‹ Essai sur la typographieChapitre 26 sur 44 · AS · texte numérisé non relu

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aima Parisiorum Academia , per Henricum Stcphamim et formularia literarum arte opificem (I), illius maxima cura et diligentia, nec non ejusdem et Jodoci Badii , in hoc opère sociorum , non parvis expensis. »

Quoique Henri Estienne mourût jeune, en 1520, ayant exercé dix-huit ans l'état d'imprimeur, il laissa cent vingt et un ouvrages, la plupartin-f° et tous d'une exécution soignée. Les symboles qu'il imprimait en tête varient; quelques fois ce sont les armes de l'Université surmontées d'une main fermée sortant d'un nuage et tenant un livre avec ces mots: Plia olei quam vini (2). D'autres fois ces armes sont accompagnées de l'écu de France. Dans les œuvres de saint Denys l'Aréopagite, 1515, au-dessous du titre entouré d'emblèmes est un écu vide. Son premier ouvrage imprimé en société avecWolfgang est indiqué comme sortant de leur officine, près de l'Ecole de Droit, à l'enseigne des Lapins, où il est mis en vente. Dès 1503 il adopta cette devise, qui semble une allusion qui lui soit personnelle : Fortuna opes au/erre, non animum potest.

La veuve de Henri Estienne se remaria à Simon de Colines, habile imprimeur et graveur en lettres, qui paraît avoir été associé de Henri Estienne, ou du moins intéressé dans son établissement, et l'avait enrichi de ses types, notamment de ses beaux italiques.

1507. Gilles Gourmont imprima pour la première fois à Paris en grec et en hébreu. En tête de son premier livre grec, BiêXoç r, yvoj- (j.ayjpi7.7Î, 1507, est une préface de François Tissard d'Amboise (3), où ce savant professeur, voulant exciter l'amour-propre de l'Université de France, qui n'avait pas encore de cours de grec, dit aux écoliers : « Les Italiens nous appellent des barbares, et se révoltent de ce que nous voulons imposer noire loi à l'Italie et subjuguer une nation si savante et si versée dans les belles-lettres. »

En 1508 sortit de ses presses le premier livre hébreu imprimé en France, Francisco lissardi Grammalica Hebraica etGrœca, in-i°.

Gourmont imprima aussi le dictionnaire grec latin d'Aléander. Ce savant, qui fut bibliothécaire du pape et devint cardinal , avait été membre de l'académie fondée par Aide. En 1508 le roi de France, Louis XII, avait apperé en France Aléander pour enseigner soir et matin à l'Université de Paris les lettres grecques et latines. Sa science et son éloquence lui attiraient une foule d'auditeurs (4).

(0 Quelquefois 11 ajoute les qualifications de sedulum , ou peritum ou ittdustrium.

(2) Je crois que cette sage devise de Henri Estienne fait allusion à celle où Martin d'Alost se montre si dévoué au culte de Barchus.

(;) Il acheva ses études en Italie . où il avait acquis la connaissance ries langues grecque et hébraïque. t \ oicl ce que dit Josse Bade , dans son épltre de-

7 If)

Dans la préface de ce dictionnaire, qui parut en 1512, Aléanrler se plaint amèrement <)e la pénurie des caractères grecs à Paris, ce qui interrompait sans cesse le travail, et souvent pendant plusieurs jours. Il nous apprend (pie les accents fondus d'abord séparément des lettres fuient gravés ensuite sur un seul poinçon avec la lettre à laquelle ils appartiennent.

En 1516 il imprima Theocriti Idyllia grxca, in-4°.

Il était urgent que l'imprimerie de Paris exécutât aussi des éditions grecques, dont le prix, modéré en Italie, devenait exorbitant lorsque par les voies commerciales elles parvenaient en France (t).

Plusieurs ouvrages imprimés par Gourmont portent à la fin : « Operoso buic opusculo extremam imposuit manum ./Egimus Gourmont, iutegerrimus ac lidelissimns primus duce Francisco Tissereo Ambacaeo graecarum litterarum Parisiis impressor. » Quelquefois il mettait ce distique :

Tost ou tard , près ou loin , A du fort le folble besoin.

Le prince de Valois (depuis François Ier) et Parclievêque de Toulouse (ensuite cardinal de Longueville) encouragèrent ces essais.

1510. Vidouve( Pierre), libraire juré, et imprimeur en 1528, était instruit et habile dans son art. Il prenait le titre de artium magister, dans le livre en langue hébraïque sorti de ses presses : Linguarum duodecim caracteribus dif/erentium Alphabetum , auctore Guill. Postell., in-4°, 1538. Mais le caractère hébreu est bien inférieur à celui qu'employa Robert Estienne quelques années plus lard.

Vidouve avait pour marque la Fortune avec ces mots : « Par sii foriuna labori » ; et audessus de la (igure : « Audentes juvo ».

