leur influence. Nous avons essayé de le faire pour la période 1878-1900 sans d’ailleurs nous illusionner sur la valeur purement conjecturale d’une pareille tentative. Les besoins monétaires ont éprouvé de 1878 à 1900 deux causes principales d’accroissement. C’est en premier lieu l'augmentation considérable de l’encaisse des banques d'émission sans que cette augmentation soit compensée par un accroissement correspondant de la circulation fiduciaire. À la Banque d'Angleterre, la circulation moyenne a même diminué de 706 millions de francs en 1875 à 697 millions en 1899, tandis que l’encaisse s'élevait de 453 à 732 millions de francs soit une augmentation
() Bulletin de statistique et de législation comparée. Année 1886. Tome II. P. 163.
d'environ 2/3. A la Banque de France, tandis que la circulation moyenne passait pendant la même période de 2.461 millions à 3.820, millions, l’encaisse s'élevait de 1.541 millions à 3.062 millions. L'augmentation nette de l’encaisse, eu égard à l’accroissement de la circulation, a été d'environ 1/3. Si l’on considère l’ensemble des banques d'émission nous avons vu qu'entre 1883 et 1897 leur encaisse a plus que doublé tandis que la circulation n’augmentait que de 1/4 environ. L'augmentation moyenne de la demande de monnaie résultant de la tendance a augmenter l'encaisse des banques d'émission peut être approximativement estimée pour les vingt-cinq dernières. années à 25/30.
Une autre cause d'augmentation des besoins monétaires, qu'il est encore plus difficile de préciser, provient de l'accroissement de la population et du développement industriel qui se sont produits pendant la même période. A titre d'indication on peut retenir d’une part, qu’en Angleterre, l'ensemble des revenus soumis à l’income-tax s’est accru d'environ 1/6 de 1880 à 1890. En supposant que l’accroissement ait été le même de 1890 à 1900 on peut conclure, sous toutes réserves, que l'accroissement de la richesse générale et des besoins monétaires à augmenté dans les vingt dernières années d'environ 1/3. En France si l’on considère le produit de la contribution des patentes (*) susceptible de donner quelque idée du développement de la matière imposable et par conséquent du progrès industriel, on constate entre 1875 et 1900, toutes corrections, faites, relativement à la réforme de 1880, un accroissement d'environ 1/5. En prenant la moyenne de ces différents chiffres on arrive à conclure que dans les deux pays considérés le développement de la richesse publique
() Bulletin de statistique et de législation comparée. — Relevés annuels.
et partant des besoins circulatoires a du être environ de 12 à 13/30 pendant les vingt-cinq dernières années. En prenant garde que dans certains pays plus neufs le développement économique a du être plus rapide, on peut sans invraisemblance porter le taux général d’accroissement à 15/30.
On serait peut-être tenté d’objecter que le développement des moyens accessoires de paiement a dû compenser l'accroissement considérable des besoins de la circulation, mais il ne paraît pas en avoir été ainsi. Nous avons vu que la circulation à découvert des banques d'émission a plutôt diminué. Les sommes annuellement compensées au Clearing House de Londres n’ont augmenté que d’un tiers environ, juste assez pour ne pas fournir une nouvelle cause d'insuffisance du stock monétaire. À la chambre de compensation de Paris, l’augmention a été plus considérable, mais elle a porté sur des sommes trop faibles en valeur absolue pour produire un effet bien sensible.
Tandis que la demande de monnaie s'élevait pendant la période 1878-1900 de 15/30 environ, une partie croîssante du stock d’or produit était détournée vers les usages industriels, une autre purement et simplement détruite par le frai. Les appréciations, d’ailleurs conjecturales de la Direction des Monnaies des Etats, font ressortir une auginentation de 10 °/, dans l'emploi industriel de l’or entre 1890 et 1900. En étendant aux dix années précédentes ce taux d'accroissement on peut estimer à 1/5 environ l’augmentation dans la production de l’or nécessaire pour satisfaire, entre 1878 et 1900, aux nouveaux besoins. En ce qui concerne le frai on a des renseignements plus précis, mais qui ne sont pas sensiblement comparables. En se basant sur les évaluations faites en France en 1888 et en prenant la moyenne des pertes inégales subies par les grosses et les petites pièces, on peut évaluer l’usure du stock d’or en vingt cinq-ans à 1/30 environ. Au total et en prenant une moyenne approximative de ces divers taux d’accroissement
à PROGRESSION ; PROGRESSION DÉFICITS INDEX-NUMBERS Neue LL ORÉELLE ACOUNEULES etes 1878. 617 617 0 87 1879... 637 563 4 83 1880... 658 SO NN IST 88 1881 679 533 327 85 LSS20 701 528 0500 84 1883... 724 494 0750 82 1884... 748 527 Hi 76 | 1885... 772 562 101 0) 1886... 797 550 —].408 69 1507 823 548 — 1.681 68 ; 1er 850 571 — 1.960 70 | 1889... 878 640 9198 72 | 1890... 907 615 21400 12 1891... 937 677 0050 72 1892... 968 | 760 — 9.958 68 1893" 1:00 816 205149 68 1894... 1.033 939 7 5:230 63 1895...| 1.067 1.030 97 62 180681 071:102 1.053 101620 61 SJ AIN A L:158 1.298 15050 62 189" 01.175 1.489 01 64 (800 1.214 1.563 257 68 i 1900... 1.254 1.282 — 9,547 75 | Interprétation graphique ITR SE ONE 19 59 100 [ r | | | | med ] ve EEdaverneck +