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trouble, brun-rouge ; plus foncée trente heures après ; redevenue claire au bout de quarante-huit heures.
Les ExpPérrences XIII et XIX sont faitesavec des Helvelles fraîches données à des doses presques mortelles ; l'hémoglobinurie est peu importante, l'état général reste bon ; mais aussi les Helvelles avaient été exposées pendant trois jours au soleil et ne pesaient plus que 80 grammes au lieu de 100 ; elles avaient donc perdu 20 grammes d’eau et la plus grande partie de leur poison.
Expériences XV et XIV faites avec des Helvelles exposées pendant dix jours dans une chambre humide. Les Helvelles déjà en putréfaction n’agissent que d’une façon peu intense.
ExpérIENcE XVII. — On fait cuire pendant une demi-heure 90 grammes d'Helvelles dans 300 grammes d’eau ; on ajoute à celle-c1 une quantité de sel suffisante pour donner une saveur salée. Le chien à qui on la donne reste bien portant. Le poison a peut-être formé avecle sel une combinaison inactive, n’ayant plus la propriété de dissoudre les globules du sang.
Tels sont les résultats des expériences entreprises par Bostrôm et que je n’ai pas cru devoir rapporter dans leur détail. Les symptômes observés sont étudiés soigneusement par l'auteur, mais 1l ne peut se prononcer sur la véritable nature du poison ; il met seulement hors de cause l’amanitine et les divers corps qu'on a déjà cru extraire des champignons.
Avec Fleischer, il retire par précipitation par l’alcool de l’infusion d'Helvelle des cristaux ; ceux-ci dis-
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sous dans l’eau sont injectés à une grenouille qui meurt le lendemain.
Il n’est pas probable que ce corps soit un alcaloïde,
Voici maintenant les conclusions auxquelles arrive Bostrom :
- L’'Helvelle contient en toutes circonstances un poison extrêmement violent et serait à rayer de la liste des champignons comestibles si elle ne cessait d’être nuisible par l’ébullition avec rejet de l’eau de cuisson, ou l'emploi de l’eau salée.
Parfaitement desséchée, elle est inoffensive ; elle le devient peu à peu par la dessiccation.
L'espèce décrite par Krombholz sous le nom d’J. suspecla n'existe pas.
Le poison de l'Helvelle est très soluble dans l’eau chaude, un peu dans l’eau tiède, presque pas dans l’eau froide ; il est très instable et se décompose très facilement.
C'est un poison du sang, enlevant rapidement l'hémoglobine des globules rouges et produisant de l'hémoglobinurie et un ictère de nature hématogène.
Tels sont, brièvement résumés, les résultats des patientes recherches de Bostrôm ; on voit qu'iln'a pas déterminé la nature du principe toxique de l’Helvelle ; | aussi un certain nombre d'auteurs se demandent-ils encore après lui si ce poison ne provient pas des vers ou des larves contenues dans le champignon, de leurs excréments, ou bien d’une altération ou d’une fermentation de la plante même. Ne rentrerait-il pas, se demande Bertillon, dans la catégorie de ces ptomaïnes
dont on trouve des quantités notables, par l'analyse chimique, dans les autres champignons comestibles ‘eomme l’Agarie de couche, par exemple? Maurer prétend qu’il n'existe pas dans l’Helvelle fraîche et naturelle. Enfin Bôam et Kuzz ont retiré de l'extrait alcoolique du champignon un composé présentant les mêmes propriétés toxiques que ce dernier, et qu'ils ont appelé acide helvellique.
La question est ainsi à peu près réglée, bien que des auteurs présent qu'il y a encore autre chose à côté de l'acide helvellique ‘. Il semble aussi que certaines morilles soient un peu dans le même cas que les helvelles ; la Morchella conica, par exemple, a produit plusieurs fois les symptômes d’empoisonnement qu'Haller explique par la présence de vers cachés et pourris dans le champignon.
4 Lewin, Toxicologie, 1897.
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