II. D'autre part, nous voyons Sanders, Joèrg- et Legroux
Hutchinson, qui déclarent que l'efiet de la dig-itale est d'accélérer les battements cardiaques. Le premier s'appuyait sur un chiff're considérable d'expériences, et son opinion a besoin d'être étudiée avec attention. Sanders avait observé dans l'accélération du pouls deux périodes : une première, caractérisée pas une accélération subite, mais de courte durée, suivant immédiatement l'administration du médicament; puis une seconde, caractérisée par une diminution du nombre des pulsations, qui néanmoins était encore supérieur au chiffre normal. Sanders ayant expérimenté sur lui-même avait vu son pouls s'élever de 60 à* 90 pulsations en six jours, alors qu'il prenait matin et soir de la teinture de dig*itale, élevant prog-ressivement la dose de 30 à 50 g'outtes. De plus, d'après ses nombreuses observations cliniques, il avait constaté qu'invariablement le pouls devenait plus fréquent; mais souvent il avait vu un ralentissement consécutif qu'il attribuait aux phénomènes inflammatoires que provoquait la dig-itale; car, disait-il, la dig-itale peut produire une véritable fièvre inflammatoire puis une faiblesse consécutive qui épuisait l'irritabilité du cœur.
Sanders ne nie donc pas que la dig*itale ralentisse la circulation, mais il ne voit là qu'un effet consécutif à l'irritation produite.
Joërg' classe ég-alement la dig-itale parmi les excitants directs et primitifs, n'ayant d'action sédative que secondairement. Hutchinson partag-e cette manière de voir et s'appuie sur trois expériences faites sur lui-même, oii il employa des doses considé-
rables de dig"itale, ainsi que sur ses observations cliniijues.
Cherchons donc à éclaircir cette question et à préciser les phénomènes qui se passent dans la circulation chez l'homme ou les animaux qui ont absorbé de la dig-itale.
Et d'abord disons de suite que la dig'italeou la dig-italine exerce une action toute différente et même contraire, suivant qu'elle est administrée à faible dose, à dose thérapeutique lentement croissante, ou bien à dose forte rapidement toxique. Cest déjà un point qui nous permettra de comprendre comment des observateurs ont pu attribuer à la dig-itale une action accélératrice et perturbatrice, tandis que les autres constatent qu'elle produit le ralentissement. Puis, comme l'ont trèsbien remarqué MM. Homolle et Quévenne, les interprétations données par les auteurs dépendaient souvent d'idées préconçues, de données physiolog-iques fautives, ou d'expériences mal faites. Dans une discussion très-judicieuse, mais qu'il serait trop long- de rapporter ici, ces deux auteurs démontrent que les contradictions sur l'action accélératrice ou ralentissante n'étaient qu'apparentes.
Voici ce qui résulte des expériences les plus récentes et les plus dig-nes de créance :
I. A haute dose: — D'après les expériences de M. le professeur Bouchardat, et Sandras, MM. Bouley et
Reynal,Bonjean,Vulpian,KœllikeretPelikan,Dybkovvsky et Pelikan, Faure, M. le professeur Tardieu, etc., il résulte bien clairement que, à haute , dose: 1" la digitaline est un poison violent, 2° que
- iO —
son action n'est pas la même, quant àl'énerg'ie, suites diverses espèces d'animaux, 3« que la mort survient par suite de perturbation nerveuse et circulatoire.
Les observations faites sur l'homme dans des cas d'empoisonnement résultant d'une erreur ou d'un crime, sont toutes en rapport avec les résultats des expérimentation s .
Examinons en détail les divers phénomènes qui se passent du côté du cœur.
