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mènes d'iridocyelite et qui ont fini par disparaitre après un an et demi de traitement.
Dans l’observation VII, la sclérite tuberculeuse est encore en pleine évolution, Ce petit garçon de onze ans et demi présente encore un nodule de la grosseur d'un petit pois qui fait saillie au niveau de la partie supérieure de la sclérotique.
Ce n’est donc que d’une façon graduelle et insensible que ces nodules de la sclérotique disparaissent.
L'évolution de la sclérite bacillaire est donc très lente, et la guérison s'obtient difficilement.
Mais la sclérite tuberculeuse peut-elle être la manifestation aiguë de la bacillose oculaire ?
Nous ne l’avons jamais observée.
Dans les trois cas que nous avons étudiés, la selérite était apparue en même temps que les phénomènes d’iridocyclite.
Il n’est pasillogique d'admettre que ce soïient de volumineux foyers tuberculeux du corps ciliaire qui se continuent en dehors jusque vers la sclérotique. D'autant plus que nos trois malades qui étaient atteints de sclérite tuberculeuse, étaient trailés pour un tuberculome de l'iris, forme grave entre toutes, et très envahissante.
La deuxième modalité de la tuberculose du segment antérieur que nous avons rencontrée est la kératite parenchymateuse.
Nous ne présentons pas d'observation de kératite parenchymateuse. Mais nous avons eu l'occasion d'en observer plusieurs cas, notamment un très caractéristique publié par M. Abadie, au Congrès d'Ophtalmologie, 1913.
C’est le cas d’une petite fille.S. M..., âgée de treize ans, qui fut soignée pendant des années pour une kératite parenchymateuse syphilitique, et qui malgré le traitement intensif était devenue aveugle. M. Abadie fit le diagnostic de kératite tuberculeuse.
Pendant plus d’un an, il lui administra avec ténacité son traitement.
Au début, il obtint très peu d'amélioration. Mais il ne se découragea pas. Et c’est après un traitement rigoureux suivi pendant un an et demi, que les lésions finirent par rétrocéder. Peu à peu la petite malade recouvra la vue.
M. Abadie la présenta au Congrès, presque complètement guérie.
Déjà Panas en 1892 déclarait qu’il était trop exclusif de ne voir que la syphilis dans l'étiologie de la kératite parenchymateuse. Pour lui, d’autres
diathèses, la scrofule, l’arthritisme, pouvaient provo-