(512. Galliot I Dupré est reçu libraire juré. Parmi le grand nombre d'ouvrages imprimés par lui, l'un des plus curieux est le Grand Couslumier de France, in-f°; Paris, 1514. Galliot a composé quelques écrits et un grand nombre de préfaces, avis et épîtres dédicaloires en tête des livres qu'il imprima. Son emblème était une galiole, au haut de laquelle on lit : « Vogve la gallée. »

1512. Tory (Geoffroy), imprimeur et libraire juré, poêle critique, traducteur et éditeur, a composé le Champ Fleury, contenant l'art et science de la proportion des lettres

riicatoirc en tête de la traduction de Plutarque qu'il publia en iui4 : «Tumagni nominis et magna; dlgnationis, et cujus libet prufesslonis viros Innumero nur inero ad subsellia tua , Orpheia quadam et Amphionica. felicitate et gloria , devocasti ; tolamque fere , quamvis populosissimani , parisinara academiam ex tuo narrantis ore suspensam dctinuistl. »

(1/ Hactenus magna fuerit penuria, et grande pretlutn grœcorum Ilbrorum, quos e Vcnetia studios! ooe-

inerc volcbant ( Maittairc , .-limai, 'l'ypogr., t. il,

p.oa. )

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attiques ouanliquet appelée i rotnatnet. n traduisit du gréera français un grand nwubuj

d'ouvrages, et il est l'auteur <l'im IfVfl

l'architecture. H avait été régenl -• > • collège de Bourgogne. PrançoisI*1 lui accorda ■■ privilège pour l'impression des Ile uns, en eo» sîdération des ornementa el vignettes qu'il employait. Dans son épilaplw latine on dit qu'il est le premier qui ail écrit sur son art. C'est lui qui instruisit Garamond.

Il prétend que toutes les lettres de l'alphabet dérivent du nom de la déesse 10 , et Mnt formées de l'I et de 1*0 , c'est-à-dire de la ligne droite et de la ligne courbe.

1513. Claude Chevalon succéda à Rembolt, à la grande satisfaction de la Sorbonne et des jurisconsultes, dont il imprima un grand nombre d'ouvrages (1).

Dans sa belle édition de Sexti Decretatum, 1520, qui est chargée de caractères gros et petits, rouges et noirs, Chevalon apporta un tel soin qu'il dit qu'il ne craindrait pas d'avoir sou ennemi pour juge, vel inimicojudice. On y lit ce distique sur la beauté des deux encres qu'il emploie :

Certante minio purpura; rubedine, Superantc corvos nigriores sepla.

A l'exemple de Froben.qui imprimait à Bâle les œuvres des saints Pères, Chevalon publia les œuvres de saint Ambroisc , de saint Jérôme , 5 vol. in-f°, de saint Jean Chrysos- Icmc, 5 vol. in(°, de saint Augustin, 8 vol. in-f°, el de saint Grégoire; ce dernier est le seul où il ait fait usage du caractère gothique.

En succédant à Rembolt, Chevalon avait épousé sa veuve, Charlotte Guillard.

1513. Louis XII, dans son privilège donné à Blois le 9 avril 1513, accorda en quelque sorte des lettres de noblesse à l'imprimerie de Paris en l'exemptant d'un impôt considérable et de tout droit de péage sur les livres; vu que « les imprimeurs - libraires, vrais suppôts et officiers de l'Université, doivent être entretenus en leurs privilèges, libertés, franchises , exemptions et immunités , attendu la considération du grand bien qui en est advenu en nostre royaume au moyen de l'art et science d'impression, l'invention de laquelle semble être plus divine qu'humaine, laquelle, grâce à Dieu, a été inventée et trouvée de nostre temps par le moyen et industrie desdits libraires, par laquelle nostre saincte foi catholique a esté grandement augmentée el

(i) Un des professeurs de la Faculté de Droit, Jacque Fontaine, s'exprime ainsi dans l'avis au lecteur i « Mortuus est Bertholdus magno cura luctu Schola Parisiensis, et ingenti Jactura rci lilterarlx ; sed publicam calamitatem ulterius non ferens, Chrlslus Deus Opt. Max. surrogavit Bertholdo suo damliuui Clievaloniura, virum qui diligontia sua rci tabenU succurreret, qui nihil ta m magis curât, quant ut i>ios Jurls l.ibros auclos et eastigatos reddat. »

corroborée, la justice mieux entendue et administrée, et le divin service plus honorablement et plus curieusement faict, dit et célébré; et au moyen de quoi tant de bonnes et salutaires doctrines ont été manifestées, communiquées et publiées à tout chaqu'un : au moyen de quoy nostre royaume précède tous autres, etc., etc. »

D'autres droits furent concédés aux imprimeurs par François 1er.

