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commune, qu’on traite chirurgicalement par l’extirs pation du sac, sans instiluer de traitement général (Abadie).
Nous avons souvent obtenu ainsi des guérisons définitives chez des malades qui n’avaient gagné à l'opération qu'une cicatrice chéloïdienne fort disgracieuse dans la région du sac, sans voir tarir leur suppuration.
Enfin, M. Abadie essaye de même ce traitement dans le lupus. Même suc°ès.
Le traitement médical que notre maître préconise guérit réellement le lupus, c’est-à-dire fait rétrocéder le processus morbide et restitue aux tissus leur intégrilé normale (Abadie).
Nous le répétons et ne saurons assez le répéter, avec notre maître,le veai, le seul inconvénient de ce traitement, c’est sa lenteur d'action. Mais il ne faut pas perdre de vue non plus qu’on l’applique le plus souvent à des lésions déjà anciennes, à évolution lente, qui durent parfois toute la vie.
Ce n’est quelquefois qu’au bout de six mois, huit mois, un an, qu'une amélioration appréciable commence à se faire sentir, mais dès ce moment, malade et médecin vont être récompensés de leurs persévé. rants eflorts.
Dès qu’elle a commencé à se faire sentir, l’action de la médication devient rapidement plus efficace, l'espérance et la confiance renaissent et le malade ne l’abandonnera plus.
La condition sine qua non du succès de celle
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médication est donc la persévérance. Celle persévérance n'est pas très diflicile à obtenir, parce que ce traitement n’est ni pénible, ni faligant ; maisil faut savoir soutenir le malade en restant toujours très affirmatif et lui prometttre catégoriquement et absolument la guérison.
En général, les peptones iodées sont admirablement supportées et n'apportent aucun trouble aux fonctions digestives. Il en est de même des frictions à l'huile de foie de morue gaïacolée, qui n ont contre elles que l'odeur qui peut incommoder les personnes un peu délicates, mais l'on parviendra peut-être à la masquer en la désodorisant ou en laromatisant. Quant à la viande crue, à la dose journalière de 60 à 100 grammes, ou aux sucs musculaires, Ccarnine, musculosine, qui peuvent la remplacer, on s'ingéniera à les faire avaler sans trop de répugnance aux malades. On peut du reste en suspendre Pasage de temps à autre, si le dégoût qu'ils provoquent devient par trop accusé.
Ce n'est pas au hasard et sans idées directrices que M. Abadie est arrivé à formuler ce traitement.
Nous savons d'abord que l'iode est, de tous les agents connus, celui qui semble avoir le plus de prise sur le bacille de Koch, celui qui atlténue au plus haut degré sa virulence. Il parait se comporter vis-à-vis du bacille tuberculeux comme le mercure vis-à-vis du spirochète de la syphilis.
Mais. sous quelle forme liode, introduit dans l'organisme, produira-t-il son maximum d'effet anti-
bacillaire et sera-t-il le mieux supporté par l’organisme ?
Après divers tâtonnements, M. Abadie a reconnu que le sirop iodotannique composé d'iode et de tanin, qui nous rend de si grands services dans les manifestations purement scrofuleuses de la première enfance, qui se montre si souverain dans les kérato-conjonctivites pustuleuses, n’a plus la même efficacité quand il s’agit d’une affection franchement bacillaire. L
De même les solutions iodo-iodurées, si utiles dans les kératites parenchymateuses relevant surtout de la syphilis héréditaire, ne réussissent plus quand il s’agit de tuberculose.
Quant à l'iodure de potassium, c'est un médicament ayant ses indications spéciales, mais qui n’est ni toléré, ni efficace, quand il s’agit de combattre l'infection bacillaire. |
Les préparations iodées les mieux supportées, les plus efficaces pour combattre les tuberculoses sont les combinaisons, ou plulôt les mélanges, caril y a plutôt mélange que combinaison, de l’iode avec les peplones, ces mélanges renfermant une certaine quantité d'iode à l’état d’iode organique, et c’est sous cette forme que aon seulement il est bien toléré, mais qu’il paraît avoir une action réellement spécifique.
