‹ Essai sur le culte rendu aux empereurs romainsChapitre 6 sur 61 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des prodiges semblables à ceux qui avaient suivi la mort de Jules César signalèrent la mort d'Auguste. Un coup de foudre frappa l'inscription gravée au pied de sa statue. La lettre C, qui commence Caesar , fut enlevée. On lut ainsi le mot étrusque Aesar, qui signifie Dieu. La foule ne douta pas qu'il y eût là un avertissement céleste (1).

Tibère, d'accord avec l'enthousiasme général, fit rendre à son prédécesseur les hommages que celui-ci avait rendus à Jules César. Auguste mourut le 19 août, à Noia; le 17 septembre suivant, il fut consacré (2). Le sénat s'ingénia à trouver des formes nouvelles pour témoigner sa vénération. Gallius Asinius fit voter que le cortège funèbre passerait sous la porte triomphale, L. Arruntius que devant le cercueil seraient portées les lois que l'empereur défunt avait promulguées et les noms des nations qu'il avait vaincues. La victoire placée dans la curie devait figurer dans le cortège, et les enfants des principaux personnages faire entendre des chants funèbres (3). Dautres émirent l'avis de quitter les anneaux d'or, le jour de la cérémonie, pour prendre des anneaux de fer, de confier aux grands collèges sacerdotaux le soin de recueillir les os de l'empereur , d'appeler Auguste le mois de septembre , mois de la mort du prince , au lieu du mois de sa naissance, d'appeler même siècle Auguste la durée de la vie de l'empereur, et d'insérer ce nom dans les Fastes. Cependant on garda une certaine mesure , et la plupart de ces propositions n'eurent pas de suite. La description que nous a laissée Dion

(1) Suétone, Auguste, 97

(2) C 7. L., I, p. 324 et 328 : « D. XV (Kal. Oct.) n(efastus) p(rior) lud(i) in circ(o) fer(iae) ex s(enatus) c(onsulto) q(uod) e(o) d{ie) d(ivo) Auguste honores caelestes a senatu decreti Sex. Appul(eio) Sex. Pomp(eio) cos.

(3) Tacite, Ann., I, 8; Suétone, Auguste, 100.

Gassius montre toutefois que le plus grand éclat fut donné à la cérémonie de l'apothéose (1).

Les chevaliers demandèrent aux consuls, par l'intermédiaire de Claude, la permission de se rendre à Bovillae et de porter sur leurs épaules, de cette ville à Rome, les restes de l'empereur (2).

Auguste était mort depuis trop longtemps pour qu'on pût songer à laisser son cadavre à découvert; on le mit dans un cercueil que l'on cacha sous des draperies de pourpre et d'or , et que l'on plaça sur un lit d'ivoire et d'or. On mit au-dessus du lit une image en cire revêtue de la pourpre triomphale. Cette image partit du Palatin, portée par les magistrats désignés. Une autre en or sortit de la curie, une troisième parut sur un char triomphal. Après les images d'Auguste venaient celles de ses ancêtres, excepté celle de Jules César, qui, en sa qualité de dieu, avait été, comme nous l'avons déjà dit, exclu de ces processions par ordre d'Auguste lui-même. Tous ceux qui, depuis Romulus, avaient illustré la cité venaient ensuite, et, parmi leurs images, la foule remarqua celle du grand Pompée. C'était comme le symbole de la pacification universelle. Tous les partis s'inclinaient devant le nouveau dieu. Derrière les grands hommes de la Rome républicaine marchaient, chacun dans le costume de son pays, les peuples ajoutés par Auguste à l'empire. Ils étaient suivis des autres nations vaincues ou alliées, mais non soumises.

Le cortège se dirigea vers l'ancienne tribune aux harangues. Là eut lieu une première station. Le lit fut exposé à la vénération publique et Drusus lut un discours. Du haut des rostres juliens, Tibère, en vertu d'un sénatns-consulte, prononça l'éloge officiel du prince (3). Après avoir rapiielé les nobles actions d'Auguste, il concluait ainsi : « Vous l'avez maintes fois élevé au consulat ; vous êtes allés jusqu'à le proclamer héros et à le déclarer immortel. II ne faut donc pas le pleurer. Il faut rendre son corps à la nature et révérer son âme comme celle d'un dieu. »

Après ces paroles , les porteurs relevèrent le lit funèbre et le cortège passa sous la porte triomphale (4).

Il s'arrêta au champ de Mars. Le lit funèbre fut déposé sur le biicher. Les prêtres en firent les premiers le tour; puis les cheva-

(1) Dion Gassius, LVI, 34 et suiv.

(2) Suétone, Claude, 6.

(3) Ce discours forme, dans le récit de Dion Cassius, les chap. xxxv-xlii. Cf. Suétone, Auguste, 100.

