Nerva. 10. M. Aurèle
En nous rappelant qu'en 183 Commode est empereur, nous serons portés à joindre à cette liste les noms des princesses de la famille Antonine, c'est-à-dire les deux Faustines, Sabine, femme d'Hadrien et Matidie , belle-mère de cet empereur ; puis la Diva Augusta, dont le nom revient si souvent à côté de celui d'Auguste. Le seizième nom peut être celui de Plotine, femme de Trajan. Nous avons ainsi tous les empereurs consacrés et les impératrices de la dynastie alors régnante.
Entre l'an 183 et l'an 218, les quatre Divi ajoutés à la list« sont naturellement les quatre empereurs consacrés : Commode, Pertinax , Sévère et Caracalla.
Après eux, nous constatons, par le calendrier Philocalien et
(2) Ibid., VI, 2104, 1. 4.
(3) Ibid., I, p. 356. Catalogue du temps de l'empereur Constance II , où sont indiqués les divi dont on célébrait encore les natales.
(4) C. I. L., I, p. 340 et suiv. et 379.
par celui de Polemius Silvius, la persistance du culte adressée à Sévère Alexandre, à l'un des Gordiens, à Claude le Gothique, à Aurélien et à Probus. Mais en même temps, le culte de plusieurs de leurs prédécesseurs tombait en désuétude. En vertu du même principe de sélection , Alexandre Sévère n'avait admis dans son laraire que les plus saints (1), et l'empereur Tacite (2) avait dû faire un choix semblable parmi les Divi, quand il décida de bâtir le temple collectif dont nous avons parlé. Plus tard , le culte des impératrices disparut presque complètement (3), Faustine, femme d'Antonin, fut cependant honorée plus longtemps que les autres, car il est encore fait mention de son natalis dans le calendrier de Silvius (4).
(1) Lampride, Alexandre Sévère, 29.
(2) Vopiscus, Tacite, 9.
(3) Dion Cassius, LIX, 34.
(4) Cf. Desjardins, Revue de philologie, 1879, p. 47. La liste de 183 diffère de celle qui est donnée ici en ce que le nom de Domitilla, femme de Vespasien, y remplace celui de Matidie. M. Desjardins croit que le culte des impératrices a seul eu quelque durée, et que celui des autres divae a dû être bientôt négligé. Il me semble difficile d'admettre, sous un prince Antonin, la persistance du culte d'une princesse Flavienne, plutôt que celui d'une princesse de la famille des Antonins.