Peu de temps après l'introduction du poison, temps qui varie suivant l'espèce animale, la dose et le mode d'introduction , on voit le cœur battre irrég*ulièrement ; le nombre de ses contractions aug*menter; si l'on ausculte, on perçoit un frémissement vibratoire et un tintement métallique, remplacé plus tard par un bruit de souffle plus ou moins marqué, à mesure que l'intoxication se prononce (Bouley et Reynal, expériences sur les chevaux). Le cœur bientôt présente des intermittences, puis enfin cesse de battre. Chez les g'renouilles, qui sont trèsimpressionnables à l'action de la dig-italine, quoi qu'en dise M. Stannius, onpeut facilement mettre le cœur à nu et observer la forme des contractions du ventricule. On voit alors, huit à dix minutes après l'introduction du poison, le ventricule se contracter irrég'uhèrement; celui-ci semble résistera l'effort impulsif des oreillettes; quand il se contracte, il présente à la surface des irrég-ularités, des bosselures roug-es, qui sont le résultat de contractions incomplètes ou partielles, par suite desquelles une petite quantité de sang- reste accumulée contre
les parois. Peu à peu le ventricule cesse de battre, alors même que les oreillettes se contractent encore. On observe souvent alors une seule contraction ventriculaire pour deux , trois ou quatre contractions auriculaires ; enfin le ventricule s'arrête , les oreillettes continuent à battre pendant quelque temps et s'arrêtent à leur tour. Ce dernier effet est produit en l'espace de quinze à trente minutes.
M. Vulpian, qui a fait ces précédentes observations avec la rig-ueur scientifique qui caractérise tous ses travaux, sig^nale que, d'emblée , le cœur se ralentit en même temps que ses contractions deviennent irrég-ulières ; qu'il n'y a pas d'accélération préalable.
Cependant, dans une expérience que j'ai faite , conjointement avec mon ami , le D*" Ch. Leg-ros , nous avons manifestement vu une accélération se produire presque immédiatement après l'injection sous la peau de 1 centig-ramme de dig-italine de Merck dissoute dans 1 g«ramme d'eau. Le cœur, mis à nu, battait fréquemment, brusquement; puis, au bout de quelques minutes, il s'est ralenti , et nous avons observé tous les phénomènes relatés par M. Vulpian. On peut attribuer cette accélération au fait de l'ouverture du thorax et de l'exposition à nu du cœur.
Le ventricule, quand il s'arrête, est manifestement en contraction tétanique; mais cette contracture cesse au bout d'un certain temps et est remplacée par un état de flaccidité de l'org-ane. J'ai pu par moi-même très-bien constater ce phénomène dans plusieurs expériences, et entre autres dans la suivante :
Expérience. Sur deux g-penouilles fortes el de même taille, nous enlevons rapidement le cœur; l'un est placé dans une capsule contenant de l'eau distillée à la température ambiante, 13"; l'autre est placé en même temps dans une seconde capsule contenant 1 centig-ramme de dig-italine dissoute dans 1 g-ramme d'eau distillée.
Le premier cœur continue à battre rég-ulièrement.
Le second , au contraire , après trois ou quatre contractions inég^ales , précipitées, violentes, s'arrête en prenant une forme triang-ulaire ; les parois en sont contracturées, rig'ides. Puis, à de rares intervalles, on voit encore se produire quelques contractions ; enfin le cœur semble s'arrêter complètement. Pendant ce temps , le cœur, placé dans l'eau pure continue à battre rég*ulièrement, quoique plus lentement. Alors je place le cœur empoisonné dans l'eau distillée et l'autre , à son tour, dans la dig'italine. Aussitôt ce dernier se contracture visiblement et s'arrête après trois ou quatre contractions.
Le premier, au contraire, qui était contracturé, et chez lequel les excitations mécaniques réveillaient fort peu les contractions, me parut recouvrer une certaine irritabilité; il se contracta deux ou trois fois, sollicité par une pression exercée avec une pointe de crayon à la base du cœur; puis le ventricule cessa d'être contracturé et resta flasque et sans nouvelles contractions propiio motu.
MM. Ghauveau et Marey, dans quelques expériences encore inédites faites sur des chevaux soumis à l'influence de la dig'italine à haute dose, ont
recueilli des tracés cardiogTaphiques au moyen de la sonde yentriculaire.