(4) Le cortège était rangé dans l'ordre suivant : Les sénateurs et les chevaliers avec leurs femmes, les prétoriens, puis la foule du peuple.

liers romains et les soldats de la garde urbaine exécutèrent une cavalcade. Quelques-uns jetaient sur le cercueil les récompenses militaires qu'ils avaient reçues de la main du défunt. La cavalcade achevée , des centurions, désignés par le sénat, mirent le feu au bûcher. Pendant qu'il se consumait, un aigle prit son essor, comme s'il emportait dans les airs l'âme du prince divinisé. Il se trouva même un ancien préteur qui déclara avoir vu l'âme du prince monter au ciel. Les premiers des chevaliers en tuniques et pieds nus recueillirent les cendres et les placèrent dans le mausolée (1).

Le Divus eut pour prêtresse celle qui avait été son épouse. Elle prit le nom d'Augusta en vertu du testament d'Auguste et entra dans la Gens Julia (2). Son veuvage fut consacré à l'exercice de ce sacerdoce et le licteur qui la précédait, quand elle marchait, rappelait qu'elle était maintenant avant tout prêtresse de son époux divin (3). en l'honneur de qui elle institua des jeux (4). En même temps, Livie fut assimilée aux divinités féminines les plus puissantes. On l'appela Mater Patriae (5), Genitrix Orbis (6). Elle devint Hera (7), Gérés (8), Vesta (9), Rhéa (10). Cette assimilation était si courante que Livia porte les attributs de la divinité même quand elle est représentée comme prêtresse d'Auguste. C'est ainsi que, dans le fameux camée de Vienne, costumée en Rhéa , elle semble rendre hommage au buste du Divus Augus-

(1) Suétone, Auguste, 100.

(2) Tacite, Ann., I, 8; Velleius Paterculus , II, 75. Cf. Ovide, Pontiques, IV, 9, V. 107.

(3) Dion Cassius, LVI , 46. Un buste de la galerie des Uffizzi à Florence représente Livie voilée en prétresse d'Auguste. Cf. Duruy, Hist. des Rom., IV, p. 152.

(4) Tacite, Ann., I, 73.

(5) Tacite, Annales, 1, 14. Dion Cassius, LVII, 12. Cf. Eckhel, D. N., VI, p. 154.

(6) Eckhel, D. N., VI, p. 154.

(7) Eckhel, D. N., VI, p. 148; Mionnet, Suppl., IV, p. 325, n. 192.

(8) C, I. L., X, 7501 ; Cohen, Monn. imp., I, p. 77 et 172.

(9) Ovide, Pontiques, IV, 13, v. 29; C. /. A.,' III, n. 316.

(10) C. I. G., 2508. Voir aussi le Camée de Vienne. Baumeister, Denhmàler des Klass. Alterl., p. 1708. Rhea se confondait dans la vieille mythologie romaine avec Acca Larentia. Elle était en étroit rapport avec la Diva Angerona qu'on appelait aussi simplement la Diva (Cf. R. Mowat , La do m us divin a et les divi, p. 8). Dans plusieurs provinces, en Espagne, en Afrique, en Asie, on rendit à Livie un culte sous son propre nom. Cf. Eckhel, D. N., VI, p. 155; Mionnet, V, p. 80, n.272 ; Suppl., III, p. 270, n. 67 ; C. /, G., 2820; Annales de l'Inst. archéol. de Rome, 1852, p. 122.

tus qui est placé devant elle, la tête ornée de la couronne radiée. Tibère , qui ne pouvait protester contre ces titres sans paraître attaquer la situation faite à Livie par le testament d'Auguste, ne manifesta pas ouvertement son mécontentement (1). Il ne dit rien pendant la vie d'Augusta , mais il ne permit pas sa consécration (2).

L'empereur se montra au contraire plein de zèle pour le culte de son prédécesseur. Il fit bâtir en son honneur un temple qui fut achevé et dédié par Caligula (3). Le collège des sodales Augustales fut institué à l'imitation des sodales Titii pour perpétuer les cérémonies sacrées de la Gens Julia (4). Un flamine fut établi en l'honneur du Divus Augustus, comme lui-même en avait établi un en l'honneur â\i Divus Julius. Germanicus, le premier, occupa ce poste (5).

Dans les provinces Tibère surveilla avec beaucoup de soin la manière dont le culte d'Auguste était célébré. Il permit à Tarragoue de construire un temple (6). Les villes coupables de négligence furent punies avec sévérité. Cyzique fut l'objet d'une aclio publica et perdit son titre de ville libre (7). Les gouverneurs qui donnaient le mauvais exemple furent châtiés , et , quand l'Asie eut à se plaindre dé Silanus , elle eut soin de faire figurer parmi les chefs d'accusation la violation du culte d'Auguste (8).