Pour bien se rendre compte de l'action spéciale sur l’économie de ces procédés iodiques, el montrer qu'il u’est pas indifférent de prendre tel ou tel à la
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place de tel ou tel autre, nous rappellerons l’action bien connue aujourd’hui de l’iodothyrine. Ce composé d’iode organique, spécial lui aussi, et élaboré dans la thyroïde jouit de propriétés spécifiques dans le traitement du myxædème. Là, il rénssit toujours, et lui seul réussit, et quand la sécrétion thyroïdienne est définitivement supprimée pour une raison quelconaue, il peut y suppléer, mais son usage doit être continué indéfiniment.
Ces peptones iodées varient dans leur constitution, comme les peptones elles-mêmes qui servent à leur préparation.
M. Abadie se sert de celle qu’on trouve dans le commerce sous le nom d'iodogénol; elle est d’une administration facile, car elle se donne en gouttes au moment du repas, 20 gouttes à chaque repas, soit 40 gouttes par jour pour un adulte, et son usage, continué pendant des années entières, ne présente généralement aucun inconvénient.
De tous les médicaments recommandés contre la tuberculose, l'huile de foie de morue est peut-être le seul qui ait résisté à l'épreuve du temps. Mais il a un inconvénient grave, c'est la répugnance insurmontable qu'il présente parfois, quand on l’admiuistre par les voies digestives, et l'intolérance qu'il provoque quand son usage est par trop prolongé. C'est ce quia conduit M. Abadie à l'employer en frictions quotidiennes qui peuvent être continuées indéfiniment aussi, sans inconvénient pour l’organisme. Îci encore, nous ferons observer que dans
l'huile de foie de morue l'iode est sous forme de combinaison organique tout à fait spéciale, et qu'elle ment aussi une action spécifique.
Pour un adulte, M. Abadie fait faire des frictions journalières, tantôt sur la poitrine, tantôt sur le dos ou l’abdomen avec deux cuillerées à soupe du linia probablement suivant :
Huile de foie de morue........... 200 grammes ER PT PNR NE PEUR 19 — Essence de citronelle............ 4 —
Quant à la viande crue et au suc musculaire, nous savons, depuis les travaux de Richet et Héricourt, qu'ils ont une action nettement agissante contre le bacille de Koch. Si on rend des chiens tuberculeux, onles gucrit en les nourrissant avec de la viande crue.
M. Abadie a fait remarquer, en outre, ce qui semble avoir passé jusqu'ici inaperçu, que le bacille de Koch attaque tous les tissus de l’organisme, saut le tissu musculaire. {1 était donc légitime de supposer que viande crue ou suc musculaire, carnine, musculosine, ont une aclion efficace contre l'infection tuberculeuse.
La viande crue de cheval est prescrite à la dose de 60 à 100 grammes. Chez les personnes fortunées, la carnine ou musculosine, une à deux cuillerées à soupe par jour.
Et tous nos malades nous ont apporté la preuve vivante, palpable, de la grande efficacité de ce traile-
ment.
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Reste la question chirurgicale de la tuberculose oculaire.
Nous avons déjà discuté la question de l’énucléation, — que nous n’avons pas cru devoir pratiquer, malgré la gravité des cas que nous ayons eu à soigner.
Nous croyons que par le traitement antituberculeux de notre maître, on peut presque enrayer la marche envahissante de la tuberculose oculaire.
Un deuxième procédé chirurgical qui joue un si grand rôle daus la pathogénie oculaire, l’iridectomie a ses indications.
Notre maître l’a pratiquée deux fois, sur les dixhuit malades que nous avons traités.
Ces résullats ontété peu satisfaisants — car secondairement nous avons toujours assisté à une occlusion pupillaire, par suile des exsudats fibrineux qui apparaissaient peu après l’opération et recouvraient le champ pupillaire.
Mais peut-être ces résultats peu favorables sontils dus à ce que la poussée de bacillose de l'iris n'élail pas encore complètement éteinte !
Nous résumons ainsi l'opinion de notre maitre.
L'iridectomie, dans la tuberculose, ne doit être faite, que si la tuberculose est guérie en quelque
sorte, si les lésions sont absolument froides.