‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 81 sur 181 · Tome lll · texte numérisé non relu

Tome lll

La distinction entre les huiles comestibles et celles propres seulement aux fabriques entraînait de graves inconvéniens et de fréquens démêlés entre la douane et le commerce. Les premières étaient taxées à 35 fr. les 100 kil., les secondes à 25 fr.

Le projet de loi présenté en 1833 par M. Thiers , proposait un droit unique de 30 fr.

Celle moyenne n'était pas équitable, car sur les quantités d'huile importées il n'y a qu'un dixième de comestibles. C'était donc une augmentation réelle de droit.

Il est vrai que l'importateur aurait eu la faculté de ne payer que 24 fr., en consentant à laisser mélanger les huiles avec 1/200 essence de térébenthine.

Cette mesure aurait été d'un fâcheux effet. Les huiles dénaturées par la térébenthine , n'auraient pu s'exporter; elles auraient été repoussées par les fabricans qui tiennent beaucoup à la pureté des huiles qu'ils emploient.

La loi du 2 juillet 1836 a fait droit à ces réclamations en établissant sur les huiles d'olive de toutes sortes les droit suivans : 25 fr. par 100 kil. du crû du pays d'où l'huile est importée , 28 fr. d'ailleurs, 30 fr. par navire étranger.

Nous devons signaler une cause de perturbation dans cette industrie. Ce sont les ventes à livrer en huiles et en savons.

Ce système empêche la fabrication de se mesurer sur la consomtion : de là , pertes nombreuses.

Probablement les fabricans, éclairés par une triste expérience, finirontpar renoncer à ces affaires qui transforment leur honorable industrie en jeu de hasard, La réprobation dont elles sont frappées par les tribunaux en augmente les dangers.

Il serait convenable aussi de renoncer à accumuler la marchandise fabriquée dans les lieux de consommation tels que] Paris , Rouen, Nantes, etc. Il en résulte que les prix ne suivent pas sur ces marchés les mouvemens qu'éprouvent les huiles à Marseille. Les hausses du savon sont presque impossibles, et le fabricant se trouve ainsi privé des bénéfices qui l'indemniseraient des perles que la baisse lui fait éprouver.

On a ruiné aussi par ces expéditions pour compte , une branche intéressante de commerce , celle de la commission qui assurait l'existence de nombreux négocians à Marseille.

Qu'on sorte de cette voie qui ne peut qu'enlever des bénéfices

à Marseille et avilir le prix, de nos produits sur les marchés de consommation. Sachons comprendre nos intérêts.

Frappées de ces conséquences , quelques personnes , dans le but d'y remédier, avaient conçu le plan d'une vaste association entre les fabricans, dont voici les principales bases :

M...., devait être l'acheteur unique du savon et [aussi le vendeur unique des soudes. Par ce moyen les prix auraient toujours été au taux qu'il aurait plu au sieur.; .. de fixer. Nul doute que cet arrangement n'eût été très avantageux aux fabricans. Maisl'auraitil^été aux consommateurs ? Quoiqu'il en soit , le traité ne fut pas signé, et la savonnerie est encore en ce moment dans les voies dont nous avons signalé les inconvéniens (1) (1834).

Voici le tableau de l'exportation du savon pour l'étranger et les colonies depuis 1826.

Savons exportés avec primes de Marseille pour l'étranger et pour les Colonies.

1826 743,51 1 kilog.

10 premiers mois de 1842 3,511,500 «

(1) Les observations qui précèdent ne portent que sur les abus. Sans doute le fabricant qui achète d'avance les matières premières qu'il consommera et vend en conséquence ses produits futurs mais réels , ne peut être généralement taxé d'imprudence. Au reste ces ventes à livrer et ces expéditions pour compte do fabricant ont diminué depuis l'établissement des savonneries à Paris et à Rouen, depuis surtout que les demandes de la consommation vont au-devant de la production.

(2) L'exportation de toute la France a été en 1840 de 3,073 tonnes , d'où il suit que sauf 75 tonnes tout est sorti par Marseille.

