‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 134 sur 197 · Des embaumements des Egyptiens, XXIII · texte numérisé non relu

Des embaumements des Egyptiens, XXIII

5. Sur la peinture à l'encaustique, XXVIII, 179-212. Sur un moyen d'incorporer la couleur dans le marbre et de fixer le ti-ail, XXIX, 166-177.

6. Du théâtre de C. Scribonius Curion, XXIII, 369-394, avec 4 planches.

non moins d'aisance que de clarté ; tantôt enfin ce sont ses propres expériences et ses réflexions qu'il expose, et on ne Ty trouve pas inférieur. Tous ces sujets ne sont pas également approfondis; mais tous témoignent d'un véritable esprit scientifique. S'il parle de la porcelaine d'Égypte, si dure et si brillante, on peut compter qu'il soulèvera la question de cuisson et de combustible. Un autre jour, le résultat d'une expérience lui suggérera un doute, qu'il soumet à l'Académie. Ou encore, s'il émet une assertion, c'est pour provoquer le débat contradictoire d'où il attend la lumière. Ainsi prit naissance la discussion sur les armes de cuivre découvertes à Gensac \ Les uns n'y voyaient que des épées de parade; d'autres les déclaraient modernes. Que fait Caylus? Il en forge de semblables, reproduit l'alliage, la forme, jusqu'aux variétés. Il les éprouve : elles sont supérieures en trempe, en solidité, à celles qu'a trouvées M. do Trudaine. Il les apporte alors à la Compagnie, raconte le détail de ses opérations, et affirme que les épées découvertes sont non seulement offensives aussi bien que défensives, mais encore antiques et romaines. Il prouvait le premier point; il n'avançait le second que pour soulever une discussion, qui d'ailleurs ne se fit pas attendre. Lévesque de la Ravalière prit le contre-pied de sa proposition, et nia, avec force textes à l'appui, que les anciens connussent aulre cbose que le fer. Bartbélemy concilia ces deux opinions extrêmes. Les anciens connaissaient le cuivre — Homère suffit à le prouver — et les Romains le trempaient fort bien. Quant à l'objet même du débat, il y voyait bien, avec Caylus, des armes défensives ou offensives, mais d'une époque assez basse; elles auraient appartenu soit h des Romains établis en Gaule, soit à des Germains de

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