A Rome, les particuliers furent d'abord traités avec plus d'indulgence. Un certain Falanius fut un jour accusé , nous dit Tacite, d'avoir fait entrer dans un collège de CuUores Augusti, sortes d'associations privées qui se formaient en l'honneur du dieu, un histrion, personnage infâme, appelé Gassius ; il avait de plus, avec ses jardins, vendu une statue d'Auguste qui s'y trouvait. Tibère entendit parler de cette accusation. Il écrivit de suite aux

(1) Dion Cassius, LVII, 12; Tacite, Ann., I, 14; Suétone, Tibère, 50.

(2) Tacite. Ann., V, 2; Suétone Tibère, 51; Dion Cassius, LVIII, 2.

(3) Suétone, Tibère, 47 ; Velleius Paterculus, II, 126, voit dans la conduite de Tibère une piété véritable : « Sacravit parentem suum Caesar non imperio sed religione. » Plus tard , Pline l'accusera d'avoir voulu seulement donner un prétexte à des accusations de lèse majesté. Panégyr., 11.

(4) Tacite, Ann., 1, 54; Hist., II, 95.

(5) C. /, L., VI, 909, 910; Tacite, Ann., II, 83. Sur les monnaies de Tibère, on voit quelquefois la tète radiée d'Auguste avec la légende Divus Augustus PATER. Babelon, Monn. de la rép. rom., II, p. 559. Cohen {Monn. imp., I, p. 145) en fait à tort des monnaies restituées par Titus.

(6) Tacite, Ann., I, 78. Constructions à Ephèse, C. I. L., III, sup., 7118.

(7) ma., IV, 36.

(8) Ibid., III, 66.

consuls que les honneurs décrétés à son père ne devaient point être une cause de ruine pour ses concitoyens. L'histrion Gassius avait figuré aux jeux institués par Livie. Quant à la vente des statues, on agissait ainsi journellement pour celles des dieux. On accusait le même personnage d'avoir violé un serment prêté par le nom d'Auguste. « Pourquoi les pouvoirs publics, » répondit Tibère , « interviendraient-ils plus en pareil cas , que pour la violation d'un serment prêté au nom de Jupiter ? Que les dieux vengent les injures qui leur sont faites (1)! »

Prcsqu'au même temps Granius Marcellus, gouverneur de Bithynie, fut accusé d'avoir fait dresser en son propre honneur une statue plus élevée que celle des Césars , et d'avoir remplacé, sur une statue d'Auguste, la tête de l'empereur défunt par celle de l'empereur vivant. Tibère ne jugea pas qu'il y eût là crime de lèse-majesté, et le fit absoudre (2).

Mais bientôt la répression devint plus sévère, Apuleia Varilia, petite-fille d'Octavie, fut poursuivie pour avoir injurié Auguste , Tibère et Livie, en même temps qu'on lui intentait un procès en adultère. Tibère déclara que si elle avait insulté Auguste, il fallait sévir, mais ne voulut rien retenir de ce qui avait été dit contre lui-même (3). Tacite a raison de dire que la loi de majesté n'est encore qu'à l'adolescence. Avec l'âge, l'empereur devint plus cruel. Le même acte qui avait été traité avec tant d'indulgence ; la substitution d'une autre tête à celle d'Auguste, donna lieu plus tard à un procès devant le sénat et on eut recours à la torture pour arracher un aveu à l'accusé. Il faut reconnaître, il est vrai, que le cas était un peu différent. Suétone ne dit pas que la tête substituée fut celle de Tibère (4). Bientôt tout délit de ce genre, même le moins grave, devint délit capital. Frapper un esclave, changer de vêtements près d'une statue d'Auguste, porter dans un lieu infâme son image, sur un anneau ou sur une pièce de monnaie, dire une parole ou faire un acte quelconque que Tibère jugeait offensant pour le dieu, tout cela était digne de mort. On alla jusqu'à mettre à mort un personnage qui , dans la colonie qu'il habitait, osa se laisser décerner des honneurs le jour même où l'on en avait autrefois décerné à Auguste (5).

(1) Tacite, Ann., I, 73.

(2) Ibid., I, 74.

(3) Ibid., II, 50.

(4) Suétone, Tibère, 58.

(5) Suétone, Ibid.

Si Tibère se montra toujours zélé, et, à la fin de sa vie, zélé jusqu'à la cruauté pour le culte d'Auguste, il n'accepta jamais à Rome, pour lui-même, rien qui ressemblât à des honneurs divins. Il imitait, en cela, la conduite d'Auguste. Templeis, flamines, il refusa tout, nous dit Suétone, il ne voulut même pas qu'on lui élevât des statues, ou s'il le permit, ce fut à condition que ces statues serviraient à orner les maisons et n'auraient pas place parmi celles des dieux. Il se servit du droit d'intercession pour empêcher qu'on jurât par son nom. Il défendit qu'on donnât au mois de septembre le nom de Tiberius et celui de Livius au mois d'octobre. Il usa même le moins possible du nom d'Auguste, qu'il avait cependant en héritage, et ne le prit que sur les médailles et dans les lettres qu'il écrivait aux princes et aux rois (1).

