N. Kisch and Elkin, Central Banks, pp. 16 ets
8. V. Mises. Geldwertstabilisierung und Konjunturpolitik, p. 73.
cipe juste qui permette de régler, d’une façon aussi satisplaisante que possible, les rapportsentrel’état etla banque d'émission ? Il ne nous semble pas qu’à l'heure actuelle une politique de liberté complète soit possible, ni même avantageuse. Quoiqu’on ait pu en dire, l’activité des banques d'émission procède d’un principe tout autre que celle des banques privées ; elle intéresse au plushaut point l’activité nationale. Le juste principe qu'il serait possible d’appliquer aux relations entre la banque centrale et l’état existe-t-il vraiment en fait ? C’est possible, cela n’est pas certain. Il nous semble personnellement que ce principe offre certains traits communs avec la notion d'ordre public qu’ont adopté les civilistes pour justifier certaines règles et dont la jurisprudence fait journellement application, bien que les limites de cette notion, son contenu, son sens et sa portée exacte soient des plus imprécis. Il importerait de dégager, en économie politique également, le contenu et les limites de ce principe : la banque centrale devrait jouir de la plus grande liberté possible, aussi longtemps que cette liberté est compatible avec l’ordre public, avec la bonne marche des affaires nationales. Remarquons d’ailleurs que ce principe, une fois découvert, s’il est possible de le dégager et de lui donner une forme scientifique, serait également applicable à toutes les interventions de l’état, dans n'importe quel domaine.
Nous devons d’ailleurs ajouter que, même avec un régime aussi parfait qu'il soit possible de le concevoir, toute réglementation monétaire est malheureusement à la merci du pouvoir législatif ou exécutif. « L’étalon-or peut-être seulement établi dans un pays par une loi. En cas de nécessité, il peut être aboli sans délai par une nouvelle loi ® ». Avec un