LUE
Banque d'Angleterre, elle a donc d'innombrables guichets de paiements, ses chèques servent aux transactions quotidiennes, certaines compagnies de chemin de fer les acceptent en paiement. Outre les paiements, la Banque des chèques effectue aussi les recouvrements (1),le tout avec moins de frais que la poste. Par son rôle social, elle se rapproche, bien que moins perfectionnée encore par son mécanisme, de la Caisse d'épargne de Vienne.
Tandis que le clearing se développait ainsi, sur le terriloire du Royaume-Uni, exerçait-1l sur émission cette sorte de refoulement qui semble logiquement probable ?
En ce sens aussi, le mouvement s’est dessiné avec netteté : l'émission, en Angleterre, de 39,7 millions sterling en 1845, arrive à 45,3 millions sterling en 1878, tombe à 40,9 millions sterling en 1884, à 39,4 millions sterling en 1890. Envisageons maintenant la proportion de l'encaisse à la circulation ; elle est de plus en plus favorable : 52 0/0 en 1857, 65 0/0 en 1864, 85 0/0 en 1882, 96 0/0 en 1893, 133 0/0 en 1895. En Ecosse, où l'émission n'est pas monopolisée, un mouvement analogue se produit: la proportion de l’encaisse à la eirculalion, de 14 0/0 en 1845, passe à 81 0/0 en 1894, fléchit cependant à 66 0/0 en 1896 (2).
De même aux Etats-Unis, où l'émission est libre, comme en Ecosse, on voit le développement du chèque et du clearing — sous forme de virements dans
(4) Stanley Jevons, op. cit., p. 237 et suivantes. (2) V. de Greef, loc. cit.