Dans les provinces, toujours à l'exemple d'Auguste, il permit qu'on lui élevât des temples ; mais on associa à sa divinité celle du sénat et celle de sa mère. Ce furent de nouveau les peuples d'Asie qui donnèrent l'exemple. L'an 23 ou 24 après J.-C, en reconnaissance de la justice que le prince lui avait rendue dans deux procès intentés par elle à L. Capito, procurateur, et à C. Silanus, gouverneur de la province, l'Asie décréta qu'on élèverait un temple à Tibère, à sa mère et au sénat. Ce temple fut bâti à Smyrne (2).

L'Espagne imita encore cette fois l'Asie ; la province d'Espagne ultérieure demanda la permission de faire pour Tibère ce que l'Espagne citérieure avait fait pour Auguste.

Tibère prononça, dans la discussion qui eut lieu à ce sujet dans le Sénat, un discours remarquable par sa modération. La concession qu'il avait faite aux villes d'Asie avait été blâmée, paraît-il, par quelques personnages importants de Rome. Le prince voulait se justifier. « Je sais, pères conscrits, » dit-il aux sénateurs, « qu'on m'a blâmé naguère d'avoir accordé aux cités d'Asie ce que demande aujourd'hui l'Espagne. Voici la raison de mon silence d'alors et ce que je compte faire à l'avenir. Le divin Auguste avait permis qu'on élevât à Pergame un temple en son honneur et en celui de Rome, j'ai suivi son exemple, surtout parce qu'à mon nom était joint celui de Sénat. Il n'y a donc rien à blâmer dans la permission que j'ai donnée une fois, mais lais-

(1) Suétone, Tibère, 26; Dion Cassius, LVII, 5, 8. Cf. C. I. L., III, 2975; Eckhel, D. N., VI, p. 186. Cohen, Monn. Imp., I, p. 189 et suiv.

(2) Tacite, Ann., IV, 15; Dion Cassius, LIX, 28.

ser suivre un pareil exemple par toutes les provinces serait taxé à bon droit d'ambition et d'orgueil. Les honneurs rendus à Auguste perdraient de leur valeur s'ils étaient prodigués. » Tibère ajoutait modestement « qu'il n'oubliait pas lui-même, et désirait que la postérité se souvînt qu'il était homme et qu'il avait les devoirs d'un homme à remplir. Le temple qu'il souhaitait, c'était un temple élevé dans le cœur des Romains. Les temples de pierre, si la postérité garde un souvenir odieux de ceux à qui ils sont consacrés, ne sont que des tombeaux. » La permission fut refusée (1).

Les dernières années de Tibère forment un triste contraste avec les premières. Les débauches et les cruautés de Gaprée sont présentes à toutes les mémoires. Aussi ne faut-il pas s'étonner que la mort du tyran ait été le signal d'une explosion générale de joie. Lorsque Galigula demanda pour son prédécesseur les honneurs qui avaient été rendus à Auguste, le Sénat, sans refuser ouvertement, différa son vote (2). Le prince comprit, et il n'y eut pas de Divus Tiberius à mettre à la suite du Divus Caesar et du Divus Augustus. Les mêmes excès eurent les mêmes conséquences pour Galigula (3) et pour Néron. La consécration leur fut refusée à tous deux. Seul de la famille des Julii, après Auguste, Glaude fut proclamé Divus. Seul aussi il avait gardé paisiblement jusqu'à sa mort la dignité impériale et le poignard d'un assassin n'avait pas mis fin à ses jours. Sans doute, Agrippine et ses amis riaient entre eux au souvenir des champignons, grâce auxquels Glaude était entré dans l'Olympe (4) et le pamphlet de Sénèque faisait les délices de la cour, mais officiellement tout se passa comme si leur piété eût été véritable (5). Après la mort d'Agrippine, Néron fit annuler le décret du sénat, mais cette annulation parut un sacrilège, et Vespasien rendit à Glaude le culte auquel il avait droit (6).

Avec Néron disparut la race des Julii. Des prodiges annoncèrent qu'elle était définitivement éteinte (7). Après les règnes

(1) Tacite, Ann., IV, 37.

(2) Dion Cassius, LIX, 3.

(3) Ibid., LIX, 30.

(4) Ibid., LX, 35.

(5) Suétone, Claude, 45; Néron, 9; Dion Cassius, LX, 35; Tacite, Ann., XII, 69; Pline, Panegyr , il; Eutrope, VII, 13; Cohen, Monn. imp., I, p. 253

.et suiv.; C. /. L., II, 1963. 1964; IX, 3150; XI, 1331, 1332 ; XII, 641, 5842, etc.

(6) Suétone, Claude, 45; Vespasien, 9.