Je dois à l'oblig-eance de M. Marey la communication des résultats qu'ils ont obtenus. Leur tracé démontre d'une manière évidente, qu'au début de l'empoisonnement, lacontraction aug*mentede force et de fréquence, la tension cardiaque est très-forte, puis l'irrég'ularité se prononce de plus en plus, en même temps que l'animal est pris d'une ag'itation. vive. Le pouls, étant pris au moyen du sphyg-mog-raphe, accusait ég*alement une aug-mentation d'énerg*ie et de tension , puis une irrég'ularité de plus en plus g-rande.
Ces expériences , comme me Fa fait remarquer très-bien M. Marev, ne sont ni assez nombreuses ni assez précises pour qu'on puisse en tirer desconclusions rig-oureuses. Mais le fait brut n'enexiste pas moins , et il semble démontrer que , à haute dose , la dig-italine , loin de paralyser immédiatement le cœur, aug"menteson énerg-ie, en même temps qu'il y a aug*mentation de la tension dans toù le système circulatoire. A mesure que l'action toxique s'accomplit, on voit alors des phénomènes désordonnés se montrer, et qui sont plutôt de nature slhénique qu'asthénique.
Quand une fois le cœur est arrêté , on remarque que l'irritabilité mécanique ou électrique du cœur estconsidérablement diminuée et même quelquefois abolie, bien plus que lorsque la mort a été causée par d'autres poisons (Stannius).
Il est difficile de préciser, lorsque l'on ag-ità forte dose, dans quelle proportion le nombre des batte-
mentsest aug-menté puis diminué car, dans les expériences, cela dépend et des doses, du deg-ré d'impressionnabilité de l'animal et de son espèce. Aussi ne nous arrêtons-nous pas à citer des chiffres qui d'ailleurs ne présenteraient qu'un intérêt secondaire.
Voilà donc un premier fait très bien établi : la dig-italine à haute dose agit sur le cœur en accélérant ses mouvements, les rendant forts, puis irrég*uliers, inég'aux; phénomènes bientôt suivis d'un arrêt complet en contraction, à laquelle succède au bout d'un temps variable le relâchement. Elle paraît donc être un ag*ent tétanisant du cœur.
A doses faibles thérapeutiques, lentement croissantes. C'est plutôt par l'observation sur l'homme sain ou malade que par des expériences sur les animaux qu'on peut se rendre compte facilement de l'action de la dig-i taie à faible dose; cependantles expériences sur les animaux étant venues contrôler les observations faites sur l'homme, elles méritent d'être prises en considération.
A très-faible dose^ on observe quelquefois comme effet primitif une accélération passag^ère (Sanders Joërg", Hutchinson, Bidault de Villiers, Sandras). Cette accélération primitive est d'ailleurs un fait exceptionnel (HomoUe et Quévenne, 3 fois sur 18) qui paraît être dépendante non de l'action directe de la dig-italine, mais plutôt de l'impressionnabilité du sujet.
Le plus souvent, peu de temps après l'administration de la dig-itale, de 8 à 24 heures, on observe
un ralentissement du pouls, ralentissement qui va de deux à cinq ou dix pulsations, suivant la dose et l'aptitude de l'individu.
Souvent aussi on n'observe, les premiers jours, aucun chang-ement appréciable ; ce n'est qu'après plusieurs jours que l'on a fait usagée du médicament que le pouls commence à baisser, mais alors il le fait rapidement et dans une proportion assez considérable. Si l'on a fait usag-e de dig-italine, le pouls est influencé plus tôt.
Il arrive souvent que le pouls continue à diminuer de fréquence pendant deux ou trois jours après la cessation du médicament. ( Homolle et Quévenne. )
Si les doses de dig"itale ou dig'italine ont été administrées assez long-temps, de manière qu'il y ait accumulation d'action, ou bien encore si la dose primitive était trop forte, le pouls devient d'abord lent, puis irrég-ulier, intermittent ; c'est à ce moment, en g-énéral, que se remarquent les premiers phénomènes d'intoxication.
