Ach. Foville, Gaz. des H6p., 22 février
ep
l'erreur dans l'appréciation des moyens d’acquisition est loin d’être la seule ; chez le paralytique général on observe, tout aussi bien, d’autres troubles du jugement portant sur la valeur même des choses; «il a des joies puérilés, se pavane couvert d’oripeaux, collectionne une foule d’objets bizarres, qu’il croit être des pierres précieuses (1). »
De telles erreurs sont fréquentes dans les états démentiels et peuvent représenter des séquelles d'idées délirantes. La surestimation des brimborions n’est pas rare chez les vieux persécutés mégalomaniaques, atteints d’affaiblissement. Elle est d’une pauvre banalité dans sa traduction objective : il s’agit de morceaux de bois, de cailloux, de bouts de ficelle, « devenus des pierres précieuses, des objets d'art, des antiquités (2) ». Parfois, en rapport avec le souvenir d’un système délirant, transformés en attributs de royauté ou de divinité.
Le pseudo-collectionnisme démentiel, attaché à un résidu délirant, peut revêtir des formes imprévues, comme dans le cas rapporté par Leroy (3), sous le titre : Curieux collectionnisme et moyens de protection chez une démente persécutée.
Cette ancienne délibérante systématique, affaiblie, présentait du chiffonnage et du ramassage. Elle portait plus de 3 kilogrammes de ferraille dans ses poches. Elle fut privée de tout cela. Quelque temps après, à