S V.— NOIR ANIMAL
Fabrication en 1829. —En 1842. — Exportation.
Ce produit , nommé aussi noir d'ivoire et noir d'os , est fabriqué en grand dans Marseille depuis 1820 , époque où l'on substitua cette substance au sang de bœuf et aux autres matières albumineuses pour la clarilication des sirops dans les rafiineries de sucre. En 1829, cette fabrication occupait sept établissemens , employant chacun au moins 5 hommes et 2 à 4 chevaux, et produisant 22,000 qx m. charbon animal à 23 fr. Aujourd'hui, toutes les raffineries de sucre, à l'exception de trois, ont joint à leur exploitation la fabrication du charbon animal nécessaire à leur consommation. Il n'existe plus que deux établissemens spéciaux occupant 24 ouvriers , et travaillant soit pour les ratïineries qui n'ont
pas d'usine de ce genre , soit pour le commerce et quelques autres industries locales de peu d'importance. Il y a quelques années on en fesait des envois considérables pour Nantes et autres ports français de l'Océan. Ils ont été interrompus par la cherté des os (1).
La production des deux établissemens en activité est de 12,000 q . m. qui à 24 fr. les 100 kil. constituent une valeur de 288,000 fr.
On en exporte à l'étranger et aux colonies. Voici les chiffres ( commerce spécial ) .
1826: 29,129 kil.
Dont 79,682 pour Bourbon , 11,853 pour la Guadeloupe , 10,329 pour l'Algérie.
S Vï. — COLLE-FORTE.
Produits en 1830. — En 1842.
En 1830 , sept fabriques de colle-forte étaient établies à Marseille. La quantité fabriquée annuellement n'excédait pas 2,500 quintaux métriques du prix de 130 fr. Chaque établissement occupait trois ou quatre hommes à 2 fr. 50 c.
Cette fabrication autrefois concentrée en Hollande qui était en possession de fournir les produits les plus estimés , est à Marseille à un point de perfection qui la met hors de rivalité (2) .
Il n'existe en ce moment que deux fabriques en activité , mais l'importance de leur production est égale à celle des sept fabriques travaillant il y a douze ans. Les prix varient de 105 à 155 fr. les 100 kil. Le nombre des ouvriers est de 20.
(1) Le prix des os était en 1830 de 10 fr. les 100 kil.; il est aujourd'hui de plu» de 11 fr.
(2) Statistique des Bouches-du-Hhône , tome IV, page 780.
S YII. — ALUN.
Nombre des fabriques en 1830. — En 1842. — Exportation.
On le tirait autrefois uniquement des mines d'Italie et du Levant. Le besoin d'utiliser les grandes quantités de sulfate de potasse , résidus des fabriques d'acide sulfurique , fit créer a Marseille et à Septèmes des établissemens pour la fabrication de l'alun.
En 1830 il y avait quatre fabriques à Marseille et une à Septèmes ; elles occupaient six ouvriers l'une dans l'autre. Leurs produits, très estimés, s'élevaient chaque année à 12,000 qx m. alun, du prix de 28 fr. le q. m.
En 1842 , Marseille n'a plus qu'une seule fobrique d'alun occupant 8 ouvriers et produisant 2,000 qx m. à42 fr.
Les quantités d'alun exportées de Marseille sont ainsi qu'il suit : (commerce spécial). En 1839 , 53,735 kil. — En 1840, 72,966.— En 1841 , 58,463 , dont 18,069 pour l'Algérie, 15,868 pour la Turquie, 6,977 pour la Barbarie.
Il a été exporté en outre en 1839 , 540 kil. alun brûlé. — En 1840, 1,685 kil. — En 1841 , 1,529 kil., dont 1,243 pour la Sardaigne .
S VIII. — CÉRCSE.
Production en 1830. —En 1842. — Exportation.
Il y en avait en 1830 trois fabriques à Marseille employant 18 ouvriers, confectionnant annuellement ensemble 1 ,200 quintaux métriques de céruse du^arix de 95 fr. le q. m.
Il ne reste plus qu'une seule fabrique en activité , occupant 8 ouvriers , produisant 500 qx m. du prix de 80 fr.
lia été exporté de Marseille (commerce spécial): en 1839, 13,097 kil. céruse. — En 1840, 14,642.— En 1841, 22,887 kil., dont 13,954 pour l'Algérie , 4,490 pour Bourbon.