‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 98 sur 197 · Mem. inédits · texte numérisé non relu

Mem. inédits

2. Mignard fut anobli par Louis XIV. — On sait que sa fille épousa le comte de Feuquières.

3. Charles Coypel (1694-1752), fils d'Antoine Coypel (1661-1722) et petitfils de Noël Coypel (1628-1707), peintre bel esprit, qui fit du théâtre, cultiva tour à tour la peinture d'histoire et la bambochade, et composa un certain nombre de Vies d'artistes.

séance pour la première fois h l'Académie le 1" décembre

Les premières années s'écoulent sans incident notable. Quelques mois après sa réception, Gaylus lit à l'Académie un petit travail sur l'utilité de l'étude des Dessins des maîtres^. C'est à peine si l'on peut donner à ces quelques pages le n©m de conférence. Sur ce sujet, son tlième favori, Gaylus, comme il Ta prouvé depuis, pouvait montrer plus de vigueur et d'autorité. L'exposé est mou, le ton indécis. L'auteur ne connaît pas encore bien son milieu ; on sent trop qu'il s'acquitte envers ses nouveaux confrères d'un devoir de politesse. Aussi, bien qu'ils aient l'attention flatteuse d'en demander une seconde lecture ^ Gaylus ne renouvelle pas l'expérience. Les années suivantes sont mornes; rien n'en vient remplir le vide. Les procès-verbaux enregistrent mélancoliquement la lecture de quelque biographie nouvelle, ou la reprise d'une ancienne; l'énumération des prix annuels, les noms des lauréats, les réceptions, les décès, sont les seules mentions ordinaires. Gaylus est presque toujours absent des assemblées. En 1734, il ne siège pas une seule fois. De 1735 à 1745, en dix ans, il ne signe pas dix fois au procès-verbal. Que fait-il donc! Il appartient encore à ses anciennes habitudes; il grave ou il étudie, surtout il se distrait en galante compagnie. G'est l'époque des Œuvres badines^ des divertissements de Morville, de l'intimité avec Maurepas; c'est aussi celle de sa nouvelle passion pour l'antiquité, de la formation de son cabinet, d'un voyage dans le Midi, de son élection à l'Académie des inscriptions

1. Extrait du procès-verbal de l'élection : « ... A quoi la Compagnie a applaudi, connaissant son mérite et l'estime qu'il fait (Gaylus) de tous les habiles gens qui la composent. » (24 novembre 1731.)

2. Inséré au Cabinet de l'Amateur et de l'Antiquaire, 1845 et 1846, vol., et réédité par H. Jouin. Prononcé le 1 juin 1732.

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