« Déclarons qu'iceux libraires, relieurs, enlumineurs et écriva'ms jurés de ladite Université, lesquels, comme dit est, ne sont en nombre que trente , soient et demeurent francs et quittes de la contribution dudit octroi et impôt de trente mille livres. »

Ce même nombre de vingt quatre libraires est rappelé dans les ordonnances du 20 octobre 1516, du 5 juin 1543, du 17 janvier 1564, du mois de mai 1571, du 30 janvier 1610. Un arrêt de la cour des aides du 14 juillet 1620 donne les noms des vingt-quatre libraires et de deux relieurs. En 1649 les libraires dressèrent un règlement en trente-six articles, pour lesquels le roi donna ses lettres en décembre. Les libraires jurés étaient supprimés; mais l'Université s'opposa à l'enregistrement. Les guerres civiles, la mort de M. Doujet, conseiller de la cour, chargé du rapport de cette affaire, empêchèrent l'Université de poursuivre; et tout resta indécis.

1515. Lettres patentes de François 1er (avril) par lesquelles les imprimeurs-libraires sont exemptés de tout service militaire dans Paris, hors le cas de péril imminent; confirmées le 20 octobre 1516 et le 5 juin 1543.

« Dans la crainte, portent les lettres patentes, que pour remplir lesdits offices, ne se tiouvera pas quasi qui les veuille prendre, qui est entièrement contre le singulier désir et affection que nous avons à l'accroissement d'icelle, en toutes bonnes lettres et estudes. »

1516. Nyverd (Guillaume Ier), libraire. Il mettait pour devise à la fin ou au commencement de ses livres ces vers remarquables :

Tout ainsi que descend en la fleur la rosée, La face au miroiier, et au cœur la pensée, Le soleil en voirière sans estre entamée, La voix en la maison sans estre offensée, Entra le fils de Dieu en la Vierge adorée.

Deux éditions gothiques de la farce de Maître Patelin portent sa marque, mais ne sont point datées. Son fils Guillaume II fut imprimeur ordinaire du roi en 1561.

1518. François 1er, dans sa lettre de cachet du 4 avril, datée d'Amboise, adressée au parlement de Paris, déclare abusive, et comme telle devant être punie, la déclaration par laquelle le recteur et les députés de l'Université interdisaient, même au moyen d'affiches et écriteaux placardés sur les murs de Paris, d'im-

primer le concordat fait entre Léon X et le roi. « Et au premier jour, dit la lettre, baillez ledit concordat à quelques bons et diligents imprimeurs pour icelui imprimer le plus tôt que faire se pourra. »>

1520. Simon de Colines, typographe accompli et digne d'être l'allié de la famille des Estienne, sedistinguait parson instruction autant que par sa connaissance pratique de toutes les parties de son art. Ses éditions grecques et latines, dont les beaux caractères ont été gravés par lui , sont recherchées. Une épigrarnme en l'honneur de Sébastien Gryphe constate que Simon de Colines gravait lui-même ses types:

Intcr tôt nôrunt libros qui cuderc, très sunt Insignes; languet cœtcra turba famé.

Casligat Stephanus, sculpit Colinaîus : utrumquc Gryphius edocta mente manuque facit.

Avant d'épouser la veuved'Henri Estiennel", dont il continua l'établissement, il avait imprimé Aristotelis Loyica, cum commenlariis J. Fabri, Stapulensis, qui porte cette souscription: Parisiis, ex officina Henrici Stephani et successoris ejus Simonis Colinxi ; 1520, in-f°. C'est une réimpression du même livre, imprimé en 1503 par Henri Estienne.

C'est sans doute pour conserver le souvenir de la première marque de l'imprimerie de Henri Estienne que Colines mit pour emblème à la plupart des livres qu'il imprima deux lapins, qui rappelaient l'origine de leur typographie (1).

L'ouvrage intitulé Les quatre Évangélistes, avec une épîtreexhortatoire, porte: Imprimé en la maison de Simon de Colines, libraire juré de l'Université de Paris , demeurant en la rue Saint-Jean de Beauvais, l'an de grâce 1524, le 12 du mois d'avril. Dans d'autres ouvrages on lit : « Pressit suis typis nilidissimis Simon Colinœus, in officina suasub Aureo Sole insignita, e regione Collegii Bellovacensis. « Ce qui prouve que son imprimerie était établie auprès de celle de Henri Estienne, si même elle ne se trouvait pas dans la même maison. Toutefois on pense qu'il conserva à son beau-fils Robert Estienne l'imprimerie paternelle, située près des Écoles de Droit, et que les deux ouvrages publiés sans date, mais avec le nom de Robert Estienne, l'un, Apulei liber de Deo Socratis, in- 12, et l'autre, M. T. Ciceronis Epistolce ad Familiares , in-8° , y furent imprimés en

Ce fut à l'école de son beau-père, et d'après ses avis, que Robert Estienne se forma le goût et s'instruisit des procédés divers de la typographie.

