‹ Essai sur le culte rendu aux empereurs romainsChapitre 32 sur 61 · CULTE PRIVÉ DES EMPEREURS · texte numérisé non relu

CULTE PRIVÉ DES EMPEREURS

êaoTov Eùoreêîi véov Aidvucov xe^vTrat (I). On trouve même le nom de deux des sections de cette vaste association où figure seul le nom de l'empereur. C'est à Rome la Upà 'ASptavri 'AvTwveiwi ôuixeXtx:?; auvoooç (2), et à Nimes la Upi ôufxeXocT) 'ASptaviQ duvoôoç tcov itept tov AoTOxpatopa Kai'dapa Tpaiavov 'A^tavov Seêaorov véov Atovtxrov ffuvxYOvidrwv (3).

Les collèges de veoi' ou de Juvenes institués dans un grand nombre de villes se mettaient également volontiers sous la protection impériale. Ils s'appelaient oî veol qptXooïéaoToi (4), Juvenes Augustales (5), Juvenes Anloniniani Herculanei, etc. (6).

Parmi ces collèges, il convient de donner une place particulière aux Ephèbes d'Athènes. En effet, lesEphèbes athéniens, en même temps qu'ils célébraient les fêtes antiques (7), en avaient consacré d'autres au culte impérial. C'étaient surtout des jeux qui portaient les noms suivants :

t° Les Tepixavuceia , établis en l'honneur d'un prince portant le surnom de Germanicus (8); Bœckh les fait dater de Caracalla (9), M. Dittenberger, de Trajan (10), Neubauer et Alb. Dumout croient qu'elles existaient peut-être déjà au temps de Claude (II);

2* Les ^tXaSeXçpeta , établis, d'après Bœckh et M. Dittenberger, par Septime Sévère en l'honneur de Caracalla et Get^ ( 12) ; d'après M. Neubauer, après 161 , en l'honneur de Marc Aurèle et L. Verus (13) et d'après Alb. Dumont, en 116, on ne sait en l'honneur de qui (14);

3° Les 'ASpidveta, en l'honneur d'Hadrien ; on ignore la date de leur fondation (15);

4° Les Koa[xoo£ta, qui existaient déjà trois ans avant la mort de r«mpereur (16);

(1) B. C. H., 1885, p. 125. Cf. C. /. G., 6829, 1. 12. C. I. A., III, 22.

(2) B. C. H., ibid.

(3) C. /. L., XII, 3232. Cf. Foucart, De collegiis scenicorum artificum apud Graecos. p. 94. Lacour-Gayet, Antonin le Pieux et son temps, p. 277,

(5) Orelli, 4100.

(7) Albert Dumont, Essai sur VEphébie attique, I, p. 249-284.

(8) C. /, A., III, 1079, 1096, 1098, etc., etc,

(10) De Ephebis atticis, p. 72.

(11) Neubauer, Comment ationes p, 50. Albert Dumont, /, i„ p. 298.

(12) C. I. G„ 245. Dittenberger, De Ephebis, p. 74.

(14) L. l.y p. 299, Cf, C. L A., III, 747, 1098, 1133, etc., etc.

(15) C. /. A., m, 121, 1108, 1114, 1120, etc. (16)/6id., III, 1145, 1173, etc.

5° Les Seêr^peta, vers 209 (1);

6° Les TopStàveia, vers 241 (2);

7* Les 'AvToWta qui, d'après MM. Dittenberger et Neubauer, doivent s'appeler 'AvTwvtveta , se rencontrent dès l'an 155; mais Albert Dumont croit qu'il faut attendre de nouveaux documents avant de changer l'orthographe des inscriptions (3).

Enfin , les Ephèbes célébraient des fêtes en l'honneur des victoires impériales (eTriveixta) (4), des sacrifices pour la victoire ou la santé de l'empereur , et les IlaveXXT^vta, après Hadrien (5).

Ces fêtes comprenaient des concours littéraires :

L'eyxcofAtov, concours de discours en prose ;

Le 7roivi[xa, concours de poésie épique;

et des exercices physiques :

Le Boki-^oç ,

Le (TTaStov (trois xà^stç) (6) ;

Le SiauXoç ;

La ttocXt) (trois Ta^etç) ;

Le TcayxpàTcov (id.);

L'S7rXov(irf.)(7);

Signalons encore : des concours de hérauts et des naumachies dans les jeux de Commode et, aux jeux Germaniques, des chœurs et des courses aux flambeaux (8).

Pour subvenir aux dépenses de ces fêtes, les Ephèbes avaient une caisse spéciale qui portait le nom de Seêaffxo^optxa , c'est-àdire : fonds du culte impérial (9). Ces fonds servaient même, dans certains cas, aux dépenses d'autres fêtes, par exemple les jeux de Platées, parce que les Ephèbes y faisaient des sacrifices pour le salut ou la victoire des empereurs (10).

Les légions romaines et les corps auxiliaires ne négligeaient

(1) C. /. A., III, 121, 1169, 1171, etc.

(2) Ibid., III, 1197, 1198.

(3) Albert Dumont, l. L, p. 301. C. I. A., III, 121, 1122, 1169, etc.

(4) C. I. A., III, 744, 1098. 1133, etc.

(5) Ihid., III, 32, 59, 121, 128, etc.

(6) Les xàÇeiç paraissent à Albert Dumont être quelque chose de semblable à nos classes, établies sur la force en gymnastique {L L, p. 215).

(8) A. Dumont, L L, p. 304. Il devait aussi y avoir des chants en l'honneur d'Hadrien, car on trouve un ÔtôàorxaXo; èçiQSwv xûv qc^tiàxtov 0eoù 'Aôpiavoû en 165 après J.-C. C. /. A., III, 1128.

{10) Ibid., III, 1128, 1160.

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