‹ Essai sur la tuberculose du segment antérieur de l'Œil et sur son traitementChapitre 12 sur 25 · TU · texte numérisé non relu

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encourageants, mais, il faut bien le dire, toujours éphémères.

Dans les formes chroniques, nous avons fait plusieurs essais infructueux. C'est pourquoi nous avons toujours eu recours au traitement de notre maitre, purement médical, et qui n’offre aucun danger.

Nous allons le décrire.

Ce traitement, dans ses grandes lignes, consiste à faire prendre journellement une préparation d'iode organique qui doit être parfaitement tolérée, car son usage doit être continué presque indéfiniment. M. Abadie associe en même temps des frictions quotidiennes, longtemps prolongées, d'huile de foie de moruegaïacolée, Et il donne à l’intérieur de la viande crue ou du suc musculaire.

Dans la tuberculose de l’œil, où l’on peut suivre, pour ainsi dire pas à pas, les progrès de la rétrogradation des lésions, les résultats sont tout à fait démonstratifs, et les succès obtenus éclatants.

Il y a quelques années à peine, la thérapeutique concernant celte redoutable affection était bien décevante, L’énucléation de l’œil était la règle, et cette mesure radicale est encore la seule conseillée dans la plupart des ouvrages classiques d’ophtalmologie, même les plus récents.

Pour justifier une intervention aussi grave, on invoquait d’une part l’insuccès de toutes les médications essayées jusqu'alors, et aussi la crainte d'une infection générale jde l’économie, dont le foyer

tuberculeux de l'œil atteint pouvait devenir le point de départ.

Après de nombreuses recherches et des observations prolongées, M. Abadie est arrivé, en 1904, il y a donc déjà près de dix ans, à trouver un traitement purement médical qui donne des résultats de plus en plus remarquables et qui a changé du tout au tout le pronostic jadis si sombre de cette grave aflection. |

Le point nouveau le plus important, le point capital du traitement que M. Abadie préconise, c’est de se bien pénétrer à l'avance qu'il n’agit que très à la longue et que, souvent, plusieurs mois s'écoulent sans qu’on puisse constater la moindre modification favorable. Dans ces conditions, le grand écueil qu'il faut savoir éviter à tout prix, c'est le découragement. Si, fatigué de ne rien obtenir, on lâche pied, tout est perdu. On recommence à tâtonner, à essayer d’autres médications, on se lance de nouveau dans l'inconnu, et on abandonne le plus souvent, au moment même où il commençait à agir, le traitément vraiment spécifique, le traitement sauveur qui allait conduire à la guérison.

Ces succès ontamené M. Abadie à penser qu'évidemment dans les autres manifestations morbides relevant du bacille de Koch, ce traitement devait agir aussi de façon favorableet, effectivement, il en est ainsi.

Nous l’avons employé dans nombre de cas de dacryocystite de nature tuberculeuse, affection assez

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