‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 3 sur 197 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

<rapprécier son œuvre, on comprendra pourquoi nous avons choisi un genre mixte, où Texamen raisonné se mêle à l'exposition méthodique. Aussi nous sommesnous préoccupé moins d'être complet que de dire l'essentiel; de pousser à fond toutes les questions que d'en montrer l'intérêt, la valeur, le lien surtout; de ramener cet ensemble si divers à une certaine unité de vues qui fût non point nôtre, mais propre à l'auteur; de saisir enfin le plan général de son esprit, et de le reproduire dans le plan de notre étude. C'était, croyonsnous, le meilleur moyen d'orienter le lecteiu^ dans le dédale de la Vie et des Ouvrages du comte de Gaylus.

Des sacrifices s'imposaient. — Le premier (est-ce bien un sacrifice?) est celui de Gaylus auteur badin. Non par une pudeur — qni serait d'ailleurs fort explicable, — ni dans l'espoir naïf qu'une omission si voyante servirait les intérêts de sa réputation; mais pour deux raisons selon nous péremptoires. La première, qu'il n'existe aucun moyen critique d'établir quelle part revient à Gaylus dans le gros recueil imprimé sous son nom ; et que cette part, bien moindre qu'on ne croit, de l'aveu même des éditions posthumes, semble pouvoir être encore considérablement réduite \ Gaylus a été éditeur responsable,

1, OEucres badines dti (.'omh; de CayKis, Paris, 1781, 12 vol. gr. in-8. — Sur ces 12 volumes, (|tiatrc sont des traductions ou adaptations; sur les huit autres, la moitié à peu passe, pour être de Gaylus, ou, n'étant pas de r^aylus, est nonobstant insérée parmi ses œuvres; — le reste, conséquemment, semljle devoir lui être attribué : mais sur quelles preuves? Rien, ou pres(|ue rien, n'avait primitivement paru sous son nom. — On pourrait, croyons-nous, appli(pier aux éditeurs de Gaylus la confession d'un de ses personnages : « .J'ai souvent attribué de tort mauvais ouvrages à de fort

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