(i) Imitant cet exemple , Rcgnaud Chaudicu, qui épousa la fille unique de Simon de Colines, prit l'emblème duTemps avec sa faus, que son beau-père plaçait souvent sur ses livres avec cette inscription ; l'irtm sola hane aciem rctundit.

7â3 TYPOGR

Les éditions des auteurs latins, parfaitement imprimées, par Simon de Colines sont presque toutes de format petit in-8°. A l'imitation d'Aide, il fit grand usage du caractère penché ou Italique , mais d'un œil un peu plus gros. Son plus beau livre est la Métrique de Terentianus Mauru3, in-4°, 153 1. Le Nouveau Testament en grec, petit in-8°, est regardé aussi comme un chef-d'œuvre typographique. On compte près de cinq cents ouvrages imprimés par Simon de Colines ; plusieurs sont ornés de gravures en bois. Le dernier livre sorti de ses presses est l'ouvrage sur l'anatomie de Charles Estienne ; il est orné, ainsi que l'édition latine publiée l'année précédente, de figures gravées sur bois. Il imprima plusieurs ouvrages d'Érasme, bien qu'ils eussent une tendance aux doctrines de Luther, alors rigoureusement réprimées. Ce fut dans l'année même où l'ami d'Érasme Louis Berquin, quoique bienvenu du roi, qui l'appelait son conseiller, fut brûlé en place de Grève, en avril 1529 (t), pour s'être obstiné à ne pas vouloir rétracter ses erreurs, que Simon de Colines imprima à vingt-quatre mille exemplaires, nombre prodigieux alors, les Colloquia Erasmi , livre qui fut censuré par la Faculté de Théologie, où elle signala les endroits qui contenaient du venin et du poison. L'Université défendit ensuite de le lire et de l'enseigner dans les collèges.

Vers 1520, Claude Garamond, renonçant aux caractères gothiques et semi-gothiques, grava, d'après les belles formes des types vénitiens de Nicolas Jenson et d'Alde-Manuce , les caractères romains et italiques, qui furent généralement adoptés; ses élèves Guillaume le Bé et Jacques Sanlecque suivirent son exemple. Les caractères de Garamond se propagèrent dans les pays étrangers, soit parles fontes qu'il y envoyait, soit par les matrices qu'il y vendait, soit par l'imitation qu'on en fit. En Angleterre et en Allemagne un de ses petits caractères fut tellement goûté, que le nom de Garamond est resté aux types dont la grosseur répond à notre corps de huit points. Les Elzéviers n'employèrent pas d'autres caractères que ceux de Garamond et de Sanlecque.

1521. La Faculté de Théologie publia le 15 avril, en assemblée générale, la censure des hérésies de Luther ; l'impression en fut confiée à Josse Bade. On y lit cette déclaration du recteur :

« Nous Jean Lecointe, recteur de l'Univer-

(i) Le savant Guillaume Budé, l'un de ses juges, lit tout ce qu'il put pendant trois jours pour lui persuader de sauver sa vie par la rétractation de ses erreurs; mais il ne put vaincre son obstination. Érasme l'avait fortement engagé à renoncer à son projet audacieux d'en appeler de la censure de la Faculté de Théologie, qui l'obligeait à une abjuration publique et à l'interdiction de composer désormais aucun livre, et l'avait pressé vainement de quitter la France.

A.1MHK

« site de Paris, ordonnons.) JotM Baded'Aft b,

« notre libraire juré, en vertu de la loi qu'il «nous a jurée, d'imprimer soigneusement <• cette censure, et défendons aux autres li- « braires jurés ou non jurés, sous peint dfl « perdre leur chaire s'ils l'ont obi. -nue, ou de « ne l'obtenir jamais s'ils ne sont pas en « nommés par nous, et d'encourir la haute « indignation de l'Université, d'ùnpi imer d'ici « à deux ans sans notre permission, ou de « vendre ailleurs, et pour garantie nous avons « apposé notre nom, pour tenir lieu de s.<. I

1521. Cornilleau (Jean) , en latin Cornicularius, était un imprimeur fort instruit en grec et en latin. Ses éditions sont soignée-, et il les terminait par ces mots, un peu ambitieux : « Impressoriee arlis diligenlisstmuê optimusque opifex. » On lui doit la première édition des Conciles généraux qui ail été imprimée à Paris : Concilia generalia, ex cditione Jacobi Merlini, 2 vol. in-f°.

1521. François 1er rend une ordonnance, communiquée à l'Université le 13 juin, par laquelle il est défendu aux libraires d'imprimer, vendre et débiter aucun livre qui n'ait élé auparavant examiné et approuvé par l'Université et-la Faculté de théologie (I). Les livres devaient de plus être soumis à l'approbation du prévôt de Paris.