Les exportations de 1833, 1834 et de 1839 à 1841 ont été réparties entre les pays suivans :

Russie Q.M. 46 25 21 115 63

Suède 419 324 467 326 255

Danemark 78 155 55 46 22

Prusse 59 45 73 9 —

Villes anséatiques 1,026 690 807 1,254 697

Hollande ■ 794 623 796 633 747

Belgique 3,255 i,349 1,750 2,042 2,196

Angleterre et possessions dans la

Méditerranée. 980 628 877 670 1,382

Espagne 15 39 2,048 155 128

Autriche — 184 286 312 282

Portugal 3 535 — — —

Sardaigne 2,345 1,530 1,334 2,036 2,160

Deux-Siciles.. 124 23 75 578 41

Autres Etats d'Italie 143 155 520 472 252

Suisse 10,611 8,868 11,806 9,909 10,569

Allemagne 689 315 650 373 358

Grèce 62 — — 2 —

Turquie' 90 2 8 3 17

Egypte .... 7 15 1 1 —

Algérie 391 860 9,202 4,307 725

Côte occidentale [d'Afrique — — 7 7 21

Inde Hollandaise 54 82 — —

Inde Anglaise — — 17 1 —

Etats-Unis 1,412 351 2,220 1,254 1,387

Haïti.. 197 461 284 117 135

Possessions espagnoles d'Amérique 259 224 4,542 1,652 276

Possessions danoises d'Amérique. . . 69 111 252 747 284

Brésil 390 319 217 68 169

Ile Maurice 46 262 163 378 508

Colombie 198 84 — 310 203

Chili 29 24 — 2

Rio-Plata et Uruguay., 34 117 32 202 223

Guadeloupe 1,481 1,707 1,118 1,445 828

Martinique 1,576 3,095 2,883 4,520 1,236

Bourbon 1,605 2,371 1,059 1,667 3 89

Sénégal 230 200 241 183 404

Guyane française 147 197 484 168 178

-Saint-Pierre-Miquelon. 9 37 lO 14 —

La concurrence des Anglais et des Américains nuit à l'accroissement de nos exportations à l'extérieur. Ils fabriquent avec l'huile de palme un savon plus commun que celui de Marseille et qui pourtant a des propriétés que le nôtre n'a pas, entre autres celle de se dissoudre dans l'eau de mer, ce qui le rend fort utile pour ravitaillement des navires dont l'eau douce doit être ménagée. Ils le livrent a bien meilleur marché et par conséquent obtiennent généralement la préférence. Nous appelons sur ce fait l'attention de nos manufacturiers et de nos négocians.

L'huile de palme est en Angleterre et aux États-Unis l'objet d'un immense commerce (l). Depuis quelques années l'on a commencé à Marseille à fabriquer du savon à l'huile de palme. Jusqu'à présent une seule manufacture (celle de MM. Roulet et Gilly) s'est livrée avec étendue et succès à cette fabrication déjà exploitée à Nantes sur d'assez larges bases. Cet exemple ne tardera pas sans doute à trouver des imitateurs , et notre exportation de savon à l'huile de palme qui a été en 1840 de 63,825 kil. , en 1841 de 47,541 kil. , grandira et tentera de disputer aux savons anglais la consommation des marchés étrangers, qui est fort considérable (2).

En 1835 , Marseille a reçu 268 quintaux métriques huile de palme , presque tout du Sénégal. — En 1836 , 2,283 , dont 2,154 venaient du Maroc où ils avaient été expédiés d'Angleterre dans l'espoir de les faire admettre comme provenant de la côte d'Afrique ; il en fut mis seulement 506 quintaux métriques en consommation l'année suivante.

En 1837 , l'importation a été de 223 quintaux métriques.

En 1838, de 1975, dont 1,928 de la côte d'Afrique.

En 1839, de 1,141 de toutes provenances.

En 1840, de 1,386 de toutes provenances.

En 1841, de 5,289 de toutes provenances.

Les importations spéciales de la côte d'Afrique sont relevées au tome II , page 379.

(1) En 1827 , la quantité d'huile de Palme importée en Angleterre de la côte d'Afrique a été de 47,118 qaintaux métriques de 100 kil.— En 1830 de 106,738. — en 1836 , de 138,519. — En 18i0, de 157,752. — En 1841 , de 197,171.