(7) Suétone, Galba, 1.

éphémères do Galba, d'Othon et deVitellius, une nouvelle famille, la gens Flavia, s'empara de l'Empire. Vespasien, le premier des Flaviens, était un soldat sceptique sur sa propre divinité (1). La pourpre passa successivement et sans révolutions de ses épaules sur celles de ses deux fils, c'est dire que Vespasien (2) et Titus (3) furent consacrés. En même temps un temple, dont les poètes ont célébré la splendeur, fut élevé à la gens Flavia (4). La tyrannie de Domitien eut pour effet, comme celle de Galigula et de Néron, une conspiration où il perdit la vie. Malgré les réclamations de l'armée, le Sénat lui refusa l'apothéose. Bien plus, sa mémoire fut abolie et son nom martelé sur les inscriptions (5).

Nerva fut le chef d'une troisième dynastie, dont tous les membres furent, sinon les fils naturels, du moins les fils adoptifs de leur prédécesseur. Avec lui commence par conséquent une nouvelle série de Divi : Trajan, Hadrien, Antonin, Marc-Aurèle, L. Verus (6).

Commode, dont la cruauté contrasta avec la modération de la plupart de ses prédécesseurs, périt assassiné par le préfet du prétoire et Pertinax lui succéda. Pendant quelque temps, l'empire fut chaudement disputé par plusieurs compétiteurs. Enfin, Septime-Sévère l'emporta sur ses concurrents et, pour se rattacher lui-même à la famille populaire des Antonins, il donna à la fois les honneurs de l'apothéose à Pertinax et à Commode, en même temps qu'il se proclamait fils adoptif de Marc-Aurèle (7). Caracalla, fils de Septime-Sévère, ne pouvait manquer d'assurer à son père une place dans l'Olympe (8). Peut-être lui associa-t-il Geta. Spartien prête au prince assassin une plaisanterie cruelle sur sa victime : « SU Divus, dum non sil vivus, * aurait dit Caracalla, après

(1) On connaît le mot de Vespasien mourant : « Je sens que je deviens dieu. » Suétone, Vespasien, 23.

(2) Pline, Paneg., 11 ; Eutrope , VII, 20; Cohen, Monn. imp. , I, p. 378, 383, 406, 419, 427; Eckhel. D. N., VI. p. 338; C. I. L., II, 656, 862, 1049, 1050, etc. ; IX, 4682, 4683, etc.

(3) Pline, Paneg., ll;,Dion Cassius, LXVII, 2; Suétone, Domil., 2; Eutrope, VII, 22; Cohen, Y L , I, p. 461, 462, 468; Eckhel, D. N., VI, p. 359; C. I. L., II, 1050, 4136; X, 1261, 5712. etc.

(4) Suétone, DomiL, 1 et 17; Stace, Silv., IV, 3, 18. Silius Italiens, Puniques, III, 595 ; Martial, Epig., IX, 4. Cf. Preller, Die Regionen, p. 135.

(5) Suétone, Domit., 23; Macrobe, I, 13, 36.

(6) Voir la liste des Divi, Appendice A.

(7) Capitolin, Pertiiiax, 14; Spartien, Sévère, 7, 11, 19; Dion Cassius, LXXIV, 4.

(8) Spartien, Sévère, 19; Herodien, IV, 2.

s'être débarrassé de son frère (1). Mais ni Dion Cassius, ni Hérodien , ni les monuments officiels ne font allusion à cette consécration qui reste fort douteuse.

Macrin, sous le poignard de qui succomba Caracalla, savait trop combien ce prince était populaire auprès de l'armée pour ne pas demander pour lui l'apothéose. Le sénat fit mine de refuser; une lettre énergique du nouvel empereur lui apprit que toute résistance était inutile (2).

Des faits qui précèdent se dégage une loi dont la constatation ne [)eut en aucune façon nous étonner. Les empereurs divinisés après leur mort sont ceux dont le successeur a quelque intérêt à rendre leur mémoire vénérable. Si, au contraire, ils périssent à la suite d'une émeute de palais ou d'une révolte militaire, leur culte est négligé , parfois même leur mémoire flétrie. Ajoutons que presque toujours ces princes ont mérité leur sort par leur tyrannie.

Après Sévère (Alexandre), les révolutions deviennent de plus en plus fréquentes et les apothéoses sont de plus en plus soumises aux alternatives des guerres qui déchirent l'empire. Ce ne sont, la plupart du temps, ni des vertus particulières, ni une tyrannie plus cruelle qui expliquent : d'un côté, la consécration des empereurs qui furent divinisés jusqu'à Constantin ; de l'autre, la privation d'un semblable honneur pour ceux qui ne le furent pas (3).