Voici le nom des vingt-quatre imprimeurs alors à Paris : Augereau, Josse Bade, Blanblom (ou Cyaneus ), Bonnemère, Guillaume, Guillaume Bossozel, Prigeul Calvarin , Che- VBlon, Simon de Colines, Nicolas Couteau, Robert Estienne, Gromors, François Gryphe, Higman, Denis Janot, Kerbriant, Yolande Bonhomme veuve de Thielman Kerver, Philippe Lenoir, Nyverd,Regnault,Roigny, Pierre Sergent, Vascosan, Vidouë, Chrestien Wécbel.

1522. Chrestien Wéchel. C'est à celle époque que l'on fait remonter les premières impressions de ce chef d'une famille d'imprimeurs célèbres. Ses armes furent d'abord VÉCU de Belle. Peut-être étail-il né dans cette ville. H prit ensuite la devise sxtb Pegaso. Sur quelques-unes de ses anciennes impressions on voit un arbre avec deux écureuils et cette devise : « Unicum arbuslum non alit duos erithacos », adage qu'explique Érasme, dont Wéchel fut l'ami. Un petit écrit in-'i° de 37 pages, intitulé : Exactiss'nna infant'ntm in limbo clausorum querela adversus dteinum judicium , etc., apud Christianum Wechelum, in via Jacobeeâ, sub scuto fiasiliensi. Janv. 1531 , fit un grand éclat, dit de Bure, et fut si bien supprimé, comme contenant des principes impies, qu'on n'en connaît que peu d'exemplaires. On prétendit mémo

(i) Uistor. Universit,- Paris., t VI, p isa.

que ce livre porta malheur au riclie et célèbre imprimeur Wéchel, et fut cause de sa ruine. De Huredit seulement : « Ce fut dans le temps de l'impression de ce volume qu'arriva l'époque des premiers malheurs de cet artiste (1). » La publication du traité d'Érasme De Usu Carnium , qui fut censuré par les docteurs de Paris, lui causa aussi force ennuis.

Les livres qu'il imprima furent principalement en grec. Son Végèce latin ( 1532) et son Végèce français (1536), ornés de figures en bois, sont de très-beaux livres. En 1546 il imprima la troisième partie du livre de Rabelais, sous ce titre : « Le tiers livre des faictz et dictz héroïques du noble Pantagruel, composé par M. François Rabelais, docteur en médecine et calloier des îles d'Hières. » Paris, Chrestien Wécliel, à l'escu de Basle, 1546, petit in-8J, en lettres italiques. Il continua à imprimer jusqu'en 1554, année où son tils André lui succéda.

1522. Robert Estienne,qui dès l'âge de dixhuit ans secondait son beau-père, Simon de Colines, dans la direction de son imprimerie, où il faisait son noviciat, ainsi que François, son frère aîné, publie une charmante et savante édition, format in-16, du Nouveau Testament en latin. Le texte fut revu par lui avec le plus grand soin. La Sorhonne ne vit pas avec plaisir celte publication d'un format qui popularisait les saintes Écritures; elle attaqua le texte de Robert Estienne , mais sans vouloir, nous apprend Robert Estienne, engager de discussion et de controverse sur ce point. Vers 1524, Robert Estienne, alors âgé de vingt et. un ans, rentra dans la propriété de l'imprimerie paternelle. Les ouvrages qu'il publia indiquent qu'il habitait le quartier des Écoles de Droit, e regione Scholse Decreioriim, du moins jusqu'en 1538. Sauvai parlant de la rue Saint-Jean de Beauvais, dans ses Antiquités de Paris (1650), dit qu'on y voyait encore l'Olivier que Robert Estienne avait pris pour enseigne.

En 1527 il épousa Peretle Bade , fille de Josse Bade. Aussi instruite que distinguée par son amabilité et sa modestie , elle fut digne d'être l'épouse de Robert et la mère de Henri.

Le poète d'Aurat nous dépeint ainsi l'intérieur de cette maison savante, où les correcteurs venus de divers pays, et les domestiques même parlaient latin :

Intaminata quara latini puritas

Sermonis et castus décor!

JNcmpe uxor, ancillœ , clientes , Uberi ,

Noo segnis examen dormis, Quo Plantus ore, quo Terentius, soient

Quotidiane colloqui.

1523. Grandjon, libraire, habile graveur el fondeur en caractères.

1525. Pierre Haulin grava les premiers

V /m;. B.iylc, m l'article Wéchel.

poinçons pour imprimer la musique. Les notes et les lignes étaient d'une seule nièce.

1528. François Gryphe, frère de Sébastien. Il imprimait à Paris et Sébastien à Lyon. Tous deux, Allemands d'origine, étaient graveurs-fondeurs en caractères, et de plus imprimeurs très-instruits.

