‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 29 sur 197 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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4. Un écrit du temps parle de son ton de pince-sans-rirc analogue à celui du montreur de lanterne magique.

5. « J'ai été consulté par celui qui est chargé du feu sur l'eau, et contraint, comme on l'a été par l'idée de ces messieurs, qui ont absolument voulu un arc-en-ciel pour faire allusion au congrès, et deux montagnes qui rappelassent le souvenir des Pyrénées. » (A Conti.) — L'optique et la pyrotechnie, qui prêtaient à des effets artistiques, étaient l'objet de sa prédilection.

SA JEUNESSE

cette période est un mondain bien plus qu'un libertin : s'il commet assez de légèretés pour qu'on reconnaisse en lui un homme de la Régence, rien n'annonce pourtant le cynique morose de l'époque suivante. Sans doute il n'y a souvent entre un dissipé et un débauché que la différence de l'âge. Ici pourtant on peut noter quelque chose de plus : c'est à savoir la présence de celle qui, suivant le beau mot d'un ancien, tempérait de modestie et de retenue les plus fougueux écarts \

Ainsi se passèrent une dizaine d'années. Le comte habitait toujours au Luxembourg avec sa mère : mais la rue d'Anjou-Dauphine, où demeurait la « divine Thalie », comme l'appelle Voltaire, le connaissait bien. Plus souvent encore le trouvait-on dans quelqu'une de ces chambres qu'il louait en ville, soit pour y travailler incognito, soit pour permettre aux artistes ses amis et aux modèles d'aller et de venir librement ^ Mais la compagnie de sa mère, et la société qu'elle recevait encore, ne lui faisaient pas goûter de moins vifs plaisirs. Le cercle s'était insensiblement rétréci. La moitié de la vieille cour avait suivi de près le roi au tombeau. Restaient pourtant quelques hdèles, le vieux Villeroy, l'aimable Glioisy. Ils devisaient ensemble du passé, tout bas, loin de cette cour nouvelle dont ils n'approchaient pas. Mme de Gaylus pourtant, après une longue et prudente abstention, se hasarda quelquefois chez les hôtes de Sceaux. Tout y parlait pour elle d'une chère époque disparue, de la grande disgraciée qu'ils aimaient de la même tendresse. Une curieuse lettre montre même qu'elle fut tentée un instant de jouer un rôle moins discret ^ Mais elle dut vite reconnaître son erreur, et s'ap-

1. Lusus etiam... sanctitate quadam et verecundia temperahat. (Tacite.)

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