L'apothéose ne fut pas le privilège des seuls empereurs. Plusieurs d'entre eux voulurent que les membres de leur famille partageassent cet honneur. Néron fit rendre des hommages particuliers à son père Cn. Domitius, mais il n'osa le proclamer dieu (4). Trajan alla plus loin. Il fit graver des médailles au nom de Divus Trajanus pater. Cependant la consécration de celui-ci n'eut pas la même solennité que celle de Nei-va (5). Il en fut de même pour Marinus, père de Philippe l'Arabe (6).

(1) Spartien, Geta, 2.

(2) Dion Cassius, LXXVIII, 9; CapitoUn, Macrin, 6.

(3) Voir la liste, Appendice A.

(4) Tacite, Ann., XV, 23; Suétone, Néron, 9. Les Arvales font la distinction. Ils disent : Divo Claudio et Memoriae Cn. Domiti. C. I. L., VI, 2039, 1. 24, etc. La tradition du pseudo-Sénèque, Octama, 249, est donc inexacte.

(5) Pline le Jeune, Paneg.,89; Cohen, Monn. imp., II, p. 103-104, Cf. Mowat, La Domus divina, p. 24.

(6) Le nom de Marinus, qu'on a rencontré pour la première fois sur des médailles de fabrication asiatique, frappées à Philippopolis, a longtemps intrigué les numismatistes. L'inscription 6EÛ IVLVPDiû qu'on lit au revers ,

Les fils des empereurs furent également Divi, quand ils mouraient avant eux. Sans parler de L. Aelius Verus , fils adoptif d'Hadrien, dont l'apothéose n'est mentionnée sur aucun monument officiel (1), Salonin, fils de Gallien (2) et Romulus, fils de Maxence (3) , furent consacrés à la demande de leurs pères, et au môme titre qu'eux. Les jeunes Césars étaient, en eff'et, de race divine. Les pères d'empereurs n'étaient que de simples particuliers.

Les impératrices , les sœurs et les filles des Augustes furent associées à la divinité de leurs maris, de leurs frères ou de lenrs pères. Drusilla, la première, reçut un culte par ordre de Caligula. Peut-être cependant n'y eut-il pour elle, comme pour les pères d'empereurs, qu'une apothéose semi-officielle, néanmoins les monnaies et les inscriptions l'appellent Diua (4). Livie devint Diva Augusta grâce à la piété de Claude (5). Tibère, qui la détestait, négligea volontairement de lui rendre des honneurs divins , et Caligula avait d'autres soucis. Néron fit décerner le titre de Diva Claudia Virgo à la fille qu'il avait eue de Poppée, et qui mourut quatre mois après sa naissance. Puis , quand il eut tué Poppée elle-même d'un coup de pied, il l'appela à partager les hommages rendus à sa fille , et elle devint Diva Poppaea Augusta (6).

L'exemple donné par les Julii fut imité par les empereurs des dynasties suivantes, et nombreuses sont les Divac jusqu'à Mariniana, femme ou sœur de Valérien I, la dernière en date (7). Une seule donne lieu à une observation , c'est Flavia Domitilla , femme de Vespasien. Elle était morte avant l'avènement de son mari. Néanmoins, Titus, leur fils, la fit consacrer en lui donnant le titre posthume d' Augusta (8).

accompagnant un buste posé sur un aigle aux ailes éployées, montrait bien qu'il s'agissait d'un Divus ; mais qui était ce personnage? Eckhel, D. N., VII, p. 339, pensa à Marinus Pacatianus, qui se révolta en Mœsie contre Philippe. Mais il y avait à cela de graves difficultés. Tôchon d'Annecy pensa à Marinus, père de Philippe. Cette conjecture a été démontrée vraie par des inscriptions découvertes plus récemment (Waddington , Jnscr. de Syrie, p. 491). Cf. Revue numismatique, 1865, p. 56; Cohen, Monn. imp., V. p. 180; R. Mowat, La dom.us divin a et les divi, p. 10.

(1) Natalis de L. Verus, C. I. L., I, p. 356.

(2) C. I. L., VIII, 8473; Cohen, Monn. imp., V. p. 516.

(3) C. I. L., VI, 1138; Cohen, Mon. imp., VII, p. 182 et suiv.

(4) Cohen, Monn. imp., I, p. 248; C. I. L., V, 7345; XI, 3598, etc.

(5) Suétone, Claude, 11 ; Dion Gassius, LX, 5. (C) Tacite, Ann., XV, 23; Suétone, Néron, 35.

(7) Voir la liste, Appendice A.

(8) C. 7. L., V, 2829; Cohen, Monn. imp., I, p. 427.

Mériter, par un sage gouvernement, d'avoir un jour un flamine , un temple et les autres honneurs rendus aux dieux, telle devait être l'ambition d'un bon prince. Parmi les qualités qui devaient lui valoir cette récompense, il lui fallait, en premier lieu, montrer une modération semblable à celle d'Auguste, et ne pas usurper prématurément une place qui ne lui serait accordée qu'après sa mort.

