‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 86 sur 181 · S II. — SEL DE SODDE · texte numérisé non relu

S II. — SEL DE SODDE

Production en 1820.— En 1825.— En 1 8.— Demande d'un Drawbach.

De la fabrication des soudes est née celle du carbonate de soude , généralement connu sous le nom de sel de soude. Les progrès de cette nouvelle industrie qui s'exploite dans les fabriques de soude ont été rapides. En 1820, trois ou quatre fabriques à Marseille, produisaient au plus 6,000 quintaux métriques de sels de soude par année. En 1825 , on en comptait, tant à Marseille que dans les environs , dix , fabricant annuellement 40,000 quintaux métriques, indépendamment de deux autres fabriques dans le département du Var.

Aujourd'hui, 12 fabriques , dont 2 travaillent fort peu, livrent annuellement au commerce 15,000 barriques sel de soude de 600 kil., soit 90,000 qx. m. qui, à 48 fr. , présentent une valeur de 432,000 fr.

La principale consommation de ce produit est dans le nord de la France. Depuis quelques années il a été remplacé avec avantage par le sulfate de soude , dans la fabrication du verre commun , mais son emploi pour le verre fin est toujours considérable.

Dès 1834 , la Chambre de commerce de Marseille a demandé au gouvernement qu'on restituât à l'exportation des soudes et sels de soude le montant des droits payés sur la quantité de soufre et de nitrate employée à leur fabrication. Un pareil drawbach est depuis long-temps accordé aux acides sulfurique et nitrique. L'adoption de la proposition de la Chambre de commerce serait chose

^ 320 — conforme à la justice et à la raison , et contribuerait au développement de l'industrie locale et du commerce d'exportation. J'ai dit dans le paragraphe précédent quelle devrait être la quotité de cette prime.

Page 1