‹ Essai sur le collectionnismeChapitre 40 sur 54 · I. J.-P. Falret (Les malad. mentales, ch. V · texte numérisé non relu

I. J.-P. Falret (Les malad. mentales, ch. V

pathes parce qu’ils collectionnent d’une façon particulière, mais leur collectionnomanie n’est que la principale traduction objective, le symptôme dominant dans un syndrome mental défectueux. |

Pour eux, comme pour les autres monomanes; l'erreur provient d'un examen trop systématique ou incomplet : le trait saillant de leur conduite, l'idée prédominante qu'ils expriment empêchent d’observer et d'analyser tout le reste.

L'application médico-légale, s’il y a lieu, doit en découler, dans le sens d’une responsabilité au moins atténuée. Certes, l'appréciation de divers cas peut se trouver délicate, lorsqu'ils représentent «la transition entre le délit consenti et l'impulsion » (1). Nous la croyons, néanmoins, le plus souvent possible, et moins vague que ce qu’indiquait Marcé (2) : « Quant à ces vols incompréhensibles commis par des amas teurs effrénés de livres, d’antiquités, d’objets précieux, il est très difficile de distinguer ce qu’on doit attribuer à l'entraînement d’une passion dominante ou à l’impulsion de la folie, et à cet égard, on ne peut fixer de règles précises. »

D'ailleurs, cet état d’aboulie en présence d’une idée fixe, est, le plus souvent conscient, au moins partiellement. Il s'accompagne d’une connaissance, plus ou moins nette, de son caractère anormal. Celui qui en est atteint tente, à l'ordinaire, de s'en accommoder, pour éviter le délit, le scandale et la

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