1 528. Robert Estienne publia sa Bible in-f°, superbe livre, dont le texte fui collationné par ses soins aux meilleures sources sur les manuscrits et sur la Polyglotte d'Alcala (compiulensis ). L'Index nominum, rédigé par R. Estienne , a été réimprimé souvent; celle édition est précédée du privilège du roi François 1er.

1529. Josse Bade publie les Commentaires sur la langue grecque de Guillaume Budé, dont l'exécution typographique est très-belle.

1530. Kerver (Thielman).Cet imprimeurlibraire publia un grand nombre d'ouvrages, et fut le premier à qui les papes Pie V el Grégoire XIII accordèrent un privilège, confirmé par Charles IX, le 13 avril 1572, pour l'impression des Usages réformés selon le décret du concile de Trente , privilège qui revint ensuite à une société dite des Usages. Ses livres d'Heures, ornés de gravures en bois, rivalisent pour leur belle exécution avec ceux de Pigouchet.

1530. Michel Vascosan, gendre de Josse Bade d'Asch et beau frère deRobert Estienne, est reçu imprimeur. En 1530 il est nommé libraire juré, et en 1566 imprimeurdu roi. Il publie en 1542 une remarquable édition de Quintilien, et fait paraître la même année le Plutarque d'Amyot, 13 vol. in-8°, édition fort recherchée. Jusqu'en 1539 il mettait à la tête de ses livres, pour enseigne, la Presse ascencienne , avec ces mots : In sedibus Ascensianis. Sa devise était une fontaine, avec ces mots : 'Ev (jiëHoicri péei vj -oçi'a; ttïjy*). Quelquesunes de ses impressions portent la date de 1 576. Toutes sont fort soignées et les types sont fort beaux. — Le volume Budxus, De Asse et ejus parlibus , in-fol., ne contient que trois fautes d'impression. La souscription est ainsi conçue : « Imprimebat Michael Yascosanussibi, Roberto Stepfiano et Joanni de Roigny , affinibus suis, 1542. — Son gendre Frédéric Morel Ier le seconda dans ses travaux. Un des plus beaux livres imprimés par Vascosan est : P. Bembi Rerum Venetarum Historiœ , 1551 , in-4°.

1530. Pierre Atteignant, libraire, demeurant rue de la Harpe, près l'église Saint-Côme, imprima un ouvrage iutitulé : Dix livres de Chansoiis Musicales à quatre parties, recueil fort rare, dans lequel, dit M. Brunet, la note de la musique est imprimée en caractères métalliques mobiles, et le texte des chansons en carattèresgothiques. Pierre Atteignant avait déjà

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publié en 1527 des Chansons nouvelles en Musique à quatre parties : c'est le plus ancien chansonnier imprimé en France en caractères de musique mobiles; mais ce procédé était en usage à Venise et a Augsbourg dès la lin du quinzième siècle.

1530. Un imprimeur peu connu, Gérard Morrhius , ami d'Érasme, et dont les éditions grecques sont datées de la Sorbonne, mérite d'être cité. Son premier ouvrage est un in-fol. intitulé: « Lexicon Grxco- Latinum,cuipr celer omneis omnium addiliones hac tenus , sive in Italia, sive in Gallia, sive in Germania impressas, ingens vocabulorum numerus accessit.» Ce livre est fort bien imprimé, à deux colonnes et sur bon papier. Les caractères grecs, quoique petits, sont fort nets. Les capitales de chaque alphabet sont grasses et lleuronnées par ce typographe. Plusieurs traités de grammaire sont placés à la fin de ce beau volume. — La môme année 1530 Morrhius imprima les Scholies de Didyme sur l'Odyssée, en grec. Les caractères sont plus gros que ceux de son dictionnaire, dont il utilisa les capitales fleuronnées. Ces deux ouvrages furent suivis de onze autres en grec, qui parurent la môme année. Par la préface du dictionnaire on peut juger de son savoir et de sa libéralité. 11 nous apprend qu'il s'est fait seconder par d'habiles correcteurs, pour que son imprimerie l'emportât sur celle de ses prédécesseurs, en correction et en mérite littéraire. Dans la préface en grec, en tête des Scholies de Didyme, il déclare que c'est par passion pour la philologie qu'il risque ainsi sa fortune dans l'intérêt public. A la fin de son dictionnaire il signe Gérard Morrhius Germanus.

Une de ses lettres à Érasme a été conservée. Elle est très-intéressante. Il avait pour devise : Mï]t' èjjLoi [iéXi , jj.rJTS piXirra , qui accompagne une sirène ou mélusine.

1531. L'Université réitère l'injonction aux quatre grands libraires de se transporter chez les libraires pour y examiner les livres qui seraient suspects d'hérésie et en faire leur rapport à l'Université.

