‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 4 sur 197 · AVANT-PROPOS. XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XI

bien plus qu'auteur. Il a été auteur pourtant, on le sait, ou du moins on le dit, car lui ne le dit guère. Mais de quoi? Longue serait la discussion, si elle importait. Elle n'importe pas. Car, à qui notre première raison ne suffirait pas, nous donnerions l'autre, que les douze in-octavo de Gaylus, en y ajoutant tous ceux de « sa société », ne présentent pas le moindre intérêt, même et surtout littéraire. Platitude, fadeur, grossièreté, voilà, en trois mots, ce qu'elle nous offre presque partout. Quant aux perles qu'on pourrait découvrir dans ce fumier (et il en est peut-être d'une pureté relative) \ les cherche qui en aura le temps et le goût. En ne nous excusant pas de n'avoir pas poussé plus outre l'examen de ces infiniment petits de notre Httérature, nous rappellerons le mot de Ca?lius faisant recueillir les nouvelles à la main par ses esclaves : « Nescio cujus otii csset non modo perscribere lisec, sed omnino animadvertere.

Pour les parties solides de l'œuvre, une simplification était nécessaire, sous peine de se perdre dans le détail. 11 a fallu procéder par réduction et par groupement. Plusieurs idées, auxquelles Gaylus tenait avec raison, sont souvent et un peu au hasard ressassées; nombre d'indications disséminées ne valent que par le rapprochement; sur le tout, enfin, flottent souvent de ces

honnêtes gens (|vii n'avaient jamais pensé à les faire, pour en déterminer l'acquisilion ». [Hlst. de Catherine Cuisson, qui colportait.) Gaylus en a bien commis (fuelques-uns ; mais on lui en a altriljué Ijeaucoup d'autres, surtout après sa mort, pour les mieux vendre.

1. Quelques-uns font grand cas, par exemple, de M. Guillaume, cocher, (|ui n'est pas absolument sans mérite. Mais Justement il n"a Jamais été prouvé ([ue Gaylus en fût l'auteur.

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