‹ Essai sur le 'Clearing-System'Chapitre 9 sur 25 · RE TU · texte numérisé non relu

RE TU

juridiques contractés par le client. Ge ne sont plus les sommes d'argent payées, les créances réalisées, mais les créances simplement contractées par le client qui se transforment — portées à l'actif ou au passif du compte, deviennent créances entre le banquier et son client — acquises, d'autre part, au banquier, le font créancier et débiteur, dans de longues séries d’affaires. Tel est l'effet de la novation initiale subie par toute créance qui tombe dans un compte

courant. Elle y arrive, démarquée, en quelque

sorte, de son origine concrète, s’agrège à la masse homogène des autres créances confondues avec elle dans une profonde unité de cause. Certains auteurs ont voulu voir dans le compte courant une personne morale — c'est l’exagération imagée d’un phénomène très saisissant : le compte courant réalise l'expression rigoureusement personnelle du patrimoine mobilier, réduit à l'expression changeante des dettes entre une personne el son banquier.

Telle est la double concentration réalisée : d'une part, concentration, au compte, de toute créance active ou passive d’un même client — et cette concentration tendra à absorber effectivement le rayon complet des affaires d’une même personne ; beaucoup de banques l’exigent ainsi, dans un but de contrôle, de publicité relative, pour la sûreté du crédit (entre autres, la Wiener-Giro und-Cassen-Vereines) (1).

D'autre part, concentration objective des obligations aux mains du banquier. Supposons que toutes

(1) Tessier, op. cit., p. 318.

Page 1