Liverpool , Bristol et Londres ont des fabriques de savon jaune sur une très vaste échelle. En 1831, un seul de ces établissemeps à Liverpool produisait par semaine 120,000 livres de sa\on.

(2) Les états publiés en Angleterre par l'administration, comprennent dans un même article les savons et les chandelles , dont l'exportation en 1840,,' s'est

En 1837, sur le rapport de M. de Maisonneuve , 'actuellement directeur de la division du commerce extérieur au ministère du commerce , la Société de Stalistique votait des médailles d'encouragement aux personnes qui s'occupaient avec le plus de zèle de la fabrication du savon à l'huile de palme.

« Il y a là, disait M. de Maisonneuve, pour l'industrie mar- M seillaise une conquête à faire. Cette conquête serait facile puis- » que Marseille possède les meilleurs procédés de saponification, » et elle serait d'autant plus précieuse , qu'avec la soude factice, » la résine et le galipot qui sont trois produits indigènes, le prin- » cipal élément du savon jaune est une matière ( l'huile de palme) » que nos navires trouveraient à charger en abondance sur les » côtes occidentales d'Afrique, en échange des produits français. . . » Ce qui donnera de l'essor à notre navigation et des débouchés » à nos manufactures. Le commerce y trouvera de nouveaux » moyens d'échange , tant avec la côte d'Afrique qu'avec les pays » que l'Amérique et l'Angleterre sont maintenant en possession V exclusive d'approvisionner de savon jaune (1).

» Les savonneries , de leur côté , auront plus d'activité pour » subvenir à une plus grande exportation et à l'accroissement » que pourra prendre la consommation intérieure par suite de » de l'abaissement da prix.

» Ce sont tous ces motifs qui , pris en grande considération » par le gouvernement, ont fait réduire les droits d'entrée sur » l'huile de paîme à la moitié des droits imposés sur l'huile d'o- » live et promettre à cette fabrication le drawbach accordé à » celle d'olive. »

Voici l'état des exportations de savon jaune en 1840 ^t 1841 :

élevée à 17,331,000 fr. valeur officielle, et à 11,266,000 fr. valeur .déclarée. En France , pendant la même année , l'exportati.ndu savon présente un chiÉfre de 2,255,680 fr. , y compris 54,560 fr. de savon d'huile de palme , celle de la chandelle est de 1,682,605 fr.

(t) Ces pays sont les bords du golfe du Mexique , le Brésil , Buénos-Ayres, le Chili , le Pérou , l'Afrique , l'Asie , Haïti et les îles des divers Océans.

Savon à l'huile de Palme exportéjle Marseille avec prime.

Suède et Allemagne K. 108 1 ,709

Hollande et Belgique 1,304 1,103

Angleterre et Possessions 329 —

Toscane , Sardaigne et Deux-Siciles 7,250 1,597

Turquie 86 84

Algérie 38i 648

Suisse 796 24,447

Côte occidentale d'Afrique 160 —

Haïti 16,320 15,006

Iles Danoises d'Amérique • . . . . 8,110 —

Colombie 5,186 50

Uruguay . . . • 301 92

Océan.... 313 —

Brésil 4,346 —

Martinique 3,623 2,256

Guadeloupe 1 ,359 —

Sénégal 10,756 549

Cayenne 2,816 —

Terre-Neuve 278 —

Totaux K. 68,825 47,541

C't'st surtout dans l'exportation à l'étranger qu'est l'avenir du savon d'huile de palme. La consommation intérieure est largement satisfaite par les savons d'huile d'olive , protégés par d'anciennes habitudes , et dont l'abandon d'ailleurs n'aurait aucun motif. Aussi , la réduction du droit d'entrée sur l'huile de Palme n'a pas produit tout l'effet qu'on en attendait. En présence du remboursement des droits à la sortie , cette réduction ne pouvait donner au savon jaune de nouveaux débouchés extérieurs, les seuls auxquels il puisse prétendre. L'étranger est même porté à préférer le savon d'olive, qui jouit d'une prime de 25 francs , tandis quele savon de palme n'en obtient qu'une de 4 francs. Si donc , le gouvernement veut développer cette industrie ainsi que le cominerce avec lu côte

d'Afrique , il doit s'attacher à encourager la consommatiou extérieure du savon jaune bien plus que sa consommation à l'intérieur, et pour cela, élever la prime d'exportation.

