‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 11 sur 197 · Lettres à Mme de Maintenon, dans l'édition précitée · texte numérisé non relu

Lettres à Mme de Maintenon, dans l'édition précitée

2. Mme de Gaylus avait eu cinq enfants. Trois étaient morts en bas âge.

3. On sait qu'une liaison trop publique avec Villeroy était la raison principale de sa disgrâce.

SA JEUNESSE

dresso qui me font espérer que vous serés toujours une bonne mère, et que vous ne serés pas assez folle pour vous remarier. Yivés en paix, ma chère niepce, ne reprenés point le monde; clioisissés un certain nombre d'amies pour quelque société. Voiés peu d'hommes, et que ce peu soient honettes gens. Vivés à la vieille mode; aiés toujours une fille qui travaille dans Aostre chambre quand vous estes avec un homme. Meffiés-vous des plus sages, deffiés-vous de vous-mesme; croyés une personne qui a de Texpérience et qui vous aime. Yous estes encore jeune et belle; au nom de Dieu, ne vous commettés point et ne commettés pas les autres. Occupés-vous de vos enfants; serves Dieu sans [extase] ^ ne méprisés personne, ne vous entestés de rien; suivéslavoye commune. Ne vous eslevés point; soiés simple, et pardonnés à ma tendresse cette petite instruction ^ ))

Voilà, dira-t-on, une « tendresse » qui s'exprime assez rudement. Une telle leçon suppose deux fortes âmes, l'une pour la donner, l'autre pour la recevoir. Au surplus, la gravité des circonstances pouvait autoriser cette hauteur de ton, et l'imprudente Caylus, au temps orgueilleux de ses triomphes, l'avait entendue résonner plus d'une fois. Avec un peu d'humilité chrétienne, elle pouvait à la rigueur se reconnaître dans cette sorte de portrait à contre-épreuve tracé par un censeur austère. La mercuriale produisit-elle l'effet attendu? ou même n'était-elle déjà plus nécessaire? En tout cas la charmante veuve ne paraît plus tentée d'au-

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