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échantillon (les jésuites), il veut faire juger les autres membres d<l'Église. Son intention n'est pas seulement d'attaquer les jésuites, mais l'Église romaine'. »
On peut consulter sur rot ouvrage l'Étoile, Journal de Henri III, t. II, p. 3ôfi ; cl la MèthoÛeée Lenglet, Svpplèment, p. i6,
« Cette espèce de satire, dit le père Lek)ng, dans sa Bibliothèque historique, t. I, p. 807, fut originairement composée en latin, comme on le voit par l'original, écrit de la main même de l'auteur, qui se conserve à Taris, dans la bibliothèque des dominicains delà rue Saint -Honore, à qui les héritiers de Pasquier en ont fait présent2. »
De son côté , Piganiol de la Force , dans sa Description historitjiu Oc la ville de Paris , 1705 , in-12', nous apprend , au t. II , p. 4 1 1 , (pie « le manuscrit original du Catéchisme des Jésuites, composé en latin par Etienne Pasquier et écrit de sa main, se trouvait de sou temps dans ta bibliothèque du couvent des Jacobins réformés, situe au-dessus de, Sainl-Roch.., bibliothèque , ajoute-t-il, fort curieuse, et assez nombreuse, depuis qu'un docteur de Sorbonne , nonnm Piques, lui avait donné la sienne, très-riche en livres et manuscrits. » Le couvent ne possédait pas en effet moins de 2j,000 volumes.
Aujourd'hui ce manuscrit se trouve à la bibliothèque Sainte-Geneviève : en voici la description.
C'est un volume in-4°, qui a pour titre : « Stephanus Pasquier, Catechismus Jesuilarum manuscriptus ; » on lit au frontispice : Ilic liber MS., proprium auctoris sui, D. Slephani Pasquier, autographon ab ha?redibus auctoris collatum fuit... Suivent quelques lignes, qui ne sont plus lisibles, et la date de 1050.
Le manuscrit renferme 009 pages bien remplies, et très-faciles à lire malgré les ratures. Quoique celles-ci ne soient pas multipliées, il n'est cependant guère de page qui n'en renferme quelquesunes. L'écriture se rapporte parfaitement à celle des autographes conservés de Pasquier ; mais elle est plus soignée et plus nette.
'Le Ier tome renferme 434 pages, erreur, en imputant à notreauteur une
sans aucune indication, d'ailleurs, de parodie du Pater noster et de l'Ave,
ieu d'impression, d'imprimeur et de Maria, placée à la fin de ces deux vo-
date ; il finit avec le 2e liv. du Café- lûmes, mais qui lui est parfaitement
chisme ; le 2e tome, qui porte au fron- étrangère.
tispice Delft et le nom de V'olburger, 2 11 n'étaitpas rare qu'à cette époque
contient le 3e livre, placé après plu- on écrivît ses ouvrages en français <t
sieurs autres pièces qui ne sont nulle- en latin : témoin le livre d'Airuult
ment de Pasquier. Feller, faute d'y Sur la Puissance paternelle , la RépU-
prendre garde, a commis une grosse blique de Codin; etc.
BIBLIOGRAPHIE. 2 lf)
Quant au contenu, le latin csl clair, correct et même élégant, si ce n'est qu 'il s'y mêle souvent des mots qui n'ont eu cours que dans la décadence de l'Empire ou qui ne se trouvent même que dans les ouvrages des jurisconsultes et des théologiens, tels que assassinatus (Jes assassinats), schismata (les schismes), etc.
