‹ Essai sur le fondement de la protection possessoireChapitre 3 sur 12 · EXPOSÉ ET RÉFUTATION DES SYSTÈMES · texte numérisé non relu

EXPOSÉ ET RÉFUTATION DES SYSTÈMES

Dans son livre sur le fondement de la protection possessoire, Ihering, avant d'exposer son propre système, réfute par avance les théories jusque-là enseignées- Nous suivrons la même méthode, en joignant aux noms quMl cite quelques-uns de ceux qui se sont fait plus récemment connaître.

Ihering divise en deux classes tous les systèmes possibles sur la matière : les théories absolues et les théories relatives. Les premières cherchent la raison d'être de la protection possessoire dans la possession elle-même; les secondes la trouvent dans des considérations étrangères au fait de la possession.

Parmi les théories relatives, les unes fondent la protection possessoire sur l'interdiction de la violence (Savigny, Rudortf , plus récemment Kunlze; en général tous les auteurs français et parmi eux C. Appleton); d'autres sur le principe que nul ne peut vaincre autrui dans la lutte judiciaire, s'il ne peut prouver un droit meilleur (Thibaut); d'autres sur la présomption aux termes de laquelle le possesseur doit être supposé muni d'un titre légal, jusqu'à

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preuve du contraire (Rôder); enfin, sur l'idée de la propriété (Hulefaut, Banda, Gans et Ihering).

Suivant les adeptes des théories absolues, la possession est protégée, soit parce qu'elle implique un acte de volonté inviolable (Gans, Puchta, Bruns, Molitor, plus récemment Stouls), soit parce qu'elle représente une valeur (Stahl, et, dans une certaine mesure , Kuntze).

Examinons successivement ces différents systèmes.

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