RAS
300 francs lesquels sont accordés aux meilleurs étalons. S'il y en a certains qui sont nettement supérieurs aux autres le montant du prix est majoré et au besoin le nombre de ces prix est diminué pour rester dans la limite fixée. Il arrive alors fréquemment que, dans un arrondis-
sement, on a trop de prix, si bien que le jury se voit forcé
de récompenser des animaux qui ne le méritent pas. Par contre, dans un autre, le lot présenté peut être tel, et cela
s’est produit maintes fois, qu’il faut se contenter de donner
des mentions à d'excellents chevaux. Devant cet état de choses, on en est venu à souhaiter la disparition de ce concours ou du moins sa transformation en lui rendant le caractère primitif de répartition de primes aux meilleurs étalons de chaque canton, là où les étalonniers font un réel eïfort individuel. La solution qui paraît remporter le plus de suffrages serait la création de prix d’écuries. Lors des réunions annuelles de surveillance des étalons, une commission, la même pour tout le département, attribuerait aux étalonniers, qui présenteraient les meilleurs lots de chevaux, un prix d'ensemble et le montant de ces prix Serait déterminé proportionnellement au nombre d’étalons dans chaque canton. La tâche serait ainsi plus aisée pour les membres du jury, on épargnerait des déplacements pénibles et onéreux aux étalonnièrs souvent fort éloignés du chef-lieu d'arrondissement et on éviterait que l’un d’entre eux ne possédant qu’un bon étalon dans son écurie ait cependant
un prix. Il est évident qu'il y a plutôt lieu d'encourager ceux