Soc. Clin. de Méd. mentale, 13 mai
2 Ann. Médico-psychol., t. IV, p. 210.
ns =
sente des possibilités d'utilisation somptuaire, mais ne constitue pas une collection véritable.
Objectivement, on à pu distinguer deux lypes, selon qu’il y a un choix ou non. Dans le poly-kleptocollectionnisme (Mingazzini) on retrouve le désir de vente, simplement empêchée dans sa réalisation par la crainte que le vol originel soit connu ; ce n'est alors pas du collectionnisme. Dans la Kleptomanie pure, si tant esi qu'elle existe, le produit des larcins serait conservé, pour une raison analogue ou même sans raison : il ne devrait plus intéresser le ou la Kleptomane puisque, par définition, l'acte du vol serait le seul désiré, comme fin en soi. Les autres formes de conservation d'objets, sans choix systématique, nous paraissent plus proches de celles que nous étudierons dans un chapitre ultérieur.
Il'est, par contre des cas où l’on observe la capture et Paccumulation. d’un certain nombre de pièces, d'ordre identique pour chaque sujet et douées pour lui d’un attrait sexuel ; nous voulons parler des fétichistes. Au domicile de certains, l’on trouve celles-ci réunies, en plus grand nombre, toujours du même type pour chacun.
Résultant quelquefois d'achats successifs elles sont le plus souvent obtenues par vol ou mutilation ; c’est le mono-klepto-collectionnisme. Ici encore, nous semble-t-il, il y auraït lieu de chercher à préciser diverses modalités. Tantôt les objets sont conservés simplement parce que le fétichiste craint de se compromettre s’il tente de gen défaire ; dans ce
cas, le fait essentiel a été le rapt en lui-même, avec la satisfaction sexuelle que le sujet a pu y trouver : il est surtout kleptomane. Ou bien, et cela nous parait le plus fréquent, il conserve les divers spécimens de ce qu’il a conquis, pour pouvoir, à l’occasion reproduire, avec leur aide, l'émotion primitive. «Il est des fétichistes qui les collectionnent avec amour, les accumulent à leur domicile, où ils les emploient, d'ordinaire, pour des manœuvres onanistiques » (1). Dans ces cas, il nous semble être surtout en présence d’une réserve, que le fétichiste conslitue plus ou moins luxueuse, pour retrouver à un moment donné, la possibilité de choisir parmi ses excitants spéciaux. Ce serait à notre avis plus un fait de précaution, d’ NE que du collectionnisme véritable.
Cependant, là comme ailleurs, l’aptitude collectionnante proprement dile peut se trouver juxtaposée avec les autres tendances, comme dans cette observation de Krafft Ebing (2) :
Ons. 78. — Un coupeur de nattes, fétichiste de la chevelure.
Quand il ne pouvait se satisfaire au contact des cheveux portés par une femme, il « rentrait chez lui, fouillait dans sa collection de nattes, les touchait, les palpait,ce qui lui donnait un violent orgasme ».On irouvaà son domicile 65 nattes
mises en paquet.