Dans l'état, la principale consommation des savons de Marseille se fait en France , puisque sur 500,000 quintaux métriques fabriqués, il ne s'en exporte que 27 à 40,000. Presque tout le reste s'expédie pour les ports français de l'Océan et de la Méditerranée et pour l'intérieur, par terre. Les envois les plus considérables se font pour le Havre et Rouen.

De Rouen on les dirige sur Paris, principal marché de consommation.

Quelques essais ont été faits pour disputer à Marseille ce grand marché.

Une société exploite deux fabriques de savon à Paris et une à Rouen. Elles emploient des huiles d'Espagne, des huiles et ressences qu'elles tirent de la Provence, des huiles d'œillette , et depuis quelque temps, beaucoup de graisses et saindoux.

Elles produisent un savon analogue aux qualités secondaires de Marseille. Elles pourraient faire aussi les premières qualités ^ mais leur prix de revient est trop élevé.

On assure que ces fabriques donnent des bénéfices. Toutefois on est tenté d'inférer du chiffre de leur production , que ces bénéfices ne sont pas aussi brillans qu'on s'est plu à le dire , puisque pouvant produire 60,000 caisses (l) par an, les deux fabriques de Paris ne produisent guères que 25,000 caisses.

La fabrique de Rouen en produit 12 à 15,000 par an.

Outre ces trois fabriques qui produisent du savon analogue à celui de Marseille, il en est 6 autres qui font par an 25,000 caisses savons jaunes ou à base animale , c'est-à-dire , faits avec de la graisse au lieu d'huile , et dont la consommation s'étend à mesure que le prix dû savon de Marseille s'élève etvice versa.

La concurrence des fabriques de Paris et de Rouen a peu nui à Marseille, riche de nombreux avantages qu'on ne pourra que très difficilement lui enlever, riche surtout de la perfection apportée à cette fabrication par plusieurs de ses industriels. Elle renferme une population ouvrière nombreuse , exercée qui se recrute aisé-

(1) Le'poids d'une caisse est de 128 à 130 kil.

meut et se maintient toujours au niveau des besoins. Le fabricant du Nord, au contraire, n'a eu jusqu'ici que des ouvriers venus de Marseille , auxquels il donne un salaire plus élevé et qu'il est tenu de payer, même dans les temps de chômage.

Marseille a aussi un avantage spécial soit pour les huiles de graines à cause de sa proximité de l'Egypte , du Levant et de la mer Noire, soit pour les huiles d'olive dont elle est le grand entrepôt.

Les producteurs de Paris et de Rouen, n'ayant pas de marché , sont obligés à un approvisionnement permanent considérable qui rend pour eux inévitables toutes les chances contraires.

Néanmoins, les fabricans de Marseille doivent s'attendre à de nouveaux et plus grands efforts de la part de leur rivaux du nord , et redoubler de soins et d'attention pour maintenir leur supériorité.

Si l'expédition de nos savons pour les ports français de l'Océan est encore, en général , à peu près de la même importance qu'en 1827, ainsi qu'on la vu dans le chapitre sur les mouvemens du grand cabotage (1), elle éprouve, en particulier, sur les points approvisionnés par les fabrique du nord, une diminution depuis quelques années. Nos savonneries, il est vrai, ne se ressentent pas de cette diminution ; elles ont même , on vient de le voir, accru leur production parce que laconsommation a grandement augmenté partout; d'ailleurs il est à remarquer que la décroissance de nos envois sur Paris tient à des causes passagères et surtout à l'élévation du prix des huiles ; que cette cause agissant moins fortement en 1842 , les chargemens pour Rouen ont^ dans les 9 premiers mois de cette année, surpassé ceux de toute l'annéel 841; mais il n'en est pas moins certain que nous ne profitons pas à Paris comme sur d'autres points des progrès de la consommation , et c'est là un fait que je livre à l'appréciation et à la sollicitude de nos fabricans de savon.

Voici , à l'appui , le relevé du nombre de caisses expédiées ^depuis 1 836, pour les principaux ports de l'Océan :

(1) Tome III , page 105.