Quelques princes n'eurent pas cette sagesse. Caligula,àla suite d'une maladie peut-être, fut en proie à une véritable folie. Les fables les plus singulières de la mythologie furent acceptées par lui comme vérités. Successivement, il prit le nom de tous les héros. Il devint Hercule, Castor, Pollux, Trophonius, Amphiaraûs, Dionysos. Un jour, il se revêtait de la peau d'un lion et tenait à la main une massue d'or, une autre fois, il se couronnait de lierre et de feuilles de vigne. Tantôt il portait la peau de faon, et tantôt le bonnet des Dioscures. Bientôt, il se moque des oracles qui ne sont rien auprès des marques de sa divinité. Puis il s'élève au rang des dieux supérieurs, il est Mercure, porte le caducée et les ailes aux talons. Tout à coup , il disparaît et revient vêtu en Apollon, la tête ornée d'une couronne radiée, tenant dans sa main gauche l'arc et les flèches, tandis que de sa main droite, il présente aux assistants les grâces qu'ils ont demandées. Des musiciens entonnent en son honneur le Psean, comme ils chantaient Evohé quand il était Dionysos. Une autre fois, il se pare du costume guerrier de Mars, enfin, par une folie plus grande encore, il se croit Junon, Diane ou Vénus. Il était du reste plus exigeant que chacun de ces dieux puisqu'il demandait à la fois les honneurs dûs à tous.

Après avoir appelé Jupiter son frère, il devint jaloux de lui, et, lui reprochant de s'être emparé du Gapitole, il se fit construire à lui-même un temple au Palatin. Il avait même fait apporter à Rome la statue de Zeus d'Olympie, pour remplacer la tête du dieu par la sienne propre. Le navire périt en route frappé par la foudre. Galigula voulut alors avoir son tonnerre. Il s'en fit faire un qui marchait à l'aide d'une machine. Il n'est pas étonnant, après cela, qu'il ait eu la lune pour épouse, et qu'il se soit vanté d'être, en commun avec Jupiter, le père d'un enfant né au bout de trente jours (1).

Les dieux inférieurs ne pouvaient être que les serviteurs du

(1) Joséphe, Antiq. judaiq., XVIII, 7, 2 ; Philon, Légat, ad Caium. 11-16, Sénèque, De ira, I, 20. Dion Cassius, LIX, 26-28. Martial, IX, 65; XIV, 179.

Jupiter terrestre. Castor et Pollax devinrent ses portiers. Il fit faire, à travers leur temple, un chemin qui passait entre leurs deux statues, pour mener à son palais (1).

La platitude publique encouragea tous ces caprices. Les sénateurs adorèrent le bisellhim de l'empereur, placé au Gapitole, et offrirent des sacrifices à Galigula (2). Il faut dire, à leur excuse, que le prince punissait les moindres infractions à son culte avec une sévérité qui donnait à réfléchir. Ceux qui ne juraient pas par son génie étaient punis de mort; L, Vitellius, père du futur empereur, n'échappa au châtiment qu'en se faisant l'écho des idées les plus bizarres de son maître (3).

Néron fut plus modéré. Il aimait à être salué dans les jeux du cirque du titre de nouvel Apollon , mais quand Anicius Cerialis proposa au sénat d'élever un temple au Divus Néron encore vivant , l'empereur refusa (4).

Domitien voulut qu'on le crut fils de Minerve, il écrivait à ses procurateurs en prenant le titre de dieu (5).

Hadrien n'essaya pas de se faire rendre un culte à Rome. Il passa la plus grande partie de sa vie à voyager à travers la partie grecque de l'empire, et partout il fut honoré à l'égal des douze grands dieux. Il devint le véritable Zeus et prit pour lui tous les surnoms du roi de l'Olympe (6).

Commode recommença les folies de Galigula. Il voulut être Hercule fils de Jupiter, comme si , disaient les Romains, le titre de fils de Marc-Aurèle ne suffisait pas (7). Fier de l'habileté avec laquelle il tuait les bêtes fauves dans l'amphithéâtre , il se faisait

(1) Dion Cassius, LIX, 28.

(2) Ibid., 28 et 24.

(3) Ibid., 27. Dion rapporte à ce sujet une anecdote curieuse. Un jour, Galigula demanda à L. Vitellius s'il avait vu la lune le visiter pendant la nuit. Celui-ci baissa la tête et répondit à mi-voix : « Maître, les dieux seuls peuvent se voir entre eux. »

(4) Dion Cassius, LXI, 20; Tacite, Ann., XV, 74.

(5) Suétone, Domitien, 13; Dion Cassius, LXVII, 13; Martial, V, 8.

