‹ Essai sur le duel (volume 2)Chapitre 37 sur 49 · MO · texte numérisé non relu

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Si Tune des parités a juste sujet de recaser les susdits juges 9 ausquels il luy est enjoint d'adresser ses plaintes ; eUe aura recours à Nous , et nous j pourvoirons : Mais si les causes pour lesquelles elle prétendra celte récusation sont trouvées légères et frivoles , et partant indignes d*estre admises , elle sera renvoyée avec blâme pardevant lesdits Juges.

Si quelques uns de ceux qui sont offensez, ou croient Tétre, se laissent tellement aveugler par la violence de leur ressentiment, que contre toute sorte de raison, ik s'imaginent qu'il leur seroit honteux de demander, comme dessus, réparation des injures qu'il préten* dront avoir receuës : Nous enjoignons en ce cas, à nosdits Cousins les Maréchaux de France, soit qu'ils soient en nôtre suite, ou en nos ProvinceS,que sur l'avis qu'ils auront des différends survenus entre ceux qui feront profession des armes, ils mandent et fassent aussitost comparoistre devant eux les deux parties , aûsquelles il défendront de nôtre part d'en venir au combat; ny de rien entreprendre l'une contre l'autre par voie de fait , directement ou indirectement , sur peine de la vie t Et après les avoir oiiies en présence

âèé Seigtiettfd et Gentils-^hommeê i|ai se réûconltê^ roui sur les lieux, et autres qui seront par eux appeliez , bien qu'il se trouve que l'offense ne soit pas fort grande ; ils ordonneront une satisfaction si avantageuse à l'offensé , qu'il aura sujet d'en demeurer content; estant* nécessaire , pour empêcher l'insolence de ceux qui offensent mal à propos, de les chfttier par des réparations aussi rigoureuses à ceux qui les font, qu'honorables à ceux qui les reçoivent Si llnjure faite par l'offensant est jugée par nosdits Cousins les Maréchaux de France , toucher à llionneur, ledit offensant sera privé pour six ans des charges, OflSces, honneurs, dignitez et pensions qu'il possède ; et ny pourra estre rétabli avant ledit temps, ny après sans nous demander pardon , avoir satisfait à sa partie, ainsi qu'il aura esté ordooné, et pris de Nous nouvelles Provisions, et déclarations de nôtre volonté, pour rentrer ausdites Charges; et il ne pourra, aussi, durant ledit temps, se trouver à dix lieues de nôtre Cour. Si ledit offensant à l'honneur n'a ny OflSces , ny charges , ny dignitez , ny pension , il perdra durant ledit temps , de six ans , le tiers du revenu annuel de tout le bien dont il joiiira ; lequel tiers sera pris par préférence, à toutes charges, dettes et hypothèques quelconques, et appliqué à l'Hô« pital Royal , dont il sera parlé cy-aprés en l'article quatorzième. Si le tiers du revenu dudit offensant à * l'honneur, ne monte pas à deux cents livreis , il tien*

dra prison deux ans entiers , où nous Tordonneioas. Et si les offenses sont faites en lieux de respect , outre les peines cy-dessus, dont nous protestons de ne dispenser jamais personne , Nous voulons que ceux qui conuEnettront lesdites Offenses , soient punis de plus sévères et rigoureux cbâtimens portez pv \^ Loix, et Ordonnances anciennes et modernes de nôtre Royaume.

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