Je citerai le début, qui donne une idée de la facilité avec laquelle s'exprime l'auteur :
« Cumante biennium, aut circa, Lutetia egressi essemus , forte fortuna contigit ut inter viam sex omnino viri in eumdem locum coaveniremus, ex quibusatii Romani; alUYenetias petebamus. Atque octidui itinere continuo defessis equis , ab uno nostrorum admoniti fuimus non longe ab eo loco ubi tum eramus nobilem quemdam virum habitare, cum quo sibi vêtus amicitia inlercederet ; nec diibitare se, quin, si ad eum interquiescendi gratia diverteremus, id il le in magni honoris locp esset habiturus. Id, etsi primo non omnibus placeret, plurium tamen sententia tandem pervicit. Ilaque de via degressi iter ad ejus aedes sane quam m ignificas deileximus : ubi etiam complures alios nobiles, qui ad eum visendum paulo ante confluxerant, offendimus. ïd veterem amicum suum derepente conspicatus, et heto animo hilarique vultu ampkwatus : Quonam, inquit, bono raeo falo fit, ut carissimum amicum, anima; mea3 dimidiura, hic hodie videam? Ventum gaudeo, et magnam sane habeo gratiam, quod ita improvisus, pra> sertim vero tara bene comitatus, advenisti. Cum ei a singulis nostrum gratiaî essent actœ, ille equos nostros diligenter curari jussit ; et nos modica vini gustatione refectos per omnes redium suaram partes circumduxit, ut elcgantissimarumtabularum, signorum, aulœorura, caîterorumque ornamentorum jucundissimo adspectu animos pasceremus, interea dum oœua pararelur, quam intérim solilo maturius instrui et mensis inferri imperavit , ut ea sumpta temporius quieti nos daremus. Inter cœnam varios sermones miscuimus.Verum, ut, siqua corporis nostri pars maxime dolet, ei potissimum manum admovemus, ita praecipue sermo institit in iis calamitatibus quas animorum de religione dissensio Galba: nos- Irœ intulerat "... »
1 iNicolas Pasquier parle-t-il de ce men de fa doctrine des Jésuites, tra-
texté latin, ou d'une autre traduction duit en langue latine, qui est à la
du Catéchisme, quand il mentionne, veille de voir le jour » ? Lettres , X,5, « le Catéchisme, ou exa-
En terminant cet article, il est curieux de relever la singulier* bévue de l'un de ceux qui ont attaqué !<• Catéchisme des Jésuite». (h\ lil au t. ]*-'' des Documents concernant la Compagnie de Jésus , in-8°, Paris, 1827, dans ['avertissement placé au-devant du Rèdacttui icridique : « La haine que cet homme portait aux jésuites peut être considérée comme une sorte de manie dont il était possédé, tl est vrai de dire qu'il les haïssait même avant de les connaître ; car il pu blia son Catéchisme, n'étant pas encore majeur et les jésuites étant depuis dix ans exilés hors de France.... » Or, les jésuites n'étaient bannis que depuis sept années et Pasquior avait soixante-douze ans. 0° Autres œuvres en prose de Pasquier, imprimées séparément . ou qui lui ont été attribuées.
Enfin un ouvrage considérable de Pasquier, jusqu'ici demeun manuscrit, comme ou l'a vu, et qui vient d'être public par les soins de M. Pasquier, mcmhre de l'Académie française, et Giraud , membre de l'Académie des sciences morales et politiques, c'est :
L'Interprétation des Institutes de Juslinian , avec la conférence de chaque paragraphe aux ordonnances royaux , arrêts du. parlement et coutumes générales de la France, in-4°, de 809 pages, sans compter l'avant-propos de h et V Introduction de cvm pages ; Paris, chez Videcoq aine et Durand , 1847.
Il existait de cet ouvrage quatre manuscrits, qui ont été conférés avec soin. M. Paulin Paris, dans ses Manuscrits français, t. Jt, p. 185 , décrivait, il y a peu d'années, celui que possède la Biblio theque nationale, sous le N° 08 5G , et ajoutait ensuite : « Ce manuscrit, parfaitement copié, est inédit : Pasquier avait quatre-vingts ans quand ii le dicta à ses enfants. En voici le litre : Interprétation des Institutes de Justinian, avec leur conférence aux ordonnances royaux, par Estienne Pasquier. Sur la troisième feuille de garde on lil : Ce manuscrit est copié sur un livre manuscrit de M. Favcreau, gendre de M. Pasquier. Il y avait écrit sur la première feuille : Ce 12 novembre 1009, maître Estienne Pasquier, conseiller du roi et sou avocat en la Chambre des Comptes, commença de nous dicter les présentes leçons, à François Pasquier, son petit-fils, et à moi Jacques Favcreau : quod faustum, felix, forlunalumque sit. »
On attribue à Pasquier1 :
In factum composé pour la demoiselle Marie de Corbie, et qui
1 Voy. les ixites de Ut Monnoie , sur îa Bibliothèque (le La Croix du .Myinr. à l'article Pasquier.
BIBLIO&BÀPHIB. 221
se trouve dans le président Bouhier, Traité de la dissolution du mariage pour cause d'impuissance ; in-8° , Luxembourg, 173 j. p. 13."> à 184.
La pièce ne comporte point d'analyse. Contentons-nous d'observer que Pasquier s'est vu lui-même obligé à exprimer en latin plusieurs des détails où il devait entrer.
M. Giraud, à la tin de la notice sur Pasquier qui précède l'édition de Y Interprétation des Jnstitutcs, a commis une légère erreur, en signalant parmi les œuvres omises dans l'édition de 1723 « une dissertation sur les Responsa prudentum , insérée dans les Opuscules de Loisel, p. 85-93. » Cette dissertation n'est autre cliose que la douzième lettre du dix-neuvième livre. Adressée à Loisel , elle se trouve au t. II, col. 563-568. Loisel y répond dans se^ Opuscules, p. 93 et suiv.