CONCLUSION
Depuis environ vingt-cinq ans, la progression de notre race chevaline du Maine a été continue mais assez lente. La guerre de 1914, il est vrai, est venue l’entraver et lui a porté un coup terrible en absorbant toutes nos plus belles poulinières de cette époque. Depuis 1918, le mouvement en avant a repris et nos écuries se sont presque complètement remontées, tout au moins sous le rapport de la qualité car nous sommes bien loin des 92.500 représentants de l’espèce chevaline que nous possédions en 1875.
Quoi qu’il en soit, à l'heure actuelle, ce mouvement ascendant semble devoir s’accélérer, le groupement de trois départements devant donner au stud-book un regain de vigueur. Nous avons conquis notre place au répertoire des races françaises, ainsi qu'au concours de Paris. C’est un beau résultat, mais noblesse oblige \: nous sommes sortis de l'obscurité, mais maintenant l’on nous verra ; nous devons donc nous montrer dignes de l'honneur qu’on nous a fait.
Il faut une sélection de plus en plus sévère chez le mâle et chez la femelle. Tout étalon d’un modèle défectueux doit
être refusé sans pitié, il y va de l'intérêt de tous.