(6) Soter, C. I. G., 1309, 1310, 1311 ; Waddington, 7ns. as. Min., 211 ; C. /. A., III, 495, 496, 497; B. C. H., 1880, p. 381, etc. — Olympios,C. I. G., 1312, 3036; Waddington, Ins. as. Min., 1746, 1750; B. C. H., l. l. A Athènes, il se consacre à lui-même le temple de Zeus Olympios, et de nouvelles olympiades commencent à cette consécration. Cf. C. 7. A., III, 483; Spartien, Hadrien, 13; — Eleutherios, htistes, C. I. G., 2179; C. I. A., III, 495 et suiv. — Panliellenios, C. I. G., 1072, 1521, etc. — Dodonaios, C. I. G., 1822. Dans quelques villes seulement on lui donne le titre de Dionysos ou d'Hélios. C. 7. G., 3455, 6786; C. I. L., XII, 3232, d ; Rev. Archéol., 1876 (Nouv. sér., XXXII), p. 44.

(7) Hérodien, I, 14, 8; Athénée, XII, 53, p. 537; Dion Cassius, LXXII, 15.

représenter sur ses monnaies avec les attributs du vainqueur du lion de Néraée (1). Souvent il quittait la pourpre impériale pour paraître en public dans ce costume héroïque. Une statue qui le représentait un arc à la main fut offerte à l'adoration du sénat (2). Il se donna à lui-même un flamine qui porta le nom de Flamen Herculaneus (3). Puis, tous ces honneurs lui paraissant vulgaires, il fit voter par le sénat que Rome prendrait le nom de Colonia Commodiana, et le sénat celui de Commodianus (4).

Les flatteurs, qui se prêtaient à toutes ces fantaisies, se vengeaient quand l'empereur était mort(5).NiGaligula, ni Néron, ni Domitien ne furent Divi. Il fallut, pour forcer le Sénat à consacrer Hadrien , toutes les instances d'Antonin (6), et Commode ne dut son apothéose tardive qu'au nom d'Antonin et au désir de Septime Sévère d'entrer dans cette illustre famille.

Aucun des successeurs de Commode, jusqu'à Dioclétien, ne renouvela ses folies. Les idées se transformaient insensiblement, et la foi aux divinités du paganisme s'affaiblissait de plus en plus dans les hautes classes de la société. Le culte rendu aux empereurs, à mesure qu'on avançait, perdait son caractère religieux, et devenait un hommage civil. Aussi la tentative de Dioclétien et de Maximien resta-t-elle sans succès. Ces princes, revenant aux traditions d'autrefois, se firent appeler :1e premier Jovius et le second HercuUus (7). Les corps de la garde impériale, les légions (8), Rome elle-même (9) prirent leurs surnoms. Mais les panégyristes ont besoin d'expliquer le sens de ces mots. Les empereurs, disent-ils, ont mérité ces titres en égalant les vertus des

(1) Lampride, Commode^ 8 , Cohen, Monn. imp., III, p. 2.50, 251 , 255 et suiv. Les légendes des monnaies le désignent sous les noms d'Hercules Commodianus, Hercules Rom.anus Auguslus, etc.

(2) Lampnde, Commode, 9. Hérodien, I, 14, 9 -, 15, 2-5.

(3) Lampride, Ibid., 17.

i4) Lampride, Ibid., 8. Dion Cassius, LXXII, 15.

(5) Martial, qui a tant flatté Domitien vivant, oppose, après sa mort, la modestie de Trajan, qui se contente du titre dlmperator à l'orgueil de celui qui voulait être dieu (X, 72).

(6) Dion Cassius, LXX, 1; Capitolin, Antonin, 5, Spartien, Hadrien , Ti.

(7) Aurel. Victor, De Caesar, 39. C. /. L., III, 3231, 4413; VII, 1283, etc. Cohen, Monn. imp., VI, p. 480.

(8) Notitia Dignitatum, Pars occid., V, i, C. 2; Pars orient., IV, i, C. 2, etc. Ammien Marcellin, XXII, 3 ; XXV, 6. Suidas, aux mots 'I66etot xat ïpxou- >etot. Eckhel, D. N., VIII, p. 9 et 19. Cohen, Mon. imp., VI, p. 480, 482.

(9) Claudius Mamertinus, Paneg. Maximian.Aug. dicl., 13. A Cularo deux portes sont appelées : l'une lovia, l'autre Herculea. C. I. L., XII, 2229. a.

dieux. Ils gouvernent le monde et le ciel comme Jupiter et Hercule. Toutes ces explications sont langage de cour; leur nécessité même montre le changement qui s'est opéré (1).

Avec l'avènement de Constantin s'ouvre une ère nouvelle ; la période païenne de l'empire romain est close. Nous devons donc nous arrêter ici et étudier les formes du culte rendu aux empereurs pendant cette période.

(1) Claudius Mamertinus , Paneg. genethliac. Maximiano dictus, 8. Anonyme, Paneg. Constantio Caesari dictus, 4.

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