‹ Essai sur le Cheval de trait du MaineChapitre 18 sur 21 · TEST · texte numérisé non relu

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qui possèdent plusieurs étalons moyens que celui qui en aura un bon et plusieurs médiocres.

Voilà donc encore une amélioration à effectuer.

Le département et le stud-book font, comme on le sait, d’autres sacrifices encore à la cause de l'élevage. Nous voulons parler de l’achat des étalons dans le Perche.

Chaque année, une commission dont il a été parlé au cours de cette étude s’en va donc acquérir des étalons. Ceux-ci sont ensuite vendus aux enchères publiques à Laval entre les étalonniers du département.

Les acquéreurs de ces animaux signent un cahier des charges qui leur impose certaines obligations dont les principales sont :

D’employer l’étalon à la monte dans le département, de le bien entretenir, de ne pas dépasser un prix-limite de saillie, fixé annuellement à 100 francs, de ne pas faire saillir plus de trois juments par jour, enfin de le conserver jusqu’à l’âge de dix ans au moins ou de ne le vendre avant cet âge qu’à un autre étalonnier du département.

Généralement, le prix de vente est très inférieur au prix d'achat. Les subventions du conseil général et du studbook comblent ce déficit. À

Cette‘méthode qui donne d’excellents résultats en ce sens qu’elle introduit chaque année dans le département un con-

“tingent variable de bons étalons est cependant l’objet de deux critiques : la première vise le mode d'achat et la se-

conde son utilité.

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En ce qui concerne le mode d’achat, voici ce qu’on peut lui reprocher. La commission ne dispose à cet effet que d’un crédit limité qu’elle ne peut dépasser, c’est-à-dire que la différence entre les prix d'achat et de vente ne peut excéder le montant des subventions accordées. Pour éviter ce désagrément, elle n’acquiert les étalons que sous réserves et décide, pour chaque cheval, que si les enchères n’atteignent pas un prix déterminé, la vente sera nulle et le vendeur le reprendra moyennant une indemnité pour les frais de transport. Ce procédé, évidemment, exclut toute surprise mais il a en revanche un gros inconvénient. Le vendeur, pendant les quelques semaines qui séparent Pachat de la vente, reste dans l’incertitude. Il peut se présenter chez lui des acquéreurs qui prendraient l’animal pour un prix au moins égal, et quelquefois même supérieur et paieraient comptant. Or, si l'enchère n’est pas suffisante il peut avoir manqué une affaire. Alors, certains d’entre eux sont peu accueillants pour la commission ; d’autres ne lui montrent que des chevaux de catégorie moyenne dont ils ont toujours un certain assortiment, alors que les chevaux « de tête » n’existent qu'à quelques exemplaires.

Il est bien évident que cette méthode gêne considérablement ies achats et que c’est la principale raison pour laquelle les membres de la commission sont, chaque année, comme nous l’avons été nous-même, tout surpris qu'il soit si difficile d'acheter des animaux sortant de l'ordinaire.

C’est bien simple : il y en a, mais on ne les voit pas ; les

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pâturages Sont si grands et si dissiminés qu’on ne les parcourt pas tous. Il serait donc, à notre avis, très désirable que les achats puissent être fermes ; nous sommes persuadé qu'immédiatement le choix serait plus aisé parce que portant Sur un lot plus relevé.

Pour tout ce qui a trait à l'opportunité de ces achats, voici ce qu'on dit : « Au lieu de courir chercher des étalons dans le Perche, laissez donc chacun acheter à sa guise. Vous n’aurez plus ensuite qu’à distribuer en primes d’achat les subventions votées, et ce sera plus simple. »

Cette argumentation a sa valeur, surtout de prime abord et semble difficilement réfutable. Et cependant, à la réflexion, on peut changer d'avis.

Si l’on opérait ainsi, qu'arriverait-il ? Ce seraient toujours les mêmes qui recevraient les subventions et ceux-là justement qui en ont le moins besoin,

Nous nous expliquons. Qui présenterait les meilleurs sujets ? Ceux qui peuvent y mettre le plus d'argent. L’étalonnier modeste qui ne serait pas sûr d'obtenir une prime suffisante devrait toujours acheter des animaux moyens. Il ne recevrait rien ou peu de chose. Il pourrait se faire aussi que, petit à petit, l'on s’écartât du modèle que l’on veut imposer. Pour éviter ce danger le meilleur systèmé est d'acheter soi-même, car on sait ainsi que chaque année quelques étalons au moins, du type voulu, pénètrent dans le département.

Et que se passe-t-il avec la méthode actuelle ? Les che-

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