Insistons un instant sur les caractères du pouls.
Notnbre. — Selon les doses et l'impressionnabilité du sujet, le nombre des pulsations est plus ou moins diminué, c'est ainsi que, comme ralentissements exceptionnels, on a vu le pouls tomber à 40, 38, 30, 20, et 17 pulsations. En g-énéral le pouls ne tombe pas au-dessous de 40, abaissement déjà considérable, et se maintient ordinairement dans les chiffres de 50 à 55.
Selon MM. Homolle elQuévennele chiffre m oyéiV de l'abaissement a été de 4,70, 6,60, et 9,33.
Forme du pouls. —Déjà les premiers observateurs avaient noté avec soin que le pouls ne perdait ni de saforce, ni de son ampleur (Gullcn,Schwi^>'ué, Beddoes, Mosmam, King-lake, Hutchinson, Sanders,' Bidault de Villiers); ce phénomène fut confirmé dans beaucoup d'observations par MM. Homolle et Quévenne, Beau, Lecerf, et quantité d'autres auteurs. Un plus petit nombre nota la faiblesse et la petitesse du pouls; cette contradiction s'explique par la dose employée et l'état du sujet.
Voyons maintenant les résultats donnés par le sphygTOog'raphe .
Dans beaucoup d'observations prises avec soin par M. le docteur Siredey, médecin des hôpitaux, chez des malades traités par la dig'itale, quelle qu'ait été d'ailleurs la forme du tracé avant l'administration du médicament, on voit au bout de peu de jours le pouls présenter dès caractères qui se rapprochent presque toujours du type suivant :
Dans ce tracé, la lig-nè d'ascension devient courte et oblique, le sommet s'arrondit et la lig-ne de descente s'allong-e beaucoup, en même temps qu'elle
oblique davantage. Cela indique une tension artérielle forte. (1)
II ne faudrait pas retirer de ces faits une conclusion définitive, d'autant plus que^ dans l'interprétation de ces tracés sphygniiog'raphiques , il faut tenir compte d'un très-g'rand nombre d'éléments ; mais, en acceptant le fait tel qu'il se présente, il semble que le tracé du pouls, pris après quelques joyrs de l'emploi de la dig-itale, exprime une aug*mentation de tension dans tout l'arbre artériel. Nous verrons plus loin quel parti on pourrait tirer de cette observation.
En résumé, à faible dose, il est acquis que le pouls diminue de fréquence dans des proportions variables, suivant les doses et la durée du traitement, l'état du sujet, et qu'en même temps il recouvre un certain degré de plénitude, de dureté et de résistance.
\ Action delà digitale sur la température. — Schwilg'ué avait déjà remarqué que la dig-itale produisait un abaissement dans la calorifîcation g'énérale. Mais ce n'est que depuis les belles recherches de Traube, de MM. Bonley et Heynal , de Wunderlich, etc., qu'on a étudié d'une manière plus précise l'influence que la dig'italc exerce sur la température.
Il est constant que la dig'italine à haute dose produit le plus souvent une élévation primitive de
(1) Je dois à l'obligeance de iM. Sircdey, la coininunicalion de ces observations, et je le prie d'accepter ici mes retnerciments.
la température, suivie d'un abaissement plus ou moins considérable, abaissement qui survient au moment où la circulation s'entrave de plus en plus.
Mais, à faible dose, et lorsque la dig-itale a été continuée pendant plusieurs jours, on remarque un abaissement notable de la température, qui peut varier de quelques dixièmes à un, deux ou trois deg-rés , suivant l'état du sujet en observation. MM. Demarquay et Lecointe, Hirtz, Goblentz, Lœdericb, Thomas, par des observations nombreuses, ont établi ce fait sur des bases solides. Il faut en g-énéral de ving*t-huit à quarante-huit heures pour que la dig-itale influence la température. L'abaissement de la température coïncide souvent avec le ralentissement du pouls ; mais, souvent aussi, et cela dépend de la dose et de l'état du sujet, la température baisse avant le pouls (Smoles, Thomas). Quelquefois, enfin, le pouls est influencé le premier (Thomas, Naumann). Comme pour le pouls, il arrive souvent que la température continue à baisser, alors que l'on a suspendu l'usagée de la dig:itale. Enfin, dans des cas rares, on n'a observé aucun chang-ement appréciable dans la température (Wunderlich).
