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j ; ue eu lôU", il mourut car- ' Ibid.
128 ETIEN M. PASQUIEB
Le irait portail juste : aussi celte petite pièce oui elle beaucoup <K vogue. Pibrac, tout en l'admirant, la trouvait trop hardie. Quant à. Pasquier, il ne tonnait qu'un rœu : c'était qu'elle pa>>.'it sous les yeux de son maître, « pour lui être une leçon , non de la grammaire latine, mais de ce qu'il avait à faire '. »
En reflétant les phases diverses de son existence et les sentiments qui l'ont animée, les Épigrammes de Pasquier, on peut en juger par les précédentes , offrent donc souvent à la curiosité un intérêt plus général. Elles ont encore un mérite historique, lorsqu'il félicite Charles IX sur la paix de 1507 ou sur son mariage avec Elisabeth d'Autriche2; lorsqu'il fait un appel chaleureux à la miséricorde de Henri III en faveur de ses sujets accablés de maux, ou s'élève contre le faux zèle et l'intolérance, causes de la désolation du pays3. Marie de Médicis vient-elle de donner un dauphin à la France , il sent, tout vieux qu'il est, se renouveler sa jeunesse ' ; sa verve se ranime; et chez lui, nous dit-il, comme autrefois chez Turnèbe pour chanter la prise de Calais, facit exsultatio rersum. Par trois épigrammes latines, accompagnées d'un sonnet français, il célèbre avec enthousiasme 5 la naissance de ce prince, qui ne devait avoir d'autre titre aux yeux de la postérité que d'être le iils et le père d'un grand roi .
Quelle circonstance développa surtout chez lui ce goût de la poésie laline, Pasquier nous l'apprend dans l'une de ses Lettres6. Par amitié pour le seigneur de Ferrières, il avait pris dans sa maison le jeune Marillac, son fils, qui fut depuis conseiller au parlement. Celui-ci, passionné pour Horace, composait des vers sur tous les mètres employés par ce poète : Pasquier se piqua d'émulation ; et dès lors s'établit entre lui et son hôte une lutte de chaque jour : on croira aisément, comme il nous l'atteste , qu'il ne se laissait pas vaincre en fécondité d'inventions. Tout sujet excitait leur verve. Quelques-uns de ceux qui les inspiraient nous étonneraient fort aujourd'hui. On ne craignait pas alors de badiner sur les catastrophes les plus lamentables : soit qu'une époque si troublée eût familiarisé les âmes aux violentes émotions, soit que le sens moral manquât encore d'un certain degré de vivacité. Des drames lugu-
1 Lettres , XIX, II. 3 Voy. t. 1 des OEuvres, col. 1190 et