1532. Naissance de Henri Estienne II du nom , fils de Robert Estienne.

1532. Le Dictionarium, sive Latinx Hnguse Thésaurus, rédigé par Robert Estienne, parut en 1 vol. in-f°. Quoique le titre porte 1531, cependant la souscription qui est à la fin dit : Excudcbat Kobertus Stephanus in sua officina ann. 1532, 4 cal. octobris. Robert Estienne en donna une seconde édition, très-augmentée, en 1536, divisée en deux tomes in-f°; mais la dernière qu'il lit paraître, en 1543, en trois volumes in-f°, diffère tellementde la première édition, par les nombreuses additions ajoutées à celle de 153fi, que Robert Estienne donne à cette troisième édition seulement le

nom de Editio tecunda <>>• i M item l'immenielabem que lï Estienne avait as sur lui, et sous lequel il aorall succomfa

n'avait pas été secondé pft Jean 'Ilii<-ir\ dv. Beauvais, qui voulut bien revoir ion travail et relire le tout. Robert Estienne nous apprend qu'ayant dû revoir et corriger le Dictionnaire de Calepinus, il fat tellement Frappé de ara imperfection, qu'il engagea Bes amis a entreprendre un nouveau dictionnaire. Son dessein fut fort approuvé; mais quand il fallut l'exécuter, tous y renoncèrent. Sans se décourager, Robe* t Estienne entreprit seul cet immense travail , et seul il l'exécuta ; mais il y compromit sa santé, s'en occupant nuit et jour, et négligeant, comme il le dit, jusqu'au soin de son corps. Il est désirable que la France reproduise ce grand monument littéraire, qu'on \oit réimprimé à Venise par Nizzolius , en 1551 ;

— à Lyon, en 1573, par Philippe Tinghy; — a Londres, en 1734, avec les additions de Johnson, Hutchinson , Taylor et Law, 4 vol. in 1° ;

— àBàle, en 1740, par Birrius; — à Leipsick, avec de considérables additions, par Gesner.

Le système adopté par Robert Estienne, qui range sous chaque mot les exemples par on Inalphabétique, m'a toujours semblé une des [dus heureuses dispositions qu'on put adopter pour faciliter les recherches (t).

Dans la préface de l'édition du Calepin il signale l'improbité des libraires, qui, n'osant pas réimprimer son dictionnaire, à cause du privilège, pillent, l'un les définitions, l'autre des articles entiers, d'autres, dix ligues, l'an In; \ ingt, quelquefois une colonne entière, qu'ils cousent à leurs réimpressions de Calepin. Henri Estienne, dans son épître su r la situation de son imprimerie, raconte que son père, se trouvant à Venise, vil qu'on ajoutait à la réimpression de son dictionnaire des mots qu'il avait supprimés à dessein , et qui ne se trouvaient pas sur la copie; ce qui l'irrita tellement, qu'il traita les éditeurs d'asinos arcadicos.

1532. Une nouvelle édition in-folio de la Bible latine, avec des annotations extraites des plus savants interprètes et des commentaires des Hébreux, est publiée avec privilège du roi par Robert Estienne , qui collationna les antiques manuscrits de Saint-Germain-des-Prés et de l'abbaye de Saint-Denis, sans négliger de consulter les docteurs en théologie les plus savants. Malgré toutes ces précautions, attestées par le privilège même du roi, il ne put Cire à l'abri du courroux de la Sorbonne, et dut s'hu-

(i) Telle est aussi l'opinion de M, Yillemain. juge si éclairé en pareille matière; aussi lorsqu'il fut ministre de l'instruction publique, ayant approuve l'essai que lui soumit M. Ambroise Firmin Uidot d'une nouvelle édition , il désira que notre maison se chargeai de cette grande et bonorable entreprise littéraire, et il l'encouragea d'une souscription pour les bibliothèques publiques.

milier par des soumissions, en s'engageant à ne rien imprimer désormais nisi cum bona eorum gratta (1).

Dans sa Réponse aux Censures des Théologiens , Robert Eslienne s'exprime ainsi à ce sujet :

