‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 129 sur 181 · ÉCOLE DES MOUSSES ET NOVICES · texte numérisé non relu

ÉCOLE DES MOUSSES ET NOVICES

Son érection sous le patronage da Duc d'Orléans. — Ses avantages. — Encouragemens.— Education. — Réglemens. — Administration. — Effectif. — résultats. — Nécessité d'un bâtiment léger pour compléter l'enseignement nautiqu*.

S. A. R. le Duc d'Orléans , pour qui rien n'était étranger de ce qui pouvait contribuer à la grandeur et à la puissance de la France , ou aux progrès de son commerce, avait compris toute l'importance

d'une école destinée , dans noire ville , à former de jeunes marins.

Ce prince, de glorieuse et si regrettable mémoire, daigna en 1839 accorder son patronage à l'école des mousses et novices que la Chambre de Commerce de Marseille se proposait de fonder. Sous celtehaute protection l'école a grandi ; elle a procuré une éducation complète à de nombreux, enfans des classes pauvres qu'elle a arrachés aux dangers de l'oisiveté ; elle a assuré à toute leur vie des moyens d'existence en leur ouvrant une carrière utile et honorable, au moment môme où tous les métiers sont encombrés ; elle a faciUté le recrutement des marins, devenu de jour en, jour plus difficile, service signalé rendu à l'État et au commerce.

M. le Ministre de la marine, le Conseil Général du département , le Conseil Municipal de Marseille ont voulu concourir à cette œuvre utile et patriotique, et ont accordé des subventions qui assurent l'avenir de l'école (1).

De plus , M. le Ministre de la marine a donné à la Chambre une gabarre munie de ses mûts , voiles et agrès , ayant à bord douze canons qui permettent d'instruire les jeunes mousses dans tous les exercices de leur profession.

A cette gabarre est jointe une embarcation très solide et installée de manière à pouvoir porter des secours aux navires en danger.

Un aumônier dirige l'éducation religieuse et morale des mousses ; un instituteur spécial leur apprend la lecture, l'écriture et le calcul.

On leur enseigne la pratique du maielotage , le nom , la place et l'usage des manœuvres courantes et dormantes ; on les exerce à parcourir graduellement toutes les parties du gréement et de la mûture, ainsi que la manœuvre des embarcations, à faire le quart, etc.

Ils sont pareillement exercés à la natation. Plusieurs, en cours de navigation , ont dû , dans des circonstances graves, leur salut aux connaissances qu'ils avaient acquises en ce genre (2).

Le temps qui n'est pas consacré aux diverses instructions est employé à l'entretien du matériel et à la confectioû des hamacs , sacs, chapeaux de paille , etc.

(1) Les dépenses annuelles s'élèvent à 42,000 fr. dont 30,000 environ sont à la charge de la Chambre de Commerce.

(2) Pour faire connaître les diverses branches de l'enseignement de cetlo école, je donne ici les titres des divers prix distribués en septembre 1843 : Instruction religieuse. — Excellence —Bonne conduite. — Lecture. — Ecriture. — Arithmétiq*e . — Bonne tenue . — Mate!ot«ge . — Artillerie . — Timonnerie . — Voilerie. — Natation . ,

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