CHAPITRE X
Prof lieei d'iranco, 4e la CoAeeptIoB et de i«ble.
Province d^Arauco.
Lette province, de création récente, fut formée en 1852 aux dépens de la partie australe de celle de la Conception. La grandeur relative de cette dernière et le besoin de pourvoir de plus pros à la civilisation des Indiens dirent décréter cette nouvelle subdivision territoriale, dont les limites^ à Test et à Touest, sont les Andes et l'Océan Pacifique; au sud, la province de Yaldivia, et au nord, les rivières Laja, Tabulée et Carampangui. Ltle de Santa Maria se trouve comprise dans sa juridiction.
C'est dans cette province que commence la section agricole de la République.
La cbalne centrale de Nahuelbuta, une des plus hautes et des mieux caractérisées des montagnes intermédiaires de la République, assigne dans TArauco des limites bien marquées à la vallée de la Cordillère et à celle de la côte. La première est traversée au nord par le Bio-Bio et ses nombreux tributaires; au centre, par le fleuve Impérial, et an sud, par le Tolten. La seconde, outre la continuation de ces deux
derniers fleuves, compte une foule de petites rivières qui tirent leur origine des montagnes de Nahuelbuta et vont déboucher directement dans l'Océan^ comme le Carampangui, le Leuvu, le LleuUen, le Tirua, le Budi et autres de moindre importance ou qui n'ont pas été bien explorées. Les lacs principaux de la provinte sont ceux de Villarica, de Gualletûe, dans la vallée centrale, et de. Hicura, dans celle de la côte.
L*exploration faite en 1855, par ordre du Gouvernement, le long de la côte d'Arauco, pour la découverte des ports dont on avait tant parlé, a mis hors de doute qu'il ne s'y trouve que le Tolten, situé sur la limite de la province de Valdivia, qui soit vraiment ' digne d'appeler l'attention et qui se qualifie pour un établissement important. Aujourd'hui, la province n'a d'autre port que celui d'Arauco, dans la baie du même nom, par 37® 15^ lat. S.
Déjà les parallèles de latitude entre lesquels ce territoire est renfermé, montrent assez quel doit en être le climat; aussi les céréales et la vigne y viennent«-elles avec abondance, et on s'y adonne avec un gprand succès à l'élève de toute sorte de bestiaux. Le commerce qu'on en fait avec le nord forme un des revenus les plas considérables de cette contrée. On a trop vanté la fécondité de ses terrains et la richesse traditionnelle de ses mines; il faut se mettre en garde contre ces exagérations. Le terrain de la vallée de la côte a. besoin d'amendement au bout de quelques années de culture, de même que celui de Valdivia; c'est seulement le lung des Cordillères que Texcellence du sol est bien marquée; mais des bois presque impénétrables y rendent généralement l'exploitation agricole difficile. Des forêts d'araucarias
et de pommiers devenus sauvages y ont éveille l'attention des voyageurs, qui, surexcités par le souvenir de l'ancienne gloire militaire des Indiens, n^ont Jamais manqué d'ajouter du merveilleux à la relation de leur séjour dans TAfauco.
Trois départements composent la division politique de cette province : T Arauco proprement dit, situé dans la vallée de la côte; le ^'acimiento, à Test du précédent, et la Laja, siège de la. capitale et occupant la vallée centrale et ses dépendances.
Quoique l'administration civile et militaire de la province soit organisée de la même manière que celle des autres divisions politiques de la République, le besoin d'y appeler lémigration étrangère l'a placée par la loi sous la protection immédiate du chef suprême de TEtat L'Arauco jouit des mêmes privilèges exceptionnels que Valdivia et le territoire de Llanquihue.
iS.
es
eo
lift f
loratidfi
« fi
Oitfif^
I gj
i|VJ0)99drai
'wisYUVj
S3 on