‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 27 sur 181 · QUARTIER · texte numérisé non relu

QUARTIER

maritime.

Bâtimens.

Tonnage.

NOMBRE

d'hommes.

Filets et palangres.

Madragues.

Bourdigues....

Marseille

Martigues

La Ciotat

Arles T

Marseille 1 1 La Ciotat 1

Martigues 11 Fos 1

Marignane 1

Totaux

D'après les tableaux publiés par l'administration des douanes , le nombre des bateaux français se livrant journellement à la petite pêche était au 31 décembre 1838, à 31arseille , de 196 , jaugeant 610 tx., montés par 620 hommes; à Cassis, 29, jaugeant 75 tx. , montés par 102 hommes ; à La Ciotat ,de 100 , jaugeant 300 tx., montés par 490 hommes.

La plus grande partie des produits de la pêche à Marseille est consommée ; le reste est élaboré dans les ateliers de salaisons.

La pêche du thon paraît avoir été beaucoup plus abondante dans les siècles précédens qu'aujourd'hui. L'auteur du traité de Laudibus Provinciœ , évêque de Senès , qui écrivait au xvi« siècle , dit qu'en un jour on pécha à Marseille huit mille thons (1).

Lorsque le poisson futsoumis , en 1814, à un droit d'octroi , on constata qu'il en était introduit à Marseille environ un million de kil. par an.

Les produits de la pêche sont évalués par la Statistique des Bouches-du-Rhone à 1,563,000 fr. dans tout le département ,

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pour une quantité de 2,856,000 kil. poisson, ce qui fait en moyenne 55 cent, par kilogramme. Aujourd'hui le prix est beaucoup plus élevé. On ne peut évaluer le poisson péché sur nos côtes à moins de 1 fr. le kil. Les quantités de poisson constatées par les peseurs publics à Marseille , s'élèvent en moyenne à 2,000,000 de kilog. par an (1).

Depuis quelque temps il s'est glissé un abus grave dans la pêche qui a lieu sur nos côtes. On emploie des filets traînans ou à mailles trop serrées qui enlèvent le menu fretin et déracinent les plantes où les poissons ont l'habitude de déposer leurs œufs. Il en est résulté une destfuction presque totale du poisson le long des côtes ; les pêcheurs sont obligés d'aller à 15 ou 20 lieues. Aussi le poisson est toujours plus cher. Pendant que j'étais chargé (en l'absence du maire) de l'administration municipale, je m'efforçai de mettre un terme à ces graves abus par des arrêtés sévères.

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