ECHELLES
Smyrne. .
Morée . . .
Canée- . .
Tunis. . .
Alger . . .
Tripoli de
Barbarie.
Totaux
Voici, d'après les états de l'octroi, les quantités d'huile de toute espèce consommées à Marseille depuis 1811, savoir :
1811, 151,360hectolitres.— 1812, 102,505.— 1813, 121,750.
— 1814, 165,132. — 1815, 179,988. — 1816, 206,939. — 1817, 126,454.— (De 1818 à 1823 le droit ne porte plus que sur les comestibles, le chiffre le plus élevé fut de 5,789 hect.) — 1824- , 477,182(1).— 1825, 265,669.-1826, 246,772.— 1827, 288,317
— 1835,241,207. — 1836, 321,944.-1837, 318,695.-18.38, 331,537. — 1839, 315,323.-1840, 377,714.-1841, 288,502 hectolitres.
On peut suivre dans la progression de ces nombres la marche ascendante de la fabrication. 360,000 hect. d'huile employés en 1840, représentent 560,000 q. m. de savon.
La même progression se remarque dans la consommation des soudes.
En 1834 , il en est introduit 19,774 tonnes de 1 ,000 kil.— en
(1) Ce chiffre représente non seulement les huiles entrées dans l'année , mais encore les huiles en magasins qui furent recensées à l'époque où le droit fut rétabli.
1835, 19,160. — En 1836, 23,876. - En 1838, 22,789. — En 1839, 21,143. —En 1840, 23,608. —En 1841, 22,148 (1).
L'Espagne nous fournit toujours des soudes naturelles; elle nous en a envoyé en 1839, 728 tonnes. — En 1840, 1,998.— En 1841, 1,968(2).
L'Egypte nous a expédié en 1841, 763 tonnes natron. Il n'en a été mis en consommation que 26.
Le suif et le saindoux sont également employés dans la savonnerie; les quantités entrées sont de 368 tonnes, en 1838. — 474 , en 1839. — 983, en 1840. — 1,085, en 1841 (3).
Parmi les huiles employées dans la savonnerie et dont je viens de donner les quantités d'après les registres de l'octroi, il en est une partie provenant de'graines oléagineuses dont la fabrication est devenue à Marseille, une branche considérable d'industrie , objet du chapitre suivant.
(1) De 1840 à 1841 la consommation des huiles a diminué de 25 pour cent, tandisque celle des soudes n'a fléchi que de 6 pour cent. Il résulte de ce fait la preuve que plusieurs fabricans font entrer dans la composition du savon non seulement le suif et le saindoux , mais encore une proportion toujours plus forte de soude.
(2) Une circulaire du 15 novembre 1842 a porté à la connaissance du commerce une décision ministérielle statuant qu'à l'avenir les soudes importées de l'étranger ne seront admises à la consommation qu'autant qu'elles marqueront 20 degrés à l'alcalimètre. Cette mesure équivaut à une prohibition formelle des soudes d'Espagne , car elle sont loin de contenir 20 degrés d'alcali. Nous ne savons jusqu'à quel point on peut ainsi, par voie de circulaire, prohiber un produit étranger. Ce qu'il y a de certain, c'est que cette prohibition sera funeste à la savonnerie , obligée désormais de subir la loi de deux fabricans qui seuls peuyent produire des soudes salées analogues à celles d'Espagne, dont l'emploi dans nue certaine proportion est indispensable.
(3) L'octroi a constaté en outre, en 1841, l'entrée de 1,486 tonnes graisse.