‹ Essai sur le duel (volume 2)Chapitre 9 sur 49 · DES DUEUI AU PISTOLET · texte numérisé non relu

DES DUEUI AU PISTOLET

Il y a plusieurs duels au pistolet; mais une règle, commune à tous, est que la distance la plus rapprochée doit être de quinze pas; que le guidon des armes doit être parfaitement assujéti, et qu'il ne doit pas y avoir entre ces armes une différence de plus de quinze lignes de longueur pour le canon. II est préférable, et les témoins doivent désirer, dans ces sortes de rencontres, que les pistolets de combat ne soient pas cannelés, et que les armes soient de même nature.

— secondait son ami à la place que le sort a désignée pour sienne.

8* Si les dislances sont fixées à 35 pas, Tinsolté , s'il est dans la classe du i o* ou 1 1^ paragraphe du 1** chapitre, tire le premier. Si les distances sont plus rapprochées, les témoins tirent entre eux pour savoir quel est celui des deux champions qui sera désigné par le sort pour tirer le premier.

9* Les témoins, ayant de prendre leurs places, s'approchent du combattant adversaire , et ce dernier est tenu de leur montrer qu'aucun corps étranger n'est capable de le garantir de la balle. Son refus équivaudrait au refus du dueL

10* Les témoins se placent tous d'un même côté.

11* Lorsque les témoins sont placés, celui désigné par le sort dit aux combattans quelles sont les conventions du duel; puis, il dit : Armez!

1 a* Après le mot : armez, qui prépare au signal , il ajoute, pour donner ce signal : Tirez !

1 3"* Tout coup raté compte pour tiré, à moins de conyentions contraires.

i4* S'il y a blessure', le blessé peut, s'il en a la force , tirer sur son adversaire ; s'il ne l'a pas fait , deux minutes passées, il ne peut plus le faire.

iS* Lorsque les deux coups sont partis sans blessure, et que le duel continue, on recharge de la même manière qu'ayant le combat

1 6* Si l'un des deux combattans est tué ou blessé hors des règles du combat, les témoins doirent se reporter aux art. 20 et 21 du 4* chapitre.

DU DUEL AU PISrOIJST, A VOLONTÉ.

Les choses se passent comme dans le précédent , si ce n'est que, dérogeant à lart. 8 du Duel de pied ferme j les combat tans sont placés à 25 pas, et dos à dos; que le signal se donne par ce seul mot : Tirezl alors les combattans se retournent et tirent à volonté.

DU DUEL kV PISTOLET, ▲ MARCOER.

1* Arrivés sur le terrain, les témoins marquent Jes distances, qui doivent être de quarante à trentecinq pas; deux lignes sont tirées également entre ces distances, qui doivent être éloignées l'une de Tautre de vingt à quinze pas : ainsi donc chacun des com* battans peut marcher dix pas.

a* Les places, après avoir été choisies le plus également possible, sont tirées au sort.

S"" Les armes doivent être à peu près égales, ou mieux de la même paire de pistolets , à moins qu'il ne soit convenu par avance que chacun se servira des siennes.

4* L'insulté peut se servir de ses armes , s'il est dans la oîasse du 1 1* paragraphe du I" chapitre, à la charge par lui d*en donner une à son adversaire, qui peut la refuser et se servir, en ce cas, des siennes propres.

5** Que les témoins soient d accord de laisser les combattans se servir d'une paire de pistolets appar^ tenant à Tundeux, ou que l'un des combattans soit dans la classe de l'article qui précède, le propriétaire des armes doit toujours en donner le choix à son adversaire.

6* Les témoins doivent charger les armes les uns devant les autres. Chacun d'eux doit faire voir à sa partie adverse la mesure de sa charge , en introduisant la baguette dans le canon.

7'' Les témoins conduisent leur ami à la place qui lui a été désignée par le sort.

8"* Les témoins tirent au sort [quel est celui des combattans qui choisira son arme , à moins qu'ils ne soient dans le cas des articles 4 ^^ ^ <1^ présent chapitre.

9"* Les témoins s'approchent des combattans ^ leur partie adverse, et ces derniers leur montrent qu'aucun corps étranger n'est capable.de les garantir de la balle. Leur refus équivaudrait à un refus du duel.

lo* Les témoins, après avoir remis les armes aux parties contendantes , prennent leur place du même côté.

1 1 "" Le témoin désigné par le sort rappelle aux combattans les conventions du duel, puis il donne I e signal par ce seul mot : Marchez!

1 2"" Les combattans marchent , s'ils le jugent à propos , mais doivent marcher droijt l'un sur l'autre ; ils sont tenus de tenir le pistolet verticalement en marchant; ils peuvent mettre en joue en s'arrètant, et même sans tirer , remarcher après , arriver jusqu'à la ligne tracée par une canne ou un mouchoir entre

les dislaoceSi sans jamais la dépasser, tirer de leur place avant de marcher, tirer après avoir marché, tirer quand bon leur semble.

i3* On peut toujours tirer sur son adversaire, quand on a conservé son coup ; Ton peut même avancer jusqu'à la ligne tracée ; mais l'adversaire n'est pas tenu d'avancer, soit qu'il ait reçu, soit qu'il n'ait pas reçu le feu.

i4* Celui qui a tiré doit attendre le feu de son adversaire , dans l'immobilité la plus parfaite ; toutefois, ce dernier ne doit pas mettre plus d'une minute d'intervalle pour avancer et tirer. S'il en était autrement, les témoins doivent faire mettre arme bas.

i5* Le blessé peut tirer sur son adversaire, mais s'il ne l'a pas fait, il n'a qu'une minute pour le faire, à dater du temps où il est touché, et deux minutes s'il est tombé.

1 6'' Dans cette espèce de duel , on peut donner deux pistolets à chacun des combattans , mais les té-

moins ne doivent consentir à cela que si Tun des ad» Tersaires se trouve dans le cas de Tart. 1 1 da premier chapitre.

17^ S'il est convenu de donner deux pistolets à chacun des combattans, la même paire ne peut servir à un seul, et chacun a un pistolet de chaque paire. Cependant , sur leur demande expresse , ils peuvent se servir chacun des leurs , par consentement mutuel 9 s'il n'y a pas d'opposition de la part des témoins.

18"* Les témoins , si les choses se passent comme il est dit art. 16 du présent duel, ne peuvent l'arrêter qu'après les quatre coups tirés , à moins qu'il n'y ait un blessé, et lorsqu'il y a un blessé, le combat doit nécessairement être arrêté , et le blessé, s'il n'a simultanément tiré en recevant sa blessure, ne doit plus le faire, attendu que son adversaire, pouvant avoir un second pistolet chargé, aurait, même en essuyant son feu, un trop grand avantage sur lui.

19** Si le duel continue , on recharge de la même manière qu'avant le combat ; mais il ne peut conti-

nuer si Tun des deux est blessé , même sur la de^ mande du combattant blessé, à moins que les té* moins ne jugent qu'il est propre au combat «

âo* Si Tun des deux combattans est tué ou blessé, hors des règles du combat , les témoins doivent se reporter aux art ao et 21 du 4* chapitre.

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