Action de la digitale sur les sécrétions et sur les reins. L'action de la dig'itale sur les sécrétions en g-énéral a été constatée par plusieurs auteurs ; on a cru remarquer que ce médicament avait ag-i dans certains cas sur la muqueuse nasale {Gazette m.édic., 1864), sur la peau, sur les g-landes salivaires, sur les or-
g-anes de sécrétion spermalique, enfin el surtout sur les reins.
Lœderich a recherché l'action de la dig-itale sur la sécrétion biliaire ; mais il n'est arrivé à rien de concluant.
L'étude de l'action de la dig*itale sur les reins présente beaucoup de variations. Pour les uns, la sécrétion urinaire est aug-mentée; pour les autres, elle est diminuée : ces diverg-ences d'opinions tiennent aux modes différents d'expérimentation et à la quantité plus ou moins gTande de médicament administré.
Les expériences faites sur l'homme sain par Joerg* et Hutchinson semblent démontrer que la dig-itale ag-it avec force sur le rein, même à petite dose; il y a aug-mentation très-marquée de l'urine qui est tantôt plus claire, tantôt plus foncée, tantôt sans altération. Si la dose est trop forte, il y aura inflammation des reins, et par suite, diminution de leur sécrétion.
Si nous réunissons les opinions des divers auteurs, nous voyons que l'aug^mentation de la sécrétion urinaire, quand la dig*itale est donnée à petite dose, est admise par Sanders, Joerg*, Hufeland, Bouley et Reynal , Albers, Murray, et enfin par M. le professeur Trousseau, qui a provoqué la diurèse en appliquant sur le ventre des malades une flanelle trempée dans une infusion de dig*itale. La sécrétion abondante donne une urine limpide, dont, suivant Albers, le poids spécifique est aug'menté.
Chez les individus malades, chez les hydropi-
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ques, l'aug-menlation de sécrétion, quoique moins fréquente que cliez les individus sains (Joerg-) est admises cependant par un assez g^^and nombre d'observateurs (Withering^ 1770, Mac-Léan, Brera, Trousset, Mavré, Tommasini, Vassal, Ghrestien, Bidault de Villiers, Babad, Jaurias, Comte).
D'autre part, l'action diurétique de la dig-itale a été niée, ou du moins contestée assez souvent.
Lœderich semble refuser à ce médicament la propriété diurétique.
Pour d'autres, la diurèse n'est pas constante (Sandras, 1830; Joret, Bayle, Lettsom, Alibert, Richard, Guersent père, Ferriar, Homolle et Quévenne). D'après Withering', si l'effet n'est pas constant, il serait cependant plus fréquent qu'avec aucun autre médicament.
Quand la dig^itale est donnée à haute dose, on observe la suppression de la sécrétion urinaire, fait démontré par les expériences de Joerg* et par celles de MM. Bouley et Reynal sur les chevaux. Ces derniers expérimentateurs ont remarqué qu'ensuite, au bout de quarante-huit heures, il survenait une diurèse abondante ; l'urine était claire, inodore, son expulsion se faisait souvent et en petite quantité à la fois. L'absence de diurèse avait déjà été observée par Schiemann, 1786, et par Bidault de Villiers,
La différence des effets diurétiques de ladig-itale donnée à dose thérapeutique a reçu des explications peu satisfaisantes. Bayle prétend, par exemple, que la dig'itale provoque principalement la sécrétion chez les sujets en qui elle est plus ou moins dimi-