‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 116 sur 181 · PIÈCES · texte numérisé non relu

PIÈCES

de

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de

TOTAL

D'Hercule

De Napoléon

De Louis xviii. . .

De Charles x

De Louis-Philippe

Fabrication de pièces d'or.

En 1824, — 40,020fr. en pièces de 20 fr. au type de Louis XVIIÏ.

En 1830, — 41,040 fr . en pièces de 40 fr. au type de Charles X.

Nombre des ouvriers : 30.

Depuis 1839, par suite de la démission de M. Ricard, l'hôtel des monnaies de Marseille est demeuré inactif. C'est })our notre place une calamité commerciale (1). La chambre de commerce l'a bien

(1) Voir an Tome 1er, page 301 et suivantes.

compris. En 1834, ses représentations obtinrent que notre hôtel ne fût pas au nombre de ceux dont la'suppression devait être prononcée. En 1840, elle a renouvelé les mêmes représentations. Cette fois il est à craindre que sa voix ne soit pas écoutée. Le gouvernement parait bien décidé à centraliser à Paris la fabrication des monnaies et à supprimer tous les hôtels des dépariemens.

C'est là une mesure funeste et injuste pour Marseille. En vain objecterait-on que sa direction est vacante et que par conséquent il n'y a pas lésion d'intérêt existant. Cette vacance n'a d'autre cause que le projet avoué de supprimer les hôtels des départemens. Sans ce projet, nos principaux banquiers elle conseil de la banque se seraient entendus pour présenter un candidat et pour lui assurer des bénéfices. En 1840, une réunion de banquiers et de négocians représentant les plus hauts intérêts du commerce et placés à la tête de ses plus importantes entreprises, déclaraient à la Chambre de commerce qu'ils étaient prêts à prendre des mesures pour assurer la marche de notre hôtel des monnaies.

Aucune ville n'est mieux placée que Marseille pour avoir un atelier de monnaies ; ( 1 ) aucune n'en a un plus pressant besoia . Le gouvernement devrait conserver dans les départemens les hôtels de Marseille , de Bordeaux , et peut-être de Strasbourg : mais n'en voulût-il conserver qu'un seul , c'est celui de Marseille qu'il devrait maintenir, à cause des prélèvemans excessifs et continuels de numéraire qu'il opère sur cette place pour les dépenses de la Cotte à Toulon et pour celles de l'armée en Algérie. Ne serai:-il pas juste et nécessaire de permettre à Marseille de combler pa»" sa fabrication le vide opéré par d'énormes exportations ? Pourquoi grever son commerce de frais considérables de transport et d'assurance pour l'envoi des matières de Marseille à Paris , et pour le retour des espèces de Paris à Marseille ?

Il y a plus : ce n'est point Paris qui s'enrichira des manières précieuses destinées à Marseille. Ce sont les ports de l'Italie dotés d'ateliers pour la fabrication des monnaies. Ils les recevront , ilc; en reçoivent déjà directement du Levant et des autres pays qui nous en envoyaient : et c'est poui' eux une source nouvelle de transac-

(1) L'altération toujours croissante des monnaies turques, base lîu système flnancierdu gouvernement Ottoman, provoque l'exportation des espèces fabriquées avant la dernière altération , et ayant une valeur intrinsèque supérieure à leur valeur nominale. Toutescesespèces viennent à Marseille qui, ne pouvant aujourd'hui les monnayer elle-même , les envoie à Gênes et à Livourae.

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