ET
Antécédents hérédilaires. — Père tousseur, mère bien portante. Malade a eu sept enfants, dont un mort à quatre ans de dysenterie. Les autres seraient chétifs et souvent malades.
Ganglions dans l'enfance.
A l'examen des poumons, rien.
D'autre part elle avait maigri de 4 à 5 kilos, avait des sueurs noclurnes.
Une intradermo est faite qui donne peu ‘de réaction positive.
Le diagnostic de l'irido-cyclite tuberculeuse fut immédiatement porté. Et la question de l'énucléation se posa.
HN n’y avait aucun phénomène sympathique, pas de douleurs de l'œil droit, etla malade ne voulait pas entendre parler d’énucléation.
M. Abadie fitinstituer le traitement par les injections de tuberculine.
Ce traitement fut fait rigoureusement pendant deux mois.
1 juillet. — les douleurs avaient presque complétement disparu. L'injection périkératique était moins forte.
Au point de vue de l'aspect de l'œil, peu de changement.
A celle date, comme les piqüres étaient douloureuses, et incommodaient beaucoup la malade, M. Abadie fut instituer le traitement par iodogénol, viande crue, frictions.
3 octobre 1913.— La malade revient à la clinique.
Les douleurs ont compétement disparu. Iln°y a plus d’injection périkératique. L'œil a repris sa tension normale In ya plus du tout de réaction inflammatoire, « l'œil est
froid ».
Les gros amas jaunâtres sont devenus presque blancs.
Toutes les petites plaques hémorragiques ont disparu. La sclérité bacillaire a disparu.
La malade à engraissé de 2 kilos.
7 novembre 1913. — L'état d'amélioration continue. Les gros amas paraissent fondre un peu. La pupille apparait. Mais iln'ya pas de péricystite lumineuse,
Une deuxième intradermose est faite qui cette fois est très, positive.
16 janvier 1914. — État stationnaire. Sclérite bacillaire a disparu entièrement.
Du tissu fibreux s'est formé. L'œil revêt un aspect blane porcelaine.
Depuis cette date, la malade est restée dans cet état, elle a toussé encore un peu cet hiver. Mais elle n'a plus du tout
souffert de son æil et elle estsatisfaite de son état,
OBSERVATION X
D... Georges, 26, rue du Rendez-Vous, six ans.
Le petit malade vient consulter à la clinique le 18 avril
Au mois de décembre r9r0o, l'enfant était à la campagne dans l'Orne. Brusquement il s’est plaint de son œil gauche.
Les parents remarquèrent que son œilétait devenu rouge, qu’ilavait de la photoglobie.On lui fit quelques lavages à l’eau boriquée. Mais, comme son œil était toujours aussi rouge, les parents se décident à aller consulter à Paris. Ils vont à la clinique Rotschild. On le soigna à la pommade jaune et à l’atropine. Il y eut, semble-t-il, quelque amélioration.
Alors il rentra à la campagne.
L'enfant se plaignait toujours de voir moins, et de souffrir beaucoup. C'est dans ces conditions qu'il vient consulter à la clinique.
Examen. — Nous constatons une irido-choroïdite eomplète avec synéchis postérieures. La pupille est oomplètement déformée. Les synéchies sont très caractéristiques. Elles sont nettement séparées par des parties d'iris sain. D'autre part, elles ont cette forme en fuseau très caractéristique que M. Abadie à décrites.
Les phénomènes d'irido-cyclite sont très accusés.
L'enfant souffre beaucoup.Son æil est mou Il n'y a presque pasde perceptionlumineuse,un peu quantitative. La question de l'ablation est de nouveau posée.
L'œil droitest absolument sain.
Une réaction de Wassermann est faite, alors et négative, une intra-dermo donne un résultat nettement positif, avec encore un peu d'accentuation de phénomènes locaux.
L'enfant est soumis, depuis le mois de mai 1912 jusqu’au mois d'août, aux injections de tuberculine,
L'œil a repris sa tension normale, L'enfant ne souffre plus. Il n’y a plus d'injection périkératique. Les nodules caséeux sont devenons fibreux, IL y a encore quelques foyers hémorragiques au niveau de l'iris,
Le malade est soumis au traitement par le iodogénol, viande crue, frictions,
Décembre 1912, — Les hémorragies ont disparu. Les lésions sont devenues froides, Les nodules qui restent ont pris cet aspect cicatriaiel, très caractéristique. :
Mais l'ivido-choroïdite restant complète, l'œil étant froid, le champ'pupillaire étant en quel sorte nettoyé, M, Abadie
est d'avis de faireïune‘iridectomie,
Elle est faite le 13 décembre 1912. L'enfant retourne à la campagne quelques jours après, et on lui prescrit le même traitement général.
30 janvier 1914. — Il ne revient à la clinique qu'à cette date, |
Au niveau de l'iridectomie, on voit de nombreux exsudats iriens qui obstruent le champ pupillaire. Le fond de l'œil est inéclairable ou à peine. L'œil a une tension normale,
L'enfant n'a jamais plus souffert de son œil.
Toute inflammation a disparu. Les dépôts jaunâtres, de la descémétite ont disparu.
Il y a une bonne perception lumineuse quantilative et qualitative.
Mai 1914. — Lenfant a donné de ses nouvelles, l’état est stationnaire,
Antécédents.— Broncho-pneumonie à onze mois, Rougeole à deux ans.
L'enfant a eu pendant toute son| enfance des glandes, qu'il a gardées,et qui ontdisparu avec le traitement général, Père et mère bien portants.
Rien aux poumons.
OBSERVATION VII
E... Albert, onze ans et demi, 91, rue Barrault,
Le petit malade vient consulter à la clinique, parce que son œil est devenu subitement rouge, et que la vue a baissé de l’œil gauche.
Le début de la maladie remonterait au mois de janvier,
Cela aurait débuté par de la rougeur, de la photophobie, de la gêne pour travailler, lire.
Examen. — On contate :
10 Injection périkératique ;
20 Descemétite. Ce sont quelques dépôts blanchâtres au
niveau du bord inférieur de la cornée. Quelques-uns sont
: . I mème de simples points. V — —.
EN
3 L'iris a changé de eouleur. Sa teinte est verdâtre, et au niveau de sa partie inférieure, on remarque quelques fines vascularisations.
Symptômes fonctionnels. — L'enfant se plaint de troubles permanents de la vue, et de maux de tête. Le globe oculaire est un peu douloureux à la pression.
État général. — Des ganglions très nets au cou, surtout dans la région sous-maxillaire, deux à droite, un à gauche. Ces ganglions existent depuis la naissance.
Le malade tousse tous les hivers. A l'auscultation des poumons, rien.
Pas d’autres manifestations de bacillose. Pas d'antéeédents héréditaires. Wassermaun fait, négatif.
Intra-dermo très fortement positive. Réaction générale intense. Le soir, le petit malade a uve fièvre intense avec vomissements.
Le diagnostic de bacillose est porté.
Le traitement à la tuberculine est institué.
it avril, — L'œil est un peu moins injecté, la cornée est
plus claire, Des 12 points de descémétite que l'on avait comp-
tés, il en reste n. V — 3
21 avril. — Le soir de l'injection de tuberculine, nouvelle
réaction très viclente, Ces phénomènes locaux sontexagérés. 19 mai. — V — -.La Descémétite est disparue entièrement. 7 s
On continue le traitement par les piqûres de tuberculine
jusqu'au 30 juin 1913, où V — >
Le malade part à la campagne. On lui donne de l’iodogénol.