Sinus elhmoïdal
12 Snrfai'c ilc section du plancher dos fosses nasales.
CAÏHETEIUSME DU D.VNAL NASAL. 53
catliéter dans cette position (voy. (Ig. IV, 1, 2). L'instrument se trouve horizontalement placé, et s'éloigne peu du plan delà paroi inférieure des fosses nasales. Le pavillon est incliné en dehors et en bas. La tige se dirige en dehors, de sorte que si on la prolongeait en arrière, elle rencontrerait la ligne médiane au niveau de l'épine nasale postérieure. La partie lacrymale de la sonde s'adapte parfaitement sur le plancher des fosses nasales ; sa courbure est en rapport avec la concavité externe de cette paroi inférieure et latérale. Ainsi, dans cette manœuvre, on aura passé au-dessous du cornet, au niveau de son extrémité antérieure. On reconnaîtra que le bec de la sonde se trouve dans cette position, si, en exerçant de légères tractions, la sonde ne sort pas.
Pour l'empêcher de se déplacer, il faudra avoir soin de toujours porter le pavillon vers la ligne médiane, en prenant pour centre de mouvement la courbure de la sonde qui appuie sur la cloison. Cette pression en dedans aura pour effet de fixer la sonde sur la partie postérieure de la colonne nasale.
2* cas. — Ici, il est nécessaire de faire pénétrer la sonde un peu plus profondément. Elle sera introduite de la même façon; il faut savoir seulement qu'on aura peut-être un peu plus de difficulté, parce que toute la portion lacrymale se trouvera presque de champ dans la fosse nasale. Cependant il n'y a pas encore là un obstacle sérieux. Une différence notable existe avec le cas précédent, c'est qu'ici le dos de la courbure sera un peu plus en arrière de l'épine nasale antérieure ; elle sera en rapport avec la cloison au point où elle se joint avec le plancher des fosses nasales. Ainsi, pour éviter l'inconvénient de briser le cornet inférieur, je crois qu'il est bon de donner un peu moins de longueur à l'extrémité lacrymale de la sonde.
3« cas. — L'extrémité lacrymale de la sonde ayant plus de 2 centimètres, et offrant une courbure à angle droit sur la tige, il est évident qu'on ne peut l'introduire de champ dans la fosse nasale, qui n'a transversalement que 1 centimètre 1/2 au plus. Alors on porte le bec de la sonde sur la partie externe du plancher, pendant que l'instrument est incliné en haut et en dehors de manière que le pavillon est situé au niveau de l'angle externe de l'œil; une fois que l'on pense avoir contourné la colonne
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nasale, on exerce une légère Iractioi) ; si l'on éprouve de la résistance, la sonde est convenablement placée, alors le dos de la courbure a 1 centimètre en arrière de l'épine nasale antérieure. 11 est nécessaire, dans ce cas, de donner à la partie lacrymale une longueur aussi petite que possible.
3' TEMPS. — Ce temps est très facile à exécuter dans tous les cas (voy. fig. V, 1, 2, 3, U). En effet, dans le premier cas, pendant que l'on éprouve une légère traction, comme si l'on voulait amener la tête vers soi, on presse sur le pavillon de haut en bas, de façon à faire basculer l'extrémité nasale qui alors s'engage dans le canal nasal. L'instrument subit alors un mouvement de sonnette dont le centre se trouve au dos de la courbure de la sonde, qui arc-boute contre l'épine nasale antérieure. En même temps que ce mouvement de bascule a lieu, on pousse légèrement la sonde en avant, en ayant som de faire toujours appuyer la tige sur le pourtour antérieur du plancher nasal. En parcourant cette route, la sonde a subi un mouvement de rotation sur son axe. La face du pavillon, qui, au commencement de ce temps, regardait en haut et en dehor.s, regarde maintenant en haut et en dedans. La direction de la tige est changée aussi; tandis qu'auparavant elle était de dehors en dedans et d'avant en arrière, elle se trouve de dedans en dehors et d'avant en arrière,
Dans le deuxième cas, nous n'aurons pas de différence bien notable dans le mouvement de bascule; la sonde parcourra le même trajet, et se trouvera dans une position identique a la fin de sa course.
Dans le troisième cas, en raison de la courbure considérable qu'offre la partie lacrymale avec la lige, le centre du mouve- ' ment de bascule n'aura lieu que très peu au^nveau de cette courbure, qui n'aura plus de point d'appui ; alors ce sera sur la tice nue se produira ce mouvement. , .
Il 1,'est pas nécessaire, je pense, de faire un temps spec,al| pour indiquer comment il faut retirer l'instrument ; il sutht de lui faire parcourir une route en sens inverse. Ainsi on portera le pavillon en haut et en dehors, en lui faisant subir un It^ei mouvement de rotation en dehors et sur son axe.
CATHÉTEHlSMli DU CANAL NASAL.
l'ig. V
Cette figure représente le troisième temps de mon procédé.