AVERTISSEMENT. VIJ
mort , ce que fut le poète exilé qui a illustré notre ville et la source merveilleuse de Yaucluse. On trouvera ici sa vie beaucoup moins détaillée que dans une biogpraphle complète , mais bien plus étendue que dans une simple notice. Pour donner une idée des inspirations poétiques de Pétrarque ^ j'ai pris la peine de traduire en prose , le plus fidèlement que je Pai pu , quelques Sonnets et Canzoni connus pour s^appliquer spécialement à certains faits de la vie de Pétrarque , et je les ai jetés au milieu de la narration sans Tinterrompre ^ laissant au poète lui-même le soin d^instruire le lecteur. Je n^ai pas traduit les lettres latines de sa correspondance , parce que Vabbé de Sades en a déjà fait connaître les plus intéressantes , et que plusieurs brochures périodiques françaises en publient souvent des traductions nouvelles. D^ailleurs je suis très-persuadé que la langue latine est généralement mieux entendue en France que la poésie italienne^ et surtout celle de Pétrarque.
Les auteurs que j^ai le plus souvent consultés parmi les Italiens , sont : Gesualdo , Ydutello , JMuratori , Tassoni et Baldelli , qui publia à Florence en 1797 , l'excellent ouvrage qui a pour titre : Del Petrarea e délie sue Opère , et dont Tauteur lui-même , dans un voyage qu'il fit à Avignon , offrit un exemplaire à la bibliothèque de tiotre villie , et un autre à M* Guerin»
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Cependant je n^ai pas voulu être prodigfue de citations , dans la crainte de fatiguer le lecteur en le forçant de promener à chaque instant ses yeux, des lignes du texte à la marge, comme aussi jai rejeté à la fin du volume une Dissertation sur le pays et la famille de Laure , afin que le lecteur pût , dès les premières pages , pénétrer dans le sujet principal qui est la vie de Pétrarque , et lire plus tard , ou même ne pas lire du tout , la Dissertation , s^il la croit peu digne de son intérêt.
Deux ou trois fragments de mon Essai furent insérés , il y a quelques années , dans un journal avignonnais , YEcho de Vaucluse ; je les ai reproduits ici avec quelques changements.
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D'AVIGNON A VAUGLUSËi
La route d'Avignon à VâUicâuse ëharme le vojdgeui^ en le guidant à travers la verdure et la fécondité. 0ed allées de saides^ quelquefois de peupliers df Italie , bor^ dent à droite et à gauche des prairies riantes ^ des champs couverts de blés ouduleux ou plantés de mû* riers. Dé simples et gracieuses habitations cachées en partie dans la nuit d'un bosquet d'ormeaux ou dé platanes , des canaux dont les ondes rampent ou jaillissent , sont là pour rompre la belle monotonie de la verte plaine > disons mieux > de l'immense jardin qiii
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