Le Beau, Eloge de Caylus, iv-v
2. Le Beau, ibid.; — Me'm. de Caylus sur la Diane d'Éplièse à l'Académie des inscriptions.
3. Goncourt, Portr-. ititimes du XVIW siècle (Caylus), p. 150.
Cependant M. de Bonac, débarqué à Péra \ n'y avait plus trouvé la cour ottomane. Elle avait fui Constantinople et la peste, et s'était transportée à Andrinople à l'occasion des événements de Hongrie. Des Alleurs l'y avait suivie, ignorant que son successeur fut en route. Bonac malade, mécontent, froissé d'ailleurs de voir les vaisseaux de Sa Majesté menacés d'une visite aux Dardanelles, recule devant ce nouveau voyage; et pourtant il est urgent qu'il communique avec la Porte. Que faire? Caylus sera son ambassadeur. C'est à lui qu'il confie ses premières instructions pour le Sultan et pour M. des Alleurs. Celui-ci a s'acquitte fort bien de sa commission », écrit Bonac au roi ^ On donne contre-ordre aux Dardanelles ; des Alleurs va pouvoir partir, Bonac sera le bienvenu auprès de la Porte. Toujours souffrant et se plaignant, notre ambassadeur se décide enfin à quitter Péra pour Andrinople \ Quant à Caylus, il est déjà parti pour un nouveau voyage. Il visite la Troade, il explore pieusement les cliamps où fut Troie; il cliercbe, lui aussi, dans la poussière ce qui fut le Simoïs, et le Xantlie, et l'autel de Jupiter Hercéen. Il ne trouve que la plaine sauvage et déserte décrite par Lucain; le ruisselet que César francliissait d'un bond a disparu avec le reste; etiam periere ruinse \
Serait-il passé en Grèce après ce début mallieureux? Peut-être. Mais ses explorations cessèrent alors qu'elles ne faisaient que de commencer. La tendresse de sa mère, qui le rappelait sans cesse, retint sa curiosité. Sans doute il avait d'autres plans. Il exprime quelque part le regret de n'avoir pu pousser jusqu'en Chine, regret sincère chez un