‹ Essai sur le Cheval de trait du MaineChapitre 7 sur 21 · BRON · texte numérisé non relu

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C’est, qu’en effet, les désaccords sur les modalités de l'amélioration de la race chevaline persistaient, on avait adopté une race maïs le différend portait maintenant sur le: format.

A vrai dire on discutait surtout sur une question de quelques centimètres, personne n'étant très partisan de l’un ou l’autre extrême.

Nous ne croyons pas cependant qu’on puisse dire ne blement que le petit percheron soit un accident dans la production du gros. Chacun d’eux répond à une clientèle différente, c'est ce qui fait que suivant les régions on peut chercher et on cherche certainement à obtenir l’un ou l’autre. Il y a des exploitations où l’on ne pourrait nourrir convenablement qu’une seule grosse jument qui ne suffirait pas à assurer le travail ; on préfère en avoir deux petites guère plus coûteuses qu’une grosse comme entretien et qui sont plus faciles à utiliser. Si ces deux juments produisent par hasard chacune un poulain, le profit sera plus grand qu’avec un seul, même gros. De plus les chances sont plus sérieuses d’en avoir un chaque année. |

Il est d’ailleurs fort difficile d'établir une limite entre deux formats d’une même race. La taille de 1 m. 60 est une barrière toute théorique correspondant au format moyen, celui qui aurait dû, comme il l’a fait depuis, rallier tous les suffrages.

Il n’est de plus aucunement démontré que le rapport

d'une grosse jument soit très supérieur à celui d’une

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moyenne. Si nous en croyons M. Sinoir c’est même le contraire qui se produit. Sans aller si loin dans nos conclusions nous dirons que le format moyen oscillant autour de 1 m. 60 sans s’écarter notablement de cette taille est celui qui convient le mieux dans notre région et personne ne discute plus sur cette question, on le verra en lisant le standard adopté l’an dernier.

Le 4 novembre 1907 a lieu une vive discussion au sujet de l’opportunité de la marque. Certains l’estimaient dangereuse et en demandaient la suppression en se basant sur l'exemple fourni par la première jument marquée qui avait succombé au tétanos. Cette mesure eut été un peu radicale. L'accident qui la provoquait était l’effet d’un malencontreux

hasard. Dans la pratique le fait ne se produit jamais. La

marque au feu est toujours employée partout comme le seul procédé permettant d’éliminer à peu près les fraudes. S’il en résultait de temps en temps des morts par tétanos elle ‘serait depuis longtemps abandonnée. De simples soins de : propreté au niveau de l’eschare suffisent pour écarter le péril. Aussi fut-il décidé, en attendant mieux, de retirer à la marque le caractère obligatoire et de la rendre facultative. Cette mesure avait d’ailleurs l'avantage de permettre l'écoulement dans le Perche des produits de notre élevage jusqu’au moment où notre race, bien caractérisée, aura pu se créer des débouchés qui lui soient propres et ne sera

plus obligée de passer par les intermédiaires.

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