Caisses de savon expédiées de Marseille.

PORTS DE DESTINATION

Rouen (1).

Nantes. . .

Caen.. . ..

St-Valéry.

Il a été envoyé, en outre, de Marseille pour les ports français de la Méditerranée, en 1838, 129,682 quintaux métriques savon. — En 1839, 133,593.— En 1840, 25,441. La diminution en 1840 est trop forte pour pouvoir être expliquée par les interruptions fréquentes de la navigation du Rhône qui ont souvent forcé d'expédier les savons par terre au lieu de les diriger par mer sur Arles ; elle doit être le résultat d'une erreur dans la rédaction des états du cabotage publiés par l'administration.

Les fabriques de savon de Marseille s'alimentent presque exclusivement à l'étranger pour les huiles d'olive qu'elles emploient. Voici le tableau des quantités importées depuis 1826.

Huiles d'olive pour fabrique importées de l'étranger à Marseille.

( Tonnes de 1,000 kil. )

(1) La plupart des envois portés dans les états du cabotage au compte du Havre, sont ici réunis à ceux de Rouen.

(2) Dans les neuf premiers mois de 1842 il en a été expédié 69, U2 caisses.

(3) Dans les neuf premiers mois de 1842 il en a été expédié 38,115 caisses.

(4) A partir de 1836, les chiffres comprennent ensemble les huiles de fabriques et les huiles comestibles, par suite de la loi du 2 juillet 1836, qui a soumis les unes et les autres aux mêmes droits. La moyenne des importations étrangères d'huile comestible, de 1832 à 1835, étant de 2,000 tonnes, on peut déduire cette quantité sur les années postérieures à 1835 pour établir l'importation des huiles pour fabrique. ^^

(5) C'est par suite d'une faute d'impression que dans le résumé du livre III, l'imporlation de l'huile d'olive en 18il n'est portée que pour 14,705 tenues.

Les quantités importées en 1833 et 1834, et de 1839 à 1841, provenaient des pays suivans :

(Quantités en tonnes de 1,000 kil. )

Angleterre et possessions. ... . 183 529 3 29S 489

Espagne 11,583 374 1,850 7,893 446

Autriche 1 56 74 9 —

Sardaigne 17,001 23,084 14,539 10,238 7,025

Deux-Siciles 2,116 547 4,522 6,369 2,864

Autres États d'Italie 20 271 1,689 539 551

Grèce — 607 310 93 79t

Turquie — 1,538 5,949 3,434 10,508

Etats Barbaresques 6,691 2,687 457 2,957 2,019

Algérie. 412 1,185 8 1 10

Il a été importé en outre à Marseille des ports français de la Méditerranée ( y compris la Corse ) en 1838 , 3,736 tonnes huile d'olive. —En 1839, 951. — En 1840, 2,020. — En 1841 la Provence n'en a fourni aux fabriques que 1 6 tonnes , la Corse 11 1 .

La récolte de 1841 à 1842 en Provence a été abondante. Elle a livré aux fabriques de Marseille environ 2,900 tonnes.

La totalité des huiles de toute espèce , mises en consommation pendant les onze premiers mois de 1842, a été de :

320,040 hectolitres, soit à 90 kil. par hect 28,804 tonnes.

La quantité d'huile d'olive, de toute provenance ,

entrée dans le port de Marseille a été 278,469

hectolitres, dont 55,229 n'ont fait que transiter,

reste pour la consommation 223 ,240 hect., soit 20,092 tonnes.

8,712 tonnes.

Ce dernier chiffre de 8,712 tonnes représente les huiles de graines consommées et les huiles d'olive entrées par terre pendant les onze premiers mois de 1842.

Avant la Révolution, les importations à Marseille d'huiles étrangères variaient de 15 à 20 millions de kil. par an (1).

Dans ces quantités , les provenances du Levant et de la Barbarie entraient pour la proportion suivante :

(11 En 1792, il fut importé en France 16,827,7.39 kil. huile d'olive et 1,009,655 kil. huile de graine.

Huiles importées à Marseille du Levant et de la Barbarie de Mil à 1785.

( Quantités en milléroles de 6i litres on 58 kil. )

Page 1