‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 49 sur 197 · Corr. litt., septembre · texte numérisé non relu

Corr. litt., septembre

CAYLUS ET LA SOCIÉTÉ DE SON TEMPS

hardiesse affectée ; c'est le ton du jour, celui de nos encyclopédistes/. )) De Mirabeau le père, à propos de VAmi des hommes : « Ce beau titre n'est pas rempli, et l'auteur a plus d'amour-propre que de goût pour le bien ^ ». De Duclos : « Je ne sais si vous vous souvenez àhin taie che si chiama Duclos; il a de l'esprit et point d'imagination; ses poumons facilitent sa loquêle^ », etc. Yoilà bien l'homme <( à la voix de gourdin » dont parle Grimm. Caylus, qui l'avait vu de très près, jeune, dans l'intimité de ses soupers, et qui le retrouva dans le monde, célèbre et même à la mode, semble l'avoir particulièrement détesté. Et certes, l'histoire du conte d'Acajou n'est pour rien là dedans, quoi qu'on ait dit d'une prétendue jalousie littéraire *. Aux réclamations d'Auger Caylus aurait volontiers répondu suivant un mot célèbre : « Rendez-lui son Acajou, et qu'il s'en aille ». Un brin de papier, de quelques centimètres carrés, trouvé dans les manuscrits de la Sorbonne, et delà main de Caylus, résume et définit cette haine pour Duclos et quelques autres : « L'Insolence, fille de l'Impolitesse et de l'Orgueil, par une bizarrerie de femme, quitte l'Angleterre. Peu connue dans Paris. Laide catin, lasse des acteurs et des auteurs qui l'avaient accueillie ; Leblanc, Ducloz, Rousseau ^ Thébergent et l'entretiennent. On se gîte où l'on peut. »

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