« Qu'avois-je fait, quelle étoit mon iniquité et mon offense pour me persécuter jusqu'au feu, quand les grandes flammes furent par eux allumées, tellement que tout étoit embrasé en notre ville l'an 15,32; sinon parce que j'avois osé imprimer la Bible en grand volume, en laquelle tous gens de bien et de lettres connoissenl ma fidélité et diligence? Et ce avois-je fait par la permission et conseil des plus anciens de leur Collège, dont le privilège du roi rendoit bon témoignage, lequel je n'eusse jamais impétré si je n'eusse fait apparoir qu'il plaisoit ainsi à messieurs nos maîtres. Eux, toutefois, ayant l'occasion, me demandoient pour me faire exécuter à mort, criant sans fin et sans mesure, à leur façon accoutumée, que j'avois corrompu la Bible. C'étoit fait de moi, si le Seigneur ne m'eût aidé pour montrer que j'avois ce fait par leur autorité. Je me tais de ce qu'ils avoient tenté en 1522, quand le Nouveau Testament fut imprimé en petite forme par mon beau-père Simon de Colines, qui le rendit bien clair et correct et en belle lettre (c'était alors une chose bien nouvelle que de trouver des livres de la Sainte Écriture corrects), et d'autant que j'avois la charge de l'imprimerie ; quelles tragédies n'emurent-ils contre moi? Ils crioient dès lors qu'il falloit m'envoyer au feu, parce que j'imprimois des livres si corrompus : car ils appeloient corruption tout ce qui étoit purifié de cette bourbe commune, à laquelle ils étoient accoutumés. Or, combien qu'en leurs leçons publiques ils reprissent magistralement et aigrement le jeune homme duquel telle correction étoit procédée, toutefois étant eux-mêmes bons témoins de leur propre ignorance, ne l'osèrent jamais assaillir ouvertement... En ce temps-là (je puis dire ceci à la vérité), comme je leur demandois en quel endroit du Nouveau Testament étoit écrite quelque chose, me répondoient qu'ils l'avoient lu en saint Jérôme ou es Décrets; mais ils ne savoient que c'étoit du Nouveau Testament , ne sachant pas qu'-on eût accoutumé de l'imprimer après le Vieux. Ce sera chose quasi prodigieuse, et toutefois il n'y a rien de plus vrai, qu'il n'y a pas longtemps qu'un de leur collège disoit journellement : « Je suis ébahi de ce que ces jeunes gens nous allèguent le Nouveau Testament. Per Diem ! j'avois plus de cinquante ans que je ne savois ce que c'étoit du Nouveau Testament. »

(i) Le prix de cette Bible était primitivement de cinq livres, et Chevillier dit que de son temps (tC94) elle se vendait plus de dix écus.

1533. La Sorbonne, qui avait tant favorisé l'imprimerie à ses débuts, effrayée de voir la doctrine de Luther se propager rapidement, par les nombreux ouvrages qui s'imprimaient alors, présenta, le 7 juin 1533, à François 1er, qui se trouvait alors à Lyon, une requête pressante au sujet des livres hérétiques , en exposant fortement au roi que s'il voulait sauver la religion, attaquée et ébranlée de tous côtés, il était d'une indispensable nécessite d'abolir pour toujours en France, par un édit sévère, l'art de l'imprimerie, qui enfantait journellement tant de livres pernicieux. « Le projet de « la Sorbonne, dit M. de la Bouderie, fut sur le « point d'être réalisé; mais Jean du Bellay, « évêque de Paris, et Guillaume Budé parè- « rent heureusement le coup; ils firent enten- <i dre au zélé monarque qu'en conservant un « art si précieux , il pourrait efficacement re- « médier aux abus dont on se plaignait si « fortement (1). »

1534. Chrétien Wéchel est censuré et menacé d'amende pour avoir vendu le livre d'Érasme De Interdicto Esu Carnium.

1534 (13 janvier). Lettres patentes de François 1er qui frappent d'interdiction toute imprimerie, et porte peine dehart contre les imprimeurs. Elles ne furent pas enregistrées par le parlement, qui fit des remontrances au roi sur ces rigueurs.

1534 ( 24 février). L'avocat du roi Jacques Cappel communique au parlement de nouvelles lettres patentes du 23 février, datées de Saint-Germain en Laye, par lesquelles François 1er consentait à ce que les premières fussent en suspens et surséance, mais en ordonnant que le parlement élirait vingt-quatre personnages bien qualifiés et cautionnés, sur lesquels le roi en choisirait douze, qui seuls, et non autres, pourraient imprimera Paris, et non ailleurs, livres approuvés et nécessaires pour le bien de la chose publique, sans imprimer aucune composition nouvelle, sous peine d'être punis comme transgresseurs des ordonnances, par peines arbitraires.

En voici le texte (2) :

« Combien que dès le treizième jour de janvier 1534, par nos autres lettres patentes et pour les causes et raisons contenaes ensemble, nous eussions prohibé et défendu que nul n'eût dès lors en avant à imprimer ou faire imprimer aucun livre en notre royaume, sur peine de la hart, toutefois, pour aucunes causes, raisons et occasions qui à ce nous ont depuis mu et meuvent, nous avons voulu et ordonné, voulons et ordonnons et nous plait que l'accomplissement

(i) Notice sur la vie et les écrits du P. Colonia, p. xvii. f-'oy. aussi Taillandier, Résumé historique de l'introduction de l'Imprimerie à Paris.

(2) Extrait des registres du Parlement de Paris, registre LXXVI, fd H3, collationné et extrait par M. Taillandier. P'oy. Introduction à l'imprimerie de Paris, Mémoires de la Société